ACOMPTE
ACQUEREAUX,
pour la menuiserie, mais il est surtout employé pour la coustruction des vaisseaux. Ou peut en tirer des poutres de 20 à 22 mètres de longueur sur 0"',48 à 0"',50 d'équarrissage.
ACOMPTE, s. m. — Payement partiel qu'on fait sur une somme totale , sur une dette. L'architecte donne des acomptes à valoir sur les règlements définitifs des mémoires ; un entrepreneur donne des acomptes à ses ouvriers.
Employé coimne adverbe, il s'écrit en deux mots. On donne 10,000 francs à compte sur un mémoire.
ACOSTILLAGE et ACOSTILLER. — Mots vieillis et hors d'usage, remplacés par Accastillage et Accastillek (voy. ces mots).
ACOUSTIQUE, adj. et s. f. — Qui sert à produire ou à modifier le son. — Branche des sciences physiques qui traite des lois suivant lesquelles le son se produit et se transforme. L'acoustique embrasse tous les sons, bruits, échos, oscillations, ondes sonores et réflexions.
Les vibrations, exécutées d'abord par le corps sonore , se communiquent à l'air ambiant avec une vitesse de 340 mètres environ par seconde.
La musique est le principal rameau de l'acoustique, rameau tellement important qu'on ne peut faire un pas sérieux dans l'étude de cette science et dans l'application de ses lois sans connaître un peu la musique.
Vitruve a écrit un chapitre fort obscur sur l'acoustique des théâtres (1. V, c. 5) ; nous avouons ne pas en avoir compris le sens, ni dans le texte original, ni dans les traductions ; nous avons seulement appris de l'architecte romain qu'on plaçait dans de petites chambres (cellce) ou cavités, pratiquées sur plusieurs points des théâtres , des vases en bronze accordés entre eux, qui contribuaient par leur résonnance à faire mieux entendre aux spectateurs la voix des acteurs ou celles des chanteurs et des musiciens. Un fait pour nous tout à fait inexplicable, c'est lorsqu'il dit que, quand les chanteurs attaquaient des notes élevées, ils se tournaient vers les portes {valvœ) de la scène ,
et (|ue les spectateurs saisissaient ainsi plus facilement les modulations de l'artiste. Il est difficile d'expliquer ce fait, à moins qu'on n'admette que le fond de la scène fît écho.
Les anciens , qui connaissaient parfaitement la théorie de la musique et de la production du son, ne nous ont rien laissé sur V acoustique; ou, du moins, aucun de leurs écrits sur ce sujet ne nous est encore parvenu, tandis que nous avons des travaux de Pythagore et d'Aristote, qui témoignent que ces philosophes avaient des notions très saines et très \Taies sur la théorie de la musique.
Aujourd'hui, malgré de nombreuses études et les travaux de beaucoup de savants (1) sur cette question , les lois de l'acoustique sont fort peu connues, et il n'existe pas de formules précises permettant d'appliquer rigoureusement une théorie quelconque.
Aussi nous n'essayerons même pas de résumer des principes généraux, car cette science est fort en retard , et nous pensons qu'il s'écoulera encore beaucoup de temps avant qu'on puisse établir des données théoriques à peu près certaines. Nous conseillerons seulement aux architectes qui ont à construire des salles de cours, de concerts, et surtout des théâtres, d'étudier la construction et la disposition des locaux analogues à ceux qu'ils se proposent d'ériger, et qui sont reconnus excellents au point de vue qui nous occupe. Us agiront sagement en s'en- rapportant plutôt à l'expérience qu'à une théorie tout à fait incomplète.
ACOUTRIES, s. m. 2)1 — Pièces de charpente qui portent la travure d'un bateau.
ACQUEREAUX, s. w?.^/. — Machines dont
(1) Ce sont : Mersenne, Sauveur, Daniel Bemouilli et son frère, Euler, Lagrange, d'Alembert, Laplace, Poisson, Duhamel; Chladni, auteur d'un Traité d'acoustique; Savart , Despretz , Scheibler, Wheatstone ; Cagniai'd de Latour, inventeur de la sirène , sorte de boîte à mesurer l'intensité du son ; Lissajoux et Th. Lâchez, auteurs d'un ouvrage sur l'acoustique et l'optique des salles de réunions publiques, théâtres et amphithéâtres, un vol. in-8» de 137 pag. et 3 pi. grav. Paris, Lemoine, 1848.