ACCORDER. — ACCOUPLE
Dans un monument, c'est la justesse et la simplicité des proportions , l'entente d'une bonne décoration, (jui produit un tout homogène et harmonieux, qui détermine l'accord.
ACCORDER, V. a. — \. Mettre d'accord. Ce mot est surtout d'usage en peinture, en archi. tectm'e : il a vieilli; il exprimait la jonction d'un vieil ouvrage à un neuf ; on dit aujourd'hui Raccorder (voy. ce mot).
II. Faire joindre et affleurer des pièces de marbre avant de les polir.
ACCORE, s. m. — Pièce de bois servant à étayer un vaisseau en construction , en réparation; les accores sont de fortes pièces de bois , des étançons.
ACCORER, V. a. — Placer des accores, afin de soutenir un vaisseau sur un chantier ou dans sa forme.
ACCOTAR, s. m. — Pièce de bordage qui empêche que l'eau ne tombe entre le ferrage et le franc-bord ; on dit aussi accotoir.
ACCOTEMENT, s. m. — Espace de terrain compris entre une chaussée et son fossé, entre le ruisseau et un mur ou une maison.
Par extension, on donne ce nom aux deux parties de la plate -forme d'un chemin de fer extérieures aux rails. La largeur des accotements varie suivant la nature des terrains.
On disait anciennement accolement.
ACCOTER, V. a. — Soutenir à l'aide d'accotars.
ACCOTOIR, s. m. — I. Ce qui sert à s'appuyer par côtés. Les anciens fauteuils avaient des accotoirs fort commodes. On dit aussi : les accotoirs d'un carrosse.
C'est aussi une forte tringle de bois qu'on attache aux côtés des caisses à fleurs. • — Enfin ce mot est aussi synonjine à'accotar et d''accoudoir, qui sont loin d'avoir la même signification.
II. Parties de la berge d'un fleuve, d'une rivière ou d'un canal joignant un pont. Les
accotoirs sont revêtus de maçonnerie et présentent une face plus ou rtioins inclinée, ce qui les distingue des murs de quai.
ACCOUDOIR, s. m. — Ce qui sert à s'accouder ; balustrade ou mur à hauteur d'appui, couronnement d'une grille de balcon, d'une séparation de stalle, d'un appui placé dans une baie, en un mot, tout appui à hauteur des coudes. (Voy. Allège et Appui.)
Cependant ce mot s'applique surtout à la membrure qui couronne les séparations des stalles d'église, sur laquelle on peut s'appuyer comme sur les bras élevés d'un fauteuil.
Ces accoudoirs sont souvent élargis à leur extrémité en forme de spatule , pom* permettre aux personnes assises dans des stalles contiguës de s'accouder sans se gêner réciproquement. Souvent aussi les accoudoirs sont ornés de moulures qui suivent leur courbe ; ils sont décorés de sculptures sur leur face. Cette sculpture est tantôt un bouquet de feuillages, une colonnette ou une tête d'animal ; de là le nomde museau, sous lequel le ^1llgaire désignait autrefois les accoudoirs.
Les plus remarquables , dont l'ornementation la plus délicate est marquée au coin du meilleur goût, sont les accoudoirs du xvi^ siècle. Il en existe encore dans les églises d'Auch, d'Amiens , de Montréal (Yonne) et de Saint-Denis ; ceux de cette dernière église proviennent du château de Caillou. (Voy. Stalles.)
On nomme encore accoudoirs de petites grilles en fer ou en cuivre, que dans certaines boutiques on place devant les vitres qui se trouvent à la hauteur des coudes du public, pom* protéger celles-ci contre les chocs et les ruptures.
ACCOULINS, s. m. lû. — Atterrissements ou amas de sable, de terre ou de graviers formés par des dépôts que laissent les eaux d'une rivière débordée en se retirant.
ACCOUPLÉ, ÉE, inrt. passé. — Deux colonnes sont dites accouplées, lorsqu'elles sont placées à côté l'une de l'autre et assez rapprochées. Dans ce cas, elles sont couronnées par le même tailloir, et leurs plinthes et bases