COMPAGNONNAGE
cher les aA'antagcs et les iiiconvcuicnts d'une opération quelconque.
COMMUNS, s. m. pi. — Bâtiments accessoires d'une grande habitation, tels que cuisines, caves, écuries i remises, greniers à foin, logements de domestiques, etc.
COMPAGNON, s. m. — Synonyme d'ou- \Tier. — Le compagnon est l'apprenti ou garçon qui, ayant servi les compagnons habiles pendant un certain temps, montre de l'intelligence, de la bonne volonté, une certaine expérience du métier, et qui se met lui-même à travailler du consentement du patron ou du IMaîtrb compagnon. (Voy. l'art, suiv.) Les compagnons maçons , en quittant leur état de garçons, deviennent d'abord limousins, puis maçons à plâtre. — Le compagnon a pour le servir un Aide (voy. ce mot).
COMPAGNON (Maître), s. m. — Le maître compagnon, ou chef d'atelier, est l'ouvrier maçon qui, ayant acquis, par son passage par tous les degrés de sa profession, des connaissances étendues , est chargé chez un entrepreneur de surveiller les maçons à plâtre , les limousins et les garçons qui se trouvent sur l'atelier ; c'est le second de l'entrepreneur et son bras droit. Il reçoit toutes les fournitures faites au chantier, chaux, plâtre, sable, moellons, briques, meulières; il vérifie les qualités et quantités; il rectifie les lettres de voiture et les factures, s'il y a des erreurs; il refuse les matériaux avariés ou de qualité inférieure ; il tient un état exact des quantités reçues pour établir les comptes des fournisseurs ; il note assidûment les journées et les heures de travail de chaque omTÎer de son chantier ; il distribue rou\Tage à ses hommes , eu égard à la capacité de chacun d'eux.
Le maître compagnon fait également les tracés et donne toutes les explications nécessaires, afin que les travaux soient exécutés suivant les conditions- des plans, des devis et Cahier des charges (voy. ce mot) remis à l'entrepreneur.
Un maître compagnon ne travaille pas manuellement, car cette occupation rendrait in-
complète la sm'veillance qu'il doit exercer, mais il doit être assez habile dans la pratique de son métier pour pouvoir donner de sages avis et montrer au besoin aux ouvriers peu expérimentés la manière d'accomplir leur tâche. Sur les ateliers de peu d'importance cependant le maître compagnon travaille de sa main.
En raison de ses fonctions, le maître compagnon doit posséder un fonds d'instruction solide, c'est-à-dire qu'il doit savoir parfaitement Kre, écrire et compter, et connaître un peu de dessin, de géométrie usuelle et de stéréotomie. Il est tenu de dresser, contradictoiremcnt avec les agents de l'architecte et de l'ingénieur, les attachements écrits et figurés; souvent il est appelé à s'entendre avec eux sur les moyens d'exécution. — Tout ce que nous venons de dire concerne plus particulièrement le chef d'atelier des travaux de maçonnerie, parce que c'est celui dont les attributions présentent le plus d'importance et de variété, mais on peut l'appliquer également aux maîtres compagnons des autres corps d'états, tels que charpentiers, menuisiers, couvreurs, plombiers , serruriers , etc. Le salaire de chacun de ces chefs d'ateliers varie en raison de la profession à laquelle ils sont attachés , mais ils sont naturellement mieux rétribués que les simples ouvriers et payés au mois plutôt qu'à la journée.
COMPAGNONNAGE, s. m. — Temps pendant lequel un compagnon devait travailler chez son maître après son apprentissage ; c'était le deuxième degré du noviciat avant d'arriver à la maîtrise. Mais ce terme désisrne surtout une association entre compagnons, c'est-à-dire entre des ouvriers de même métier, dans le but de se prêter aide, assistance et secours mutuels pour se procurer de l'ouM-age. liC compagnonnage est une sorte de francmaçonnerie qui a été créée au moyen âge , en même temps que les jurandes et les maîtrises, pour résister comme elles aux envahissements des établissements monastiques, qui exerçaient tous les métiers.
D'après ({uelqucs auteurs, les sociétés de compagnons auraient été affiliées aux Templiers, et cela dès le x*" siècle ; mais on ne possède pas