AGEXCE DES TRAVAUX. — AGORA
de diverses nuances, dont il existe quatre sortes principales : Vagate orientale ou onyx blanc, ou jaune pâle avec des veines très blanches, jaune foncé ou rouge; la cornaline rouge; la noire, qui ressemble au jais avec des filaments blancs; enfin Vagate dite à' Allemagne, blanchâtre et bleutée, qui est la plus tendre et la moins estimée. — Parmi ces agates, les unes, coimne l'onyx, sont employées pour des décorations architecturales en placage ou en colonnettes , vasques et fontaines ; les autres , plus précieuses , pour des objets en marqueterie. — • Les ouvi'iers nomment agate un instrument qui sert à brimir l'or, parce que c'est un manche d'outil, dans lequel est enchâssée de l'agate. (Voy. ce terme dans notre Dictionnaire de la curiosité.)
AGEXCE DES TRAVAUX. — Bureau de l'architecte sur un chantier. Ce bureau contient un cabinet pour l'architecte en chef et un ou deux pour les inspecteurs ; enfin un atelier pour les dessinateurs, sous-inspecteurs, conductem-, piquem-, vérificateur. Les entrepreneurs, eux aussi, ont une agence sur leurs chantiers, mais celle-ci prend le nom de bureau de V entrepreneur.
AGENCE^ilEXT, s. m. — Arrangement intérieur d'un local, d'une boutique, d'un magasin, d'une industrie ; local à louer tout agencé, avec son agencement.
Par extension, on dit qu'un édifice est bien agencé, quand les distributions intérieures satisfont aux divers services, et quand les détails s'accordent, sont en harmonie avec l'idée principale et fonnent un ensemble complet.
AGEXCER, V. a. — Arranger, ajuster, distribuer, faire un agencement.
AGGER. — Ce mot avait chez les Romains plusieurs significations. Il désignait d'une manière générale tout amoncellement de matériaux, de terre, de bois, de pierre.
C'était aussi un retranchement ou un rempart artificiel dont on entourait le camp (castrum) ; une levée sur laquelle étaient bâtis des murs et des tours pour la défense des villes for-
tifiées ; une terrasse de terre, de bois, élevée au pied des murailles d'une ville assiégée ; une levée ou digue sur les bords d'une rivière ; enfin une chaussée, h'agger des Romains était le xwaa des Grecs.
AGGLOMÉRAT, s. m. — Ce mot, qui a été employé d'abord en minéralogie, désigne la réunion de pierres ou de produits minéraux par la cémentation ou la fusion incomplète ; les poudingues, certaines brèches, sont des agglo- 7nérats. On fait aujourd'hui des matériaux factices auxquels on donne le nom di agglomérés. (Voy. BÉTOX.)
AGIAL^, s. m. — Les doreurs désignent par ce mot une sorte de pupitre sur lequel ils placent les livrets qui contiennent les feuilles d'or, d'argent ou de bronze.
AGOXALES , s. f. pi. — Fêtes données en l'honneur de Janus.
AGOXOTHETE, s. m.
jeux sacrés chez les Grecs.
— Président des
AGORA, s. f. — Nom que donnaient les Grecs à une place analogue au forum des Romiiins. (Voy. Forum.)
En général, l'agora était de forme carrée ou quadrangulaire, mais souvent aussi elle affectait la forme de la configuration du terrain sur lequel elle était située. Autour de la place, il y avait des portiques à un ou deux rangs de colonnes. Ces portiques étaient couverts en tuiles ou surmontés d'une terrasse. Quand ils possédaient des peintures , on les nommait PœciLES (voy. ce mot). L'agora seiVait aux assemblées du peuple , et les magistrats dans certaines villes y rendaient la justice, dans d'autres on y vendait des denrées. Souvent dans l'enceinte des agoras on élevait des temples, des autels et des statues aux dieux.
Une des agoras les plus célèbres était celle d'Athènes, située dans le Céramique (Paus., I, 3, 17); elle était située au sud-ouest de l'A- CROPOLE (voy. ce mot) et de la colh'ne de l'Aréopage. Elle mesurait 450 mètres de longueur sur 300 mètres de largeur.
Le double cnqiloi de l'agora explique pour-