AFFLEURER
donner la forme, les dimensions on le fini nécessaires.
Affamer. — Réduire l'épaisseur d'une construction, d'une pièce de bois et lui retirer ainsi une partie de sa solidité ou de sa force.
Notre fig-urc représente un pilier du moyen âge affamé par la résection de la partie inférieure de ses colonnettes, circonstance qui se présente assez souvent à l'intérieur des église? anciennes et qui résulte soit du placement ultérieur de meubles fixes , comme des staUes , des chaires à prêcher, banc d' œuvre, etc., soit pour augmenter le nombre des places réservées aux assistants.
AFFER]\IIR, V. a. — Rendre stable, ferme, inébranlable. Quand un terrain est mou et compressible, on l'affermit , on le fortifie, avant d'y jeter les fondations d'un bâtiment, soit au moyen de pieux ou pilotis, soit par des grils, des arcs jetés sur des puits de béton , soit de toute autre manière.
AFFILAGE, s. m. — Action d'affiler un outil.
AFFILE , s.m. — Nouet de toile rempli de graisse pom- aider à affiler certains outils d'acier ou de fer.
AFFILER, V. a. — Donner le fil, le tranchant à un canif, un couteau, un outil quelconque. Cette opération consiste à passer les outils une fois aiguisés sur l'affiloir, pour leur enlever les bavures ou morfils qui subsistent sur ces outils après l'aiguisage.
Affiler. — Limer les dents d'une scie qui ne coupe plus, avec des limes triangulaires (fiers-points), ou rondes {queues-de-rat). Le tiei-s-point sert à affiler le tranchant des dents , la queue-de-rat creuse les parties arrondies entre ces mêmes dents.
Affiler. — Faire passer à la filière des tringles d'or, d'argent, de cuivre, pour les étirer en fils.
Affiler. — Planter des arbres à la file les uns des autres ; on emploie aussi le mot aligner.
AFFILEUR, s. m. — Celui qui affile les outils.
AFFILOIR, s. m. — Instrument d'acier qui sert à affiler.
AFFILOIRES, 5./. pi. — Pierres à aiguiser assorties et encastrées dans du bois. Ces pien'es, calcaires ou siliceuses, sont à grains plus ou moins fins ou serrés.
Dans les ateliers d'architecte, les jeunes gens se servent, pour aiguiser et affiler leurs scalpels ou leurs canifs, de certaines ardoises.
AFFINAGE , s. m. — Action d'affiner.
AFFINER, V. a. — Rendre plus pur, purifier ; on affine l'or, l'argent, le fer, etc. Ce mot signifie aussi rendre plus fin, réduire en poudre très fine : ainsi on affine le ciment ; enfin rendre plus pointu : on affine les clous en les passant sur la meule. On appelle cette opération /««Vc la pointe.
AFFINERIE, s. f. — Lieu où l'on affine ; on dit : affinerie de fer, de cuivre, etc. Ce mot désigne aussi une petite forge, au moyen de laquelle on étire le fer et le fil d'archal.
AFFINEUR, s. m. — Celui qui affine. Ce mot était usité dès le xiV et le xv'' siècle.
AFFLEUREMENT, s. m. — Juxtaposition de deux corps , telle que la face de l'un ne fasse pas de saillie sur l'autre. Lorsque deux surfaces verticales ou horizontales ne sont pas à fleur l'une de l'autre, on les affieure, soit en réduisant la saiUie de celle qui dépasse, soit en ajoutant à l'épaisseur ou à la hauteur de celle (|ui se trouve en retraite.
Lorsque la différence est peu considérable , on affleure quelquefois les deux surfaces au moyen d'une portion de plan biais.
On nomme désafflcurcmcnt le contraire d'affleurement.
AFFLEURER, v. a. — Juxtaposer deux corps de telle sorte que la surfixce de chacun d'eux se trouve dans le même plan.