‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 71 sur 325 · ARABESQUE · texte numérisé non relu

ARABESQUE

que tous les monuments arabes ; nous voulons parler de cette série de coupoles en pendentifs, nommées médias naranjas (moitiés d'orange) , ainsi qu'une superposition de petites niches accolées les unes aux autres, qui couronnent les angles des salles.

Le procédé habituel de construction chez les Arabes consiste à élever des murs en béton coulé entre deux rangs de planches espacées entre elles de la largeur du mur à bâtir. Quand ce mélange de mortier et de gravier avait fait prise, ils le revêtaient d'un enduit très fin ou d'un stuc particulier.

Les Arabes ont employé dans leurs constructions, mais plus rarement, de la pierre de taille et du moellon, et plus rarement encore ils ont alterné des couches de béton avec des assises de pierres.

Le plan de leurs constructions est de forme rectangulaire , rarement circulaire ; les tours de leurs minarets sont elles-mêmes carrées, quelquefois octogonales.

Quand les Arabes étendirent leurs conquêtes, ils imposèrent aux nations soumises leur architecture avec leur religion, etl'Egyi^te, l'Afrique, l'Espagne et la Sicile se couvrirent de monuments de style arabe, où la richesse des formes le disputait à la plus brillante ornementation ; le palais de l'Alhambra, en Espagne , en fournit , un exemple des plus remarquables. Le style arabe s'est perpétué jusqu'à nous depuis cette époque , et il fleurit encore en Asie et en Afrique.

Bibliographie. — Lozano, Antiguedades arabes de Espana, Madrid, 1806; — Murphy, Arahian antiquities of Spain, London, 1816; — Coste, Architecture arabe ou Monuments dit Caire dessinés et mesurés^ in-fol., 74 pi., Paris, 1823; — Girault de Prangey, Essai sur Varcldtecture des Arabes^ in-S", 1841; — Jules Goury et Owen Jones, Plans, élévations, sections and élévations of the Alhamhra, etc., 2 vol. gr. in-fol., Londres, 1834 et 37, et 1845; — J. Bom-goin, les Arts arabes, in-fol., Paris, 1868-70; — Prisse iVA\esne,' l'Art arabe d^iprès les monuments du Caire, depuis le vii<= siècle jusqu' à la fin du xviir, gr. in-fol., Paris, 1869-71.

ARABESQUE, s.f. et adj. — La décoration

improprement appelée arahesquù, puisqu'elle existait avant que les Arabes l'eussent employée, se compose d'ornements fantastiques et imaginaires, de dispositions plus ou moins capricieuses, obtenues à l'aide de lignes géométriques, de plantes avec leurs tiges, leurs

Fig. 1. — Arabesque orientale.

fleurs et leurs fruits. On trouve encore fréquemment dans ce genre de décoration des animaux et des figures humaines sortant de vases ou de rinceaux de feuillages ; on y voit également des êtres chimériques, des armes et autres objets.

Généralement exécutée par la peinture, la mosaïque, ou autres procédés analogues, cette décoration affleure le fond sur lequel elle est placée, et, si elle est en relief, elle a toujours une faible saillie.

L'origine des arabesques remonte à une époque très reculée ; en effet , on retrouve ce motif

Fig. 2. — Arabesque antique.

de décoration déjà fort développé sur les monuments antiques de l'Orient, chez les Egyp-

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