‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 29 sur 73 · RÈGLES DU JEU DE BAGUES · texte numérisé non relu

RÈGLES DU JEU DE BAGUES

La partie de bague se joue à cinq, et se compose de quatre courses.

La prêmièrf^e est fournie par les cîftq joueurs , et se termine lorsque l*un devix a enlevé trois baigucé

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arec sa lance : alors ce joueur se retire, et les quatre autres commencent la seconde course , qui est également terminée lorsque l'un de ces joueurs a obtenu le même avantage que le premier; ainsi de suite, jusqu'à ce que le nombre des joueurs soit ré* duit à deux. Ces deux derniers fournissent la quatrième course, et celui qui ne parvient point à enlever les trois bagues perd la partie, et paie les chevaux à raison de 25 centimes par cheval.

Il est très-essentiel pour les joueurs de bien observer leur distance; car si Tun d'eux, l'ayant bien conservée, arrive au but et n'y trouve pas de bague, il peut réclamer,, et son tour lui sera rendu ; mais si, au contraire , il se trouve trop près de celui qui le précède, il perd ses avantages ; lorsque la course est fournie par cinq joueurs , la ligne circulaire ( ou carré long) doit être divisée par cinquième; par quarts, lorsqu'elle est fournie par quatre, et ainsi de suite.

Pour rendre cette partie plus agréable, on réunit plusieurs musiciens, dont le salaire est payé par tous les joueurs.

* L'âme forte est à l'épreuve des revers.

COUSU y terme de manège pour signifier un homme qui est solide à cheval.

11 y a deux sortes de solidité bien distincles: celle du maquignon, et celle du véritable écuyer. La première n'a lieu qu'au détriment du jeu des parties mobiles, et si elles servent à le rendre solide, elles l'empêcheront toujours de tirer parti de son cheval, même en supposant qu'il connaisse le mécanisme de l'équitalion. Car ce n'est pas assez de soutenir les

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brusques mouvements du cheval, il faut les arrêter, et même les prévenir, et c'est ce qu'on ne peut faire si Ton emploie les aides comme moyens de solidité. L'autre solidité , celle du véritable écuyer, consiste , au contraire , à suivre les mouvements de son cheval, sans confondre la force qui maintient avec celle qui dirige; à demeurer assez maître de ses mouvements, pour que l'action des aides serve toujours à exprimer sa volonté, et ne soit pas un effort pour se maintenir en selle.

* L'abus gâte tout ce qu'il touche ; la prudence tire avantage de tout ce qu'elle possède.

CBAVAGHE. {Voyez gaule.)

* L'enfance a ses étourderies, et les siècles leurs faiblesses.

GBOUPADE (la) est un saut dans lequel le cheval retrousse les jambes de derrière dessous le ventre en ployant autant les genoux que les jarrets \ comme il le fait à la ballotade.

La différence qui distingue ces deux genres de sauts est plutôt l'effet des dispositions naturelles du cheval que celui de l'art.

Au reste, on n'exige plus ces violents mouvements que des chevaux qu'on met dans les piliers.

Il est bien possible que ce genre d'exercice puisse être de quelque utilité pour les élèves ; mais certainement son abus serait loin d'être avantageux , il les rendrait raides et maladroits. J'ai vu bien des ca- Taliers, fermes dans les piliers, et qui, sur un cheval en liberté, étaient loin de conserverie même sang froid et la même solidité. C'est au professeur obser- Tateur à juger de l'effet de'ses moyens sur les élèves.

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et à apprécier la mesure ((u-îl doit apporter dans ohaoun de leurs exereices.

* A défaut d'yeuK , U «eniiment traee une route facile à Buivre.

GROIIFB AV lIUft« Il importe de bien obser«# Yer la diffièreace qui existe entre ce travail et celui de l'épanie en dedans. Quoique les moyens d'exé-* eation soient à peu près les mêmes, il faut cepen-»^ dant ofosenrer que, dans eelui^^i, les hanches doiTent marcher sur la même ligne que les épaules; or c'est ce qu'on n'obtiendra que mpiiement si la jambe déterminante n'a peur auxiliaire l'autre jambe; cdloci, surtout pour le passage des coins, est d'un secours indispensable. (Voyiez ëpaclb bvi disdIlMB.)

* CROUPIÈRE. On doit se dispenser des par* ticularitéssi elles sont blessantes et sans utilité iMle.

Les inconvénients qu'entraîne Tusage de la crotr* pière ne sont pas compensés par les avantages qu'elle procure. Le culeron blessé ou fait ruer quantité de chevaux; il faut donc, autant que possible, ne pas en embarrasser l'aninal.

*0n doit respecter la simplicité primitive des arts, car le présent estais du passé.

CRU (monter à), monter à poi{, c'est monter un cheval sans selle ni couverture.

Quelques instructeurs de cavalerie s'imaginent donner plus de solidité à leurs «oldats en les faisant ainsi monter h cru ; ils sont ^ans l'erreur s les con-* formations bizarres de certains chevaux , qui ont Téchine saillante , ou qui sont bas du devant , rendent la position du cavalier difficile et défectueuse. A défaut' de selle, il ^raut mieux ^encore prendre une

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coBTeriore pliée en quatre, qui forée l'élère à ne pas employer les jambes pcmr rester uni au cheval.

* Heureux si le temps fait revenir sur de fausses idéesl

DEBOURRER Vil CHEVAL , c'est commen* eer à rendre ses mouvements souples et liants.

Beaucoup d'auteurs voient, dans le trot, le meil^ leur moyen dé débourrer un cbeval; je crois qu<$ le travail en place tt l'allure du pas amènent con-» starament une réussite plus prompte.

En effet, ce n'est pas d'abord une action rapide qu'il faut eiiger du cheval ; ce sont des positions conformes et propres aux différentes allures; et quand» par des flexions en place , on a préparé son encolure à prendre ces positions, il est facile de don« nerun jeu régulier et soutenu aux articulations.

^Mais si je trouve mauvaise la manière dont on débourre les chevaux , je trouve bien plus pernicieuse enieore l'habitude d'en abandonner le soin h des casse* cou qui n'entendent rien k l'équitation , et qui permettent au cheval des emplois de forces aussi nuisibles à son éducation morale qu'à son organisation physique.

* L'étude des physionomies apprend à déjouer les mauvaises pensées.

DIÎFENDRE (se) , se dit d'un cheval qui résiste à ce qu'on veut qu'il fasse , soit en sautant , soit en reculant.

n est rare que les défenses viennent d'une autre

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