‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 117 sur 144 · POSITION · texte numérisé non relu

POSITION

suffisant pour les bien placer; les réactions des flancs du cheval et l'effort qu'il fait pour se porter en avant les éloigneront toujours de la perpendiculaire qu'on leur assigne.

Ce n'est pas non plus par la force continue qu'elles acquièrent cette adhérence à la selle , mais bien par de petits mouvements de rotation multipliés ; la même force qui amène cette rotation des cuisses sert aussi pour les porter en arrière, afin qu'elles acquièrent toute la longueur dont elles sont susceptibles.

L'élève prendra, en outre, la bonne habitude de plier les reins chaque fois qu'il portera les cuisses en arrière; il évitera par là l'effet de bascule qui accompagne pour l'ordinaire le déplacement des parties inférieures, et donnera en même temps une base plus considérable à son assiette. De cette juste flexion des reins dépend la bonne position des cuisses qui fixe les fesses sur la selle, et fait de cette partie le principal levier autour duquel viennent se grouper tous les autres.

Les jambes sont emboîtées avec les cuisses de telle manière, qu'en suivant l'impulsion de celles-ci, elles se trouveront naturellement bien placées; elles devront être rapprochées autant crue possible du corps du cheval, sans y être plaquées; on leur donnera cette liaison intime

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en renouvelant les flexions en arrière, et bientôt elles acquerront le moelleux nécessaire pour que la force communicative ne détruise pas celle qui les maintient en place.

C'est en rendant les mouvements indépendants les uns des autres qu'on aura la facilité de bien coordonner le jeu des poignets et des jambes ; celles-ci ne doivent jamais user que d'un seul mouvement, celui qui les porte en arrière; en voici les deux raisons : la première, c'est que tout autre mouvement détruirait l'immobilité des cuisses, indispensable pour maîtriser la force transmise ; la seconde, c'est qu'en portant les jambes au-delà des sangles, on augmente les points de contact, et on leur imprime plus de vigueur et de précision. Aussi , ce mouvement en arrière doit-il toujours précéder la pression des jambes sur les flancs du cheval.

Les pieds sont aux jambes ce que les jambes sont aux cuisses, soumis aux mouvements de la partie qui leur est supérieure; de là l'utilité d'assurer les jambes , pour que les pieds ne soient mus que par la force qui leur est propre, et qu'ils agissent localement pour l'attaque, sans que les jambes en éprouvent aucune réaction.

Ce déplacement serait d'autant plus à craindre

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