FANTAISIE
FAIT (le cheval) est celui qui D*est plus jeune et qui est dressé.
Les chevaux faits conviennent plus particulière* ment aux dames ; il faut que ceux qui leur sont destinés soient familiarisés avec tous les objets qu'ils peuvent rencontrer; et si le cheval qui a été dressé, à cinq ans, est bien monté jusqu'à huit, on peut, après ce temps, sans crainte, le confier à une dame.
* Tout ce qui reluit n'est pas or.
FALCADE ( la ) était un résumé , en quelques
petits sauts ou courbettes, des exercices d'un cheval; c'en était comme la cadence parfaite. Alors que Té-r quitation était cultivée avec zèle et ardeur, le travail des chevaux avait une sorte de méthode rigoureuse, une suite, comme un discours oratoire; un pas rassemblé servait é^exorde; puis on entrait en matière par un trot cadencé, c'était la narration; quelques temps de galop faisaient les 'preuves du coursier ; ensuite des airs bas et relevés présentaient la confirmation : le tout se terminait par une falcade, 'péroraison digne de ces brillants exercices.
* Heureux si le présent n'est pas aux dépens de l'avenir I
FANTAISIE. Le cheval qui a des fantaisies est celui qui, de temps à autres, veut sauter, tourner ou reculer, contre la volonté du cavalier.
Pour que le cheval arrive à ce point de mépriser les aides et le châtiment de celui qui le monte , il faut qu'il ait été bien mal mené ou conduit par des cavaliers poltrons et pusillanimes.
Quelquefois , avec du soin , on peut ramener ces chevaux à la soumission ; mais il en est chez lesquels
iiS wàxnu
on eapriees loiit tellement «ifMïinés» cp'il esl difficile de les en corriger entièrement.
Dans tous les cas ^ ils doireat être confiés à des mains habiles; l'assouplissement et le travail aupasi indispensables pour l'équilibre, sont seuls capables de leur rendre la docilité, s'il en est temps encoreé
FANTASQUE. ( VoyêM fântaisib.)
* On attribue souvent à des défauts innés des vices qui ne sont dus qu'à une mauvaise fréquentation.
FAROUCBB* Un cheval est farouche quand il craint la présence de l'homme; les poulains qu'on abandonne dans les herbages sans les approcher^ ou qu'on n'approche qu'avec brutalité ^ deviennent farouches.
J'ajouterai , à propos de cette observation f que la majeure partie des défauts d'un cheval sont une preuve même de sa mémoire et de son intelligence, dont on s'inquiète géktéralement trop peu ; on ouMie que l'acte de la veille produit son résultat le lendemain ; qu'il faut ménager, pour le jeune cheval> les circonstances d'éducation, comme pour un enfant, et de même qu'on ne doit entourer celui-ci que de gens capables de lui donner de bonnes habitudes, de même aussi il est à souhaiter que les herbagers aient des hommes d'un naturel doux et patient pour approcher les poulains, et leur inspirer la confiance que les mauvais traitements leur ôtent.
* Les mauvaises intentions sont toujours visibles à l'œil exercé.
FAUX y c'est quand le cheval galope à main droite dam un manège , et que ses jambes gauches arrivent
FERMEB. 113
sur le sol en avant des droites, et vice versa pour l'autre main.
Il n*y a pas de galop faux en ligne droite; mais, dans un manège, l'équilibre exige que les jambes les plus rapprochées du centre arrivent en avant des autres; qaand il en est autrement, le cheval perd son aplomb et court risque de tomber. ( Voyez galop.)
* La justesse et la rapidité des pensées n'appartiennent qu'à une organisation supérieure.
FERME. On appelle travailler fermeàferme,msf nier le cheval sans bouger de place, comme au piaffer.
Partir au galop de pied ferme, c'est, de l'état de repos, enlever le cheval au galop. Les jarrets ont besoin d'un effort considérable pour donner cet élan spontané; aussi le cavalier doit-il s'assurer de la bonté de leur construction, avant de les comprimer aussi fortement , et n'essayer ce travail qu'après avoir obtenu sans peine le passage du pas au galop.
* Les cœurs ne s'éteignent au sentiment qu'après avoir été le flambeau du bonheur.
FERMER, c'est terminer entièrement une figure. Gela se dit surtout du travail de deux pistes. Si la croupe n'arrive pas en même temps que les épaules sur la j)iste , le cheval a mal fermé son air de manège.
Tous les chevaux , mais surtout ceux abandonnés aux élèves, gagnent volontiers à la main, à la fin d'une figure de deux pistes. La propension qu'ils ont à revenir aux allures naturelles exige de l'accord pour les empêcher de les reprendre avant d'avoir atteint le point voulu ; aussi, dans ce genre de travail, les derniers pas sont souvent les plus difficiles, et c'est à les bien former que l'élevé doit s'exercer.