‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 35 sur 325 · AFFOUAGE. — AGATE · texte numérisé non relu

AFFOUAGE. — AGATE

Mettre de niveau deux corps contigus, de manière que l'un ne fasse pas saillie sur l'autre, connue une porte en feuillure, une trappe au niveau d'un plancher, les assises d'un mur, etc.

AFFOUAGE, s. m. — Droit de prendre, dans les bois ou forêts, des bois de chauffage ou même de construction.

Ce droit tient essentiellement à l'habitation, au feu, et pour pouvoir en jouir il faut de toute nécessité avoir son ménage, son feu dans la commune. Le droit d'affouage appartient à celui qui habite la maison, au locataire et non au propriétaire. Ce droit ne peut se céder ni se transmettre.

De ce que certains bois communaux sont soumis à l'affouage, il ne s'ensuit pas qu'ils soient affranchis du régime forestier ; ils sont soumis aux aménagements annuels , et les taillis peuvent servir au chauffage des habitants, et les arbres de futaie être distribués pour les constructions aux propriétaires de maisons; cependant les arbres de haute futaie ne peuvent être abattus avant d'avoir atteint l'âge fixé par les règlements d'aménagement. (Ordon. d'il 1^^ aoiU 1827.)

L'Etat ou les communes peuvent toujours s'affranchir de l'affouage au moyen du cantonnement. {Codeforest, art. 61, 62, 63, 109.)

Nous n'en dirons pas plus long sur l'affouage, nous renverrons le lecteur en quête de renseignements aux ou"VTages spéciaux, notamment au Répertoire de Dalloz, aux mots Foret, Affouage, Biens commimaux, etc.

AFFOUILLEMENT, s. m. — Excavation qui se produit souvent au pied des fondations établies dans une eau courante. Cette excavation, en déchaussant les fondations et en les privant de leur point d'appui, en détermine tôt ou tard la ruine.

Aussi , pour empêcher les affouillements , les piles de pont et les constructions hydrauliques situées au bord de l'eau ou dans l'eau sont fondées sur des pilotis ou dans un encaissement solide formé de palplanches que l'on remplit de béton ou d'enrochements.

Lorsque les fondations n'ont pas été établies sur pilotis ou dans un encaissement, on pré-

vient les affouillements en formant un enrochement à pierres perdues au pied des fondations.

AFFRANCHIR, v. a. — Dans le langage des chantiers, on dit (ju'on affranchit une pompe lorsqu'on lui fait jeter pliLS d'eau qu'il n'en arrive dans une fondation pour l'épuiser.

AFFOURCHEMENT, s. m. — Action d'affourcher.

AFFOURCHER, v. a. — Joindre par un double ou un triple assemblage deux pièces de bois avec languettes et rainures de l'une dans l'autre. Quelques auteurs appliquent à tort ce terme à un simple assemblage à rainure et languette ; c'est faux, puisque l'étymologie du mot fourche indique plusieurs dents, c'est-àdire plusieurs languettes.

AFFRONTÉ, ÉE, part passé. — Terme de Blason (voy. ce mot). Se dit de deux têtes de deux animaux qui se regardent et sont figurés front contre front. En architecture, en numismatique, ce mot est appliqué à des objets, des ornements, des figures, des têtes disposés fece à face.

Le contraire à'affrotiiè est Adossé (voy, ce mot).

AFFUT ou FUT, s. m. — Monture d'un outil ; affût d'un ciseau, d'un rabot, d'un bouvet, d'une scie, etc.

AFFUTAGE, s. m. — Action d'affûter; assortiment d'outils nécessaires à un ouvrier.

AFFUTER, V. a. — Ajuster les outils aux fûts qui servent à les maintenir dans la position la plus propre pour les faire couper ; et, par extension, ce mot signifie aiguiser les outils pour les rendre plus tranchants, plus aigus : on affûte un canif, un crayon, etc. — Quand un ouvrier a ses outils au grand complet , qu'il ne lui en manque aucun, on dit qu'il est bien affûté.

AGATE , s. f. — Variété de quartz coloré

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