ALIGNEMENT
vide de la baie. On donne encore ce nom, pur analogie, aux petite arrière-corps ou dosserets qui flanquent les piédestaux, qui divisent les travées des balustrades et qui servent à recevoir les extrémités de leurs tablettes.
ALÈZE. — Yoj. Alaise.
ALGEBRE, s. f. — Science des grandeurs considérées d'une manière absolue et sous des signes généraux.
ALGORITHME, s. f. — Procédé particulier de calcul.
ALICATE, s.f. — • Sorte de pince d'émailleur à la lampe.
ALICHON, s. m. — Planche de bois garnissant les roues hydrauliques, sur laquelle tombe l'eau pour faire tourner ces roues et transmettre une force à un moulin, à une scie-
Âlicbons.
rie, une aiguiserie, etc. On dit aussi aileron, et imjjroprement aUuchon.
ALIDADE, s,/. — Règle de bois, mais plus souvent de cuIatc, aux extrémités de laquelle s'élèvent d'équen-e des Pixxules (voy. ce mot), et serA-ant à tracer sur la Planchette (voy. ce mot) les lignes déterminant la direction des obliques visées à travers les pinnules. L'alidade seit à lever les plans.
Un autre genre d'alidade consiste en une règle mobile qui tourne autour d'un cercle divisé en degrés, et qui sert à mesurer les an-
gles; celle-ci est munie d'un VÉrxier (voy. ce mot) et porte également des pinnules ou une lunette.
ALIGNEMENT, s. m. — On peut dire, d'une manière générale, cpie ralignement est la situation ou la direction de plusieurs objets sur une ligne droite.
En architecture, ce terme s'applique à un bâtiment, un chemin, une allée de jardin ou d'arbres disposés sur une ligne droite.
Eu termes de voirie, l'alignement est la limite légale convenue entre voisins ou tracée par l'autorité entre la voie publique et les propriétés qui la bordent ; l'alignement a donc lieu : 1" enire les ])articnUers , 2" sur la voicpiMiqae.
I. Alignements entre particuliers. — Par suite des lois de voisinage, on ne peut construire, démolir ou reconstruire à l'extrémité ou aux extrémités de son terrain, sans avoir préalablement fait fixer l'alignement contradictoirement avec son voisin limitrophe ; celui, quel qu'il soit, patron ou bien ouvrier, qui travaillerait à un ouvrage touchant à l'extrémité d'un héritage sans s'être assuré au préalable que l'obligation du voisinage a été remplie, serait personnellement garant de tout préjudice causé au voisin par cet ouvrage ; et même si celui qui fait construire ignore à cet égard ses obligations, c'est à celui qui les exécute à l'en instruire. (Voy. Desgodets, art. 19G, n. 7 ; art. 208, n. 1 etsuiv. ; Code Perrin,^/îirepreneitr, n. 1726, 173G et 2808; Merlin, Rép. Align., n. 2 ; Lepage, t. II, p. 16.)
Sauf convention ou titre contraire, l'alignement se prend de la ligne séparative des deux héritages.
L'alignement d'un mur mitoyen que l'on veut reconstruire doit être pris avant sa démolition ; s'il forme des plis ou des coudes audessus de ses fondations, il faut suiwe scrupuleusement ces déviations, à moins toutefois, ce qui est préférable, (pie les deux ^■oisins ne s'accordent pour rectifier le mur sinueux et le remplacer par une ligne droite. (Desgodets, art. 187, n. 'J.J
Lorsqu'il existe des caves des deux côtés du mur en fondation, si le mur est Déversé (voy. ce mot), on doit prendre l'alignement au rez-