COUPES
COUP DE HACHE y cest un creux à la jonction du cou et du garrot. On prétend que celte conformation s'oppose à ce que le cheval soit dans la main.
L'expérience ma démontré le contraire, et depuis cinq ans que j*ai la certitude de l'efficacité de mon système, et que je recherche avidement les constructions les plus bizarres de l'encolure, aucune n'a justice les exceptions que la paresse ou l'impéritie des écuyers accepte avec tant de confiance.
^ Le mensonge qui se montre à découvert compte sur l'ignorance ou la simplicité.
COUPER (se) , c'est lorsque le cheval en marchant se blesse les boulets avec les côtés de ses fers.
Trois causes contribuent à donner ce défaut. La première est la faiblesse des jeunes chevaux exercés sans ménagement avant leur cinquième année; la seconde tient à la mauvaise conformation des hanches, des jarrets et souvent des pieds; dans ce cas, la ferrure dite à la turque peut y apporter quelque remède , mais ceci est étranger à l'équitation; la troisième nait de la mauvaise position qu'on laisse prendre aux chevaux en les menant à des allures forcées, tel que le trot poussé à l'excès. Quelques amateurs prétendent avoir de beaux trotteurs parce qu'ils vont très-vite à cette allure, sans s'occuper s'ils vont bien. Toute allure obtenue au détriment de l'équilibre du cheval n'est ni bonne ni belle; elle est pernicieuse, car souvent elle estropie les chevaux , et leur met les boulets en sang.
On conçoit que des mouvements moins accélérés donneraient plus d'ensemble et de force au cheval ; force que perdent les jambes de derrière, quand,
COURSE. kl
après s être éloignées du centre de gravité, il leur faut faire un très-grand effort pour s*en rapprocher.
* Le faste aime la superfluité que la simplicité dédaigne.
COURBETTE (la) est un saut dans lequel le cheval , après s*étre enlevé des deux jambes de devant, chasse la masse avec les jambes de derrière, de manière à gagner du terrain à chaque bond; les jambes de devant doivent quitter et reprendre le sol ensemble; la hauteur de leur enlevé est à peu près la moitié de celle du cheval qui se cabre tout droit.
Quand même on voudrait se livrer à ces inutiles et nuisibles mouvements, la construction actuelle des chevaux y porterait empêchement. Gela dénotet-il une détérioration dans l'espèce? Voilà ce qu'on n'oserait décider; en tous cas la possibilité en étant établie , la prudence ferait toujours une loi de s'en abstenir.
* La volubilité du langage est souvent nuisible pour soi et plus souvent incompréhensible pour les autres.
COUBSE , c'est faire courir des chevaux de toute leur vitesse pour atteindre un but proposé.
Je pense qu'on s'abuse sur l'utilité de celte manière d'éprouver la vigueur des chevaux. Jusqu'ici on n'a vu dans les courses publiques qu'un spectacle, au lieu de chercher à en tirer un avantage réel.
Quel service enfin attendre de ces coureurs, pour l'ordinaire efflanqués, qui n'ont d'autre qualité que celle de parcourir une lieue en quatre ou six minutes? A quoi sont-ils bons , si ce n'est h satisfaire la curiosité publique?
Il y aurait avantage, ce me semble, à remplacer
JljiS COCKSE.
ces coureurs incapables d*atican bon serrice par àes cbevaux de selle on de voiture légers et bien proportionnés dans leurs formes; les uns attelés à un char, et les autres montés développeraient toute l'extenaîoii dont ils sont susceptibles a l'allure du trot
On n'admettrait pour le galop que ceux à qui leur construction permettrait, quelques jours après la course, de rendre encore un bon service de ville; certes cette faculté compenserait largement les quelques minutes déplus qu'ils mettraient à parcourir la distance donnée.
Grâce h cette amélioration, les herbagers de nos diverses contrées trouveraient un double intérêt k soigner le perfectionnement des races.
Je livre cette pensée, pour être approfondie et développée, aux hommes capables que Tinfluence de leur position peut mettre à même de triompher des obstacles. Mon seul but est de les convaincre que ce nouveau système serait un progrès, un moyen sûr de régénérer nos diverses races abâtardies.
Mais , en attendant que l'autorité s'occupe de cette mesure, pourquoi n'établirait-^on pas, dans les prindpales villes de province , des courses â peu près à l'imitation de celles de la capitale, mais avec les améliorations que je propose?
Voici comme je conçois qu'on pourrait les établir :
Il serait facile de trouver, dans le département de la Seine-Inférieure, par exemple , trois cents amateurs de cbetaux qui formeraient une souscription d'un franc par mois (douze francs par an), pour subvenir aux dépenses. Ce serait, non-seulement pour eux un plaisir vif et brillant , mais encore pour