‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 14 sur 73 · ATTAQUER · texte numérisé non relu

ATTAQUER

ce serait quand le cheval se porterait avec trop de violence sur la main ; mais alors ce qu'il y a de mieux, c'est d'être bien près du cheval , de soutenir la main avec vigueur, et de n'opposer de force qu'en raison de celle qu'il emploierait; encore faudrait-il s'y prendre sans à-coup, sous peine de ne point rencontrer juste.

Pour combattre une force continue , il faut op— poser une force graduée; comment veut-on graduer un mouvement brusque, et obtenir la puissance qui doit priver le cheval de l'usage de ses forces? Comment le mors peut-il parler à l'intelligence du cheval, et ajouter à la punition des éperons, si ce n'est en interceptant les forces dont il apprend trop vite h se servir contre nous?

L'auteur ajoute encore qu'avec la progression des éperons , il faut rendre la main. Est-ce avec tous les chevaux qu'on doit abandonner le poignet? Si, à la suite de l'attaque , le cheval ne se porte pas en avanV alors la tension des rênes est inutile ; si , au contraire, il répond à l'attaque, et se jette sur la main, il faut savoir diriger cette impulsion, de façon qu'il ne tombe pas sur les épaules , et ne tende pas l'encolure, mais qu'il conserve un équilibre qui garantisse de toute défense.

Ce n'est pas, je le répète, avec des mouvements brusques, des saccades et de l'abandon, qu'on soumet promptement le cheval : c'est avec des temps bien saisis. Au reste, ce qu'il y a de plus défectueux, à mon avis, dans ce principe, c'est de vouloir faire une règle absolue de ce qui ne doit être que le résultat de la nécessité du moment.

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"^ La connaissance du cœur bumsâq conduit à la bienveillance.

ATTBNDBS UN CHEVAL, se dit de celui qui manque de force, et dont on retarde Téducation.

C'est à tort que Ton reut iQonter des chevaux de trois et quatre ans; pour ne pas en compromettre Torganisation , il faut attendre qu'ils soient dans leur cinquième année; sans cette sage patience, comment éviter les défenses de faiblesse et les tares qu'entraîne un exercice au-dessus des forces physi-^ ques de l'animal?

* Tête jadis bien organisée qui, vainement, cherche ses idées premières.

AUBIN (y)* Ou appelle aubm Tallure dans la«quelle le cheval, galopant avec les janobes de devant, trotte ou va l'amble avec le train de derrière.

La plupart des chevaux de poste aubinenty au lieu de galoper franchement. Les poulains qui n'ont point assez de force dans les hanches pour chasser et accompagner Tavant-main, prennent aussi cette allure; dans le premier cas, il s'agit d'un cheval ruiné, Fart est sans effet ; dans le second , il n'y a que faiblesse, le temps est le seul remède, et l'on peut s'en remettre à lui comme au plus habile professeur.

* Celui qui partage nos sentiments doit avoir une place marquée dans notre estime.

AVANTAGE (être monté à son), c'est avoir un cheval proportionné à sa taille, et que l'on peut aisément embrasser.

Un bon écuyer doit rechercher tous les points de contact avec le cheval , et , à qualités égales, donner la préférence à celui dont la conformation se trouve

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