‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 285 sur 325 · PLE · texte numérisé non relu

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La colonnade a été très employée dans l'antiquité, en Egypte, en Grèce, en Italie. Il existait de belles colonnades à Louqsor, à Karnac, à Thèbes, à Balbec et à Palmyi'e, au temple de Jupiter Olpnpien à Athènes, à celui (le Vénus à Pompéi, à celui de Sérapis à Pouzzoles ; tous les agoras et les forums étaient entourés de colonnades formant des portiques,

(jui reliaient entre eux des points fort éloignés les uns des autres. Parmi les colonnades modernes les plus célèbres , mentionnons celle du Bernin qui circonscrit la place Saint-Pierre à Rome, celle de Claude Perniult au Louvre, celle des monuments de Gabriel sur la ]ilace de la Concorde à Paris, la colonnade circulaire de Mansard dans un des bosquets des jardins de Versailles. — La distance d'axe en axe qui sépare le fût des colonnes se nomme Enïre- COLONNEMENT (voy. ce mot).

COLONNE, s.f. — Support de forme généralement cylindrique, qui comprend trois parties : la base ou empattement qui lui sert de pied, le fût ou partie centrale, et le chapiteau qui couronne le fût. La colonne doit probablement son origine à des supports faits à l'aide de troncs d'arbres. Employée d'abord

Fig. 1, Fig. 2.

Temple de Karuac, à Tlièbes.

comme soutien indispensable, elle devint plus tard un ornement et le membre fondamental des ordres d'architecture.

L'emploi de la colonne est fort ancien ; les monuments hindous taillés dans le roc nous présentent des spécimens de colonnes rondes , can'ées ou octogonales; ces colonnes sont déjà légèrement galbées ; les monuments persépo-

COLONNE

litains possèdent également des -colonnes. Les monuments de l'antique Egypte nous montrent aussi des colonnes dans des i^roportions colossales. Si les colonnes égyptiennes ne sont pas galbées suivant un renflement, elles sont au moins légèrement coniques, et tantôt le chapiteau, continuant la forme du cône, rappelle le lotus en bouton; tantôt, s'épanouissant en corbeille, il montre la fleur ouverte du lotus. Nos figures 1 et 2 donnent deux types de colonnes égyptiennes tels que nous venons de les décrire , ils proviennent du temple de Karnac à Thèbes.

L'architecture grecque et l'architecture romaine emploient avec profusion la colonne, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur des monuments.

L'architecture de l'époque romane et de l'époque ogivale l'utilise aussi ; mais, tandis que les architectes romans font des colonnes tra-

pues ,

l'art ogival crée des colonnes extrême-

ment frêles, dont il dissimule la maigreur en les réunissant en faisceaux qui s'élancent de la base des églises à la naissance de leurs voûtes.

Enfin la renaissance s'empara , mais en les modifiant considérablement, des ordres antiques, et elle créa des colonnes ayant des proportions fort remarquables.

La forme, la proportion, la destination, la disposition, la matière et l'appareillage des colonnes varient beaucoup , comme nous allons le voir dans le courant de cet article.

On appelle colonne JumeUée (fig. 3) celle dont

Pig. 3. — Colonne jumellée,

le fût est formé de trois morceaux de pierre, posés en délit et liés haut et bas au moyen de crampons de métal : on les fait ainsi pour leur donner l'apparence de colonnes monolithes; mais il est nécessaire qu'elles soient cannelées pour dissimuler les joints verticaux qui en résultent. On nomme aussi quelquefois cette colonne colonne f/émellée.

La colonne de maçonnerie est faite de moellons ou de briques et recouverte d'un enduit

de mortier, de plâtre ou de stuc, bien que quelquefois elle ne soit pas revêtue ainsi. Ces colonnes sont surtout employées par économie ou dans les pays dans lesquels les matériaux , durs et extractibles par gros blocs, sont rares ou impossibles à trouver.

Fig. 3 Us. — Colonne incrustée.

Lorsque le fût d'une colonne est fonné de plusieurs assises de pierre ou de marbre qui ont moins de hauteur que le diamètre de la colonne, on l'appelle colonne par tambours. Si le diamètre des coloimes est trop large pour

Fig. i. — Colonne ioniqne bandée , baguée ou à tambours.

faire un tambour d'un seul morceau, on assemble deux demi-tambours , et dans les assises supérieures on a soin que les joints se coupent de manière à former liaison. C'est ainsi que sont construites les colonnes d'une assez forte dimension dans la plupart des édifices de Paris.

J] ne colonne par fronçons ^ au contraire, se compose de morceaux qui ont en hauteur plus que le diamètre de la colonne.

COLONNE

Les colonnes moiiJéos sont faites avec du béton, ou dos cailloux de diverses couleurs liés entre eux par un ciment. Ces colonnes , une fois durcies, sont polies; elles imitent le marbre.

Les colonnes incrustées (fig. 3 tis) sont composées de pierres ou de briques hourdées en plâtre ou en mortier ; on les rc^■êt de placage en marbre.

La colonne variée est formée de diverses matières, telles que le marbre et la pierre, à la fois disposées par tambours de différentes hauteurs, dont les plus bas servent de bandes et excèdent le nu du fût qui est en pierre ; la colonne variée ou à tambours est aussi appelée colonne iandée et iaguée (fig. i). On donne encore le nom de colonne variée à celle qui est ornée de bronze ou d'autres métaux rapportés sur la

Fig. 4 bis. — Temple de Vesta, à Tivoli.

Fig. 5. — Colonne ionique de l'Érecthéion, à Athènes,

pierre ou le marbre qui en fonnent la masse. Si nous nous occupons des différentes formes de la colonne, nous distinguerons : la colonne en Mlustre, espèce de pilier rond en forme de Balustre (voy. ce mot) allongé, avec base et chapiteau ; mais ce gem'e de colonne ne peut être appliqué que sur un point ([và ne porte pas une forte charge. La colonne en basrelief eut celle dont le fût est orné de sculptures en bas-relief; M. Wood a découvert des co-

lonnes de ce genre, d'un diamètre considérable, à Tancien temple de Diane, à Ephèse.

La colonne est cannelée ou striée si son fût est cannelé, soit dans toute sa longueur, soit seulement à partir du tiers inférieur de sa hauteur. Nous en donnons deux exemples : le premier (fig. 4 Iris) est une colonne du temple de Yesta , à Tivoli ; le second (fig. 0) est une colonne de l'Erecthéion, à Athènes. Elle est dite cannelée ornée lorsque les cannelures sont remplies de fleurons , de feuillages ou de tout autre ornement, quelquefois dans le tiers inférieur, quelquefois dans toute la hauteur du fût, quelquefois seulement par intervalles (voy. Cannelures, de la fig. 9 à la fig. 16) ; cannelée rndentée, quand les cannelures sont remplies de câbles, de roseaux, de bâtons, dans tout ou partie de leur longueur. (Voy. Cannelures, fig. 7, 8, 11 et 12.)

On nomme colonne colossale, monumentale, historique, triomphale, commémorative , toute colonne d'une dimension extraordinaire, quoique proportionnée dans toutes ses parties. Ce genre de colonnes faites pour être isolées , d'où le nom de colonnes solitaires qu'on leur donne, n'est qu'un monument qui sert à rappeler des victoires ou un grand événement historique : telles sont les colonnes Trajane et Antonine, à Rome ; les colonnes en bronze de la Grande

Fig. 5 bis. — Colonnes creuses avec escalier à noyau ou à limon.

Armée et de la place de la Bastille, à Paris , et la colonne appelée îe Blonument, à Londres, etc. Ces colonnes sont généralement creuses et le noyau de l'escalier est plein ou évidé (fig. 5 l)is). En commémoration de victoires navales, on élève des colonnes navales ou rostrales, ainsi nommées parce qu'elles sont décorées de proues de navires (rostra). Enfin il existe des colonnes funéraires, tnilliaires et votives ; les premières élevées en l'honneur des

COLOXXE.

morte, les secondes servant à indiquer les distances d'une ville à une autre, et les dernières constraitcs par suite d'un vœu.

La dénomination de colonne composée s'applique à toute colonne dont les ornements et la composition diffèrent de la forme ordinaire et des usages reçus ; la dénomination de toscane, dorique, ionique, corinthienne, ou composite, indique les noms des colonnes appartenant à l'un des cinq ordres d'architecture. (Voy. Ordres.) La colonne cylindrique est

Fig. C. — Colonne diminuée (dorique grec) du temple de Ségeste (Sicile).

celle dont le fût n'a ni renflement ni diminution : telles sont les colonnes employées au moyen âge. La colonne est, au contraire, dite diminuée (fig. 6) lorsque, sans avoir de renflement, elle éprouve une diminution de diamètre à partir de la base, et affecte par conséquent la forme d'un cône tronqué très allongé : telles sont les colonnes d'ordre dorique grec. La colonne en faisceau est la réunion de plusieurs colonnes engagées les unes à côté des autres ou dans un pilier formant un noyau commun : cet exemple se rencontre fréquemment pendant l'époque ogivale. Quelques monuments égyptiens, un tombeau à Beni-Hassan, par exemple, ont quatre colonnes engagées n'en formant qu'une.

Le nom de colonne feinte s'applique à toutes

les colonnes figurées, soit en menuiserie, soit en peinture ou de toute autre manière, et qui ne sont créées que dans un but décoratif.

On appelle colonne feuillée ou imbriquée celle dont le fût est couvert de feuilles ou d'imbrications sculptées, ce qui lui donne une ressemblance avec la tige d'un palmier. Au mot Chapiteau, nous avons donné un chapiteau des arènes de Lutèce (fig. 27) supporté par une colonne feuillée ou imljriquée.

La colonne fuselée est celle qui, renflée d'une manière extraordinaire, ressemble à un fuseau.

La colonne hermétique est celle qui, au lieu de chapiteau, est surmontée d'une tête de Terme, d'Hermès.

La colonne marine est celle dont le fût est taillée en cristalhsations , en stalactites, soit dans toute sa hauteur, soit seulement par zones ou bandes : telles sont celles de la fontaine de Médicis, située dans la partie est du jardin du Luxembourg, à Paris.

La. colonne ovale est celle dont la section présente une forme elliptique (fig. 7).

La colonne à pans ou polygonale a son fût

Fig. 7. — Colonne ovale.

Fig. 8. — Colonne à pans.

taillé à facettes ou en polygone (fig. 8) ; on en trouve dans les monuments égyptiens et dans les monuments grecs.

La colonne jMstorale est celle qui présente l'aspect d'un tronc d'arbre dépourvu de ses branches , mais muni de son écorce et de ses nœuds ; la colonne rustique, celle qui porte des bossages unis ou piqués.

La colonne renflée est celle qui, au tiers de sa hauteur, présente un renflement. L'antiquité offre peu d'exemples de colonnes renflées ; mais, au contraire, elle nous a fourni en très grand nombre des exemples de colonnes qui diminuent toujours en s'élevant, en suivant soit une ligne droite, soit une ligne légèrement courbe.

La colonne rudentée est ornée, sur le nu de

COLONNE

son fût, de riidentures produisant l'effet contraire des cannelures; on lui donne aivssi le nom de colonne nfûf godronné.

La colonne à fût torse décrit six circonvolutions en spirale; Vignole donne des règles

Fig. 9. — Colonne torse cannelée.

Fig. 9 bis. — Colonne torse mosaïquée du cloître de Saint - Laurent hors les murs, à Rome.

pour la tracer. Elle est dite torse cannelée (fig. 9) lorsqu'elle est ornée de cannelures qui suivent la spirale du fût dans tout son développement ; torse ornée, lorsque le fût est couvert,

Fig. 10. — Colonne torse évidée.

en tout OU partie, de feuillages, de bas-reliefs et autres ornements, tels que des mosaïques, par exemple (fig. 9 lis); torse évidée (fig. 10), lorsqu'elle est faite de deux ou trois tiges , ordinairement très grêles, tortillées ensemble et laissant un vide au milieu ; enfin torse rudentée (fig. 11), lorsqu'elle offre l'aspect d'un gros câble (il ne faut pas confondre la colonne à fût torse rudenté que nous venons de décrire avec

la colonne torse à fût droit : cette dernière a un fût ordinaire orné de cannelures ou d'ornements tournant autour du fût suivant une ligne eu spirale) ; colonne corolUtique, celle qui est ornée de feuillages ou de fleurs tressées

Fig. 11. — Colonne torse rudentée du cloître de Saint-Paul hors les murs, à Home.

en spirale autour de son fût, ou de couronnes, de festons et de guirlandes de fleurs.

Par rapport k la disposition qu'elle occupe dans la construction, une colonne est dite adossée ou engagée (fig. 12), si elle est appuyée

Fig. 12.

Colonne adossée ou engagée.

sur le nu d'un mur, ou si elle y tient par le tiers ou par le quart de son diamètre ; angulaire (fig. 13), si elle est élevée à l'angle d'un édifice.

On appelle colonne d'attique une colonne de petite dimension qui, dans un édifice, couronne un grand ordre ; colonne doublée (fig. 14), celle qui est liée avec une autre de manière que leurs fûts se pénètrent plus ou moins; colonne

COLONNE

flanquée (fi<î. 15), la colonne en<?agée entre deux demi-pilastres ; isolée, celle dont le fût n'est ni lié ni engagé; liée (fig. 10), celle qui tient à une autre ou à un pilastre par une lan-

Fig, 13, — Colonne angulaire.

guette OU par un corps quelconque, mais sans pénétration de base ni de chapiteau; jncMe

Fig. 14. — Colonne doublée.

(fig. 17), celle dont le fût isolé entre de tout son diamètre, ou au moins de la majeure par-

Fig. 15. — Colonne flanquée de deux pilastres.

tie, dans le parement d'un mur parallèle creusé pour la recevoir.

Fig. 16. — Colonne et pilastre liés.

Les colonnes groupées sont celles qui sont réunies par quatre, mais qui ne se pénètrent pas (fig. 18).

Les colonnes accouplées (fig. 19) sont élev.ées deux à deux de manière que leurs bases et leurs

chapiteaux s'approchent le plus près possible sans se toucher, comme à la colonnade du Louvre, de l'Opéra de Paris, etc. Oes colonnes peuvent être accouplées de face ou sur une profondeur.

Les colonnes cantonnées sont celles qui se

Fig. 17. — Colonne nichée.

trouvent engagées dans les angles d'un pilier carré pour soutenir la retombée de quatre

Fig. 18. — Colonnes groupées.

arcs. Au mot Cantonné, nous avons donné deux figures qui montrent un pilier canton-

Fig. 10. — Colonnes accouplées.

né et un pilier avec colonnes adossées. — Suivant l'emplacement qu'elles occupent sur la façade d'un édifice, on nomme les colonnes, inférieures, médiaties, supérieures; ces dénominations se comprennent sans nécessiter d'autres explications.

Les colonnes majeures sont celles d'une grande proportion qui régissent l'ordonnance d'un édifice , auquel sont également employées des colonnes de plus petites dimensions; les colonnes rares, celles entre 'lesquelles il existe un grand entre-colonnement : VitruA^e qualifie ce dernier à'aréostyle. (Voy. Entre-colonnement.) Les colonnes serrées sont celles

COLONXETTE. — COMBLE.

qui sont très rapprochées, comme dans le pucnosfijlc. (Voy. Entre-coloknement et Ordres.)

Eu menuiserie, les colonnes d'assemllage sont creuses et composées de pièces de bois {membrures) assemblées, collées, chevillées ou mortaisées; souvent ces membrures sont collées et chevillées sur des madriers circulaires, mais plutôt à pans, puis on façonne ces colonnes sur le tour.

En serrurerie, on fait des colonnes en fer, mais plytôt en fonte, qui, sous un petit diamètre, présentent une grande résistance ; ces colonnes sont pleines ou creuses : ces dernières sont plus résistantes. On emploie aujourd'hui des colonnes en fonte dans les gares de chemins de fer, dans les halles et marchés, dans les entrepôts , comme supports de couvertures vitrées, etc. Pour les devantures de boutiques et de magasins, les colonnes de fonte permettent d'obtenir de grandes baies; ensuite les colonnes sont bien plus faciles à dissimuler.

En fumisterie, on nomme colonne de poêle une enveloppe on faïence composée de cylindres creux qui s'emboîtent les uns dans les autres. Ces poteries servent de revêtement aux conduits de la fumée.

COLOXNETTE, s. f. — Diminutif de colonne, petite colonne ; on donne plus particulièrement ce nom aux colonnes de l'architecture ogivale, qui présentent une si grande disproportion entre la dimension de leur diamètre et la longueur de leur fût. Les colonnettes furent beaucoup employées en faisceaux pour décorer les piliers du moyen âge. Les architectes romans ont beaucoup employé les colonuettes dans les cloîtres, les galeries, les préaux ; ils en ont décoré les fûts de cannelures, de rinceaux, d'enroulements, de torsades, d'imbrications, de feuillages, de godrous, de chevrons et de contre-chevrons.

COLOPHANE, s.f. — Résine provenant de la distillation des bois de pin ; on l'appelle aussi brai sec ou arcanson. — La colophane entre dans la composition de certains vernis.

COLOPvATIOX, s.f. — Action de colorer ;

cnscuible des procédés qui permettent de colorer de diverses manières les matériaux de construction, mais surtout la pierre. (Voy. Polychromie.)

COLTINACrE, s. m. — Transport de fardeaux à force d'homme et sur l'épaule. Lorsqu'on dispose d'un personnel suffisant, les transports des pièces de charpente, dans l'intérieur d'un chantier, se font au moyen àxxcoltinage. Il en est de même pour les grosses pièces de ferronnerie, les armatures , etc. Les maçons coltinent les échasses, les boulins, les échelles, les sacs de plâtre ; les menuisiers, les planches, membrures, madriers et autres pièces de bois. On coltine également dans les travaux de démolitions. Pendant certaines périodes de l'antiquité et du moyen âge, les constructeurs n'employaient guère que de petits matériaux, aussi le coltinage était presque le seul mode de transport sur les chantiers. (Voy. Bar-

DAGE.)

COLTINER, V. a. — Opérer le transport des matériaux à force d'homme et à l'épaule. (Voy. l'article précédent.)

COMBINAISON. — Voy. Cadenas,

COMBLE, s. m. — Réunion de pièces de bois ou de fer, ou de pièces de bois et de pièces de fer, destinées à supporter la couverture d'un bâtiment. Le comble et la couverture constituent ensemble ce qu'on nomme le toit ou la toiture, c'est-à-dire ce qui couvre un édifice. On doit considérer trois points essentiels dans la construction d'un comble : sa pente ou sa courbure, qui dérive de sa hauteur, %'à forme et sa construction.

Dans la pente d'un comble, rien ne doit être livré à l'arbitraire ; il faut considérer le climat sous lequel on construit, ainsi que les matériaux qu'on emploie pour la Couverture (voy. ce mot).

En France, on adopte généralement pour la hauteur des combles le tiers ou le quart de la largeur du bâtiment, cette largeur mesurée hors œuvi'e. Cette proportion est eu effet fort convenable pour notre climat, surtout en em-

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