BARBES
Si le cheval n*a pas beaucoup d*action primitive, il faut, de plus, que les jambes précèdent ou au moins accompagnent ces faibles pressions du mors ; sans ce soin , elles pourraient le ralentir , et nuiraient, au lieu de servir à l'obéissance.
* Il faut une énergie véritable pour ne pas fléchir sous l'instabilité des choses humaines.
BALANCER , se dit du cheval dont Tallure n'est pas ferme , et dont la croupe vacille.
Ce défaut tient à une faiblesse de reins qui n'offre que peu de ressource chez les chevaux qui ont atteint leur sixième année; mais, bien que supportant diffîcilement les longues courses^ ils pourront encore être agréables et rendre de bons services , s'ils sont habilement montés. ( Voyez bercer.)
* Le sarcasme et la raillerie échouent en présence d'une volonté inébranlable.
BALLOT ADE (la), c'est un saut dans lequel le cheval fait un temps enlevé , et plie les genoux et les jarrets, en montrant ses fers, sans cependant détacher la ruade.
Il faut, pour exécuter ces violents mouvements, des chevaux construits en force; avec des organisa— lions faibles, on estropierait l'animal avant d'attein^ dre au but.
* Les accusations portées contre l'innocence sont perfides , bien qu'elles aient pour cause une erreur.
BARRES. Les barres sont la continuation de deux os de la mâchoire inférieure , entre les dent»
âO BARRES.
màchelières et les dents de devant; ci^t espace est recouvert d*une chair plus ou moins épaisse , sur la^ quelle le mors de la bride est posé.
Les barres ont été l'olyet de graves erreurs. On s*est figuré jusqu ici que, de Tép^isseur des gencive* ou de la saillie des os, dépendait la sensibilité du cheval ; delà toutes ces fausses dénominations de bouches dures, bouches tendres, bouches faibles, fortes, égarées, pesantes, etc. ; delà aussi ces différentes espèces de freins , dont on fatigue si mal k propos les chevaux.
Et non-seulement ces erreurs existent dans les ouvrages anciens, mais elles se reproduisent dans les
traités plus modernes. Dans le Traité de M. W ,
par exemple, qui n*a que dix ans d'existence, nous lisons:
« On entend par bouches fortes celles qui tirent » à la main et qui résistent à Taction du mors. Cela » provient ordinairement de ce que les barres sont » trop rondes, charnues et trop basses, en sorte que )) la langue forme le premier point d'appui du mors; » il résulte aussi quelquefois de ce que l'épaisseur » des lèvres et des gencives couvre les barres , seul )) endroit où se doit faire l'appui du mors. Lors- » qu'un cheval tire à la main par trop de fougue, » il sera facile de l'apaiser avec de bonnes leçons ; » mais s'il tire à la main pour avoir les lèvres et la » langue trop épaisses, ou les barres trop rondes, )) il faut l'emboucher avec un mors à gorge de pi- » geon, etc. »
Combien de chevaux n*a-t-on pas maltraités et estropiés , avec ce faux système de n'admettre dans