INTELLIGENCE. — LEÇON. — MARTINGALE. — MORS
— POSITION DE l'homme A CHEVAL. •— RAMENER. — RASSEMBLER.
Je n'ai recueilli que ce qui avait un rapport immédiat à l'équitation proprement dite; bien d'autres auleurs ont si^samment, trop longuement peut-être, parlé de tout ce qui compose les selles, brider, etc. , etc.
Quant aux vingt espèces de mors les plus connues, je me suis bien gardé d'en faire mention , l'usage de la plupart de ces mors est tellement pernicieux, que j'en ai voulu cacher même le nom. Le mors le plus doux et le plus simple est celui dont je me sers avec tous les chevaux. [Voyez MORS et ses effets,)
Je n'ai pas voulu non plus parler des soins à donner aux chevaux; nous avons sur l'hygiène et l'hippiatrique d'excellents ouvrages modernes, qui ne laissent rien à désirer à cet égard.
Si Je n'avais consulté que mon amour-propre d'auteur, j'aurais différé encore à faire imprimer le résultat de mes otkservations, afin de rendre cet ouvrage plus digne du public; mais j'ai dû céder aux désirs de mes élèves, auxquels j'ai fait connaître les principaux articles. Ils m'ont assuré que des phrases mieux arrondies ne jetteraient pas plus de clarté dans l'explication de mes principes.
La bienveillante amitié qu'ils me témoignent les a sans doute rendus indulgents ; quoi qu'il arrive , ils
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INTRODOCTIOIf.
peuvent compter , de ma purt , sur ma reconnaissance sans bornes.
Je me troaverai trop henreot si cet essai remplit le bat qaejemesuis proposé, celui de faire faire quelques progrès à l'art de l'équitation.
DICTIONNAIRE RAISONJÏÉ
D'ÉQUIÏATION.
Les articles marqués d'an astérisque * sont extraits des Pass^temps équestres.
^ Le sot ou rétourdi peuvent seuls jouer leur vie contre celle d*un insensé.
ABANDONN&R UN CHEVAL , cVst lui lâcher complètement les rênes. Le but de cet abandon est de le faire courir de toute sa vitesse; mais le moyen est mauvais. D'abord il y a danger , si le cheval est ardent , à se livrer ainsi de confiance à sa fougue ou à ses caprices; et, s*il est froid, il faut nécessairement entretenir ses forces , ce qu'on ne peut faire qu'en le soutenant de la main et des jambes.
Au reste , il n'est pas étonnant que plus d'un amateur soit tombé dans cette erreur, puisque des hommes d'une expérience faite l'ont, pour ainsi dire, autorisée dans leurs ouvrages.
On lit, par exemple , dans un traité d'équitation , qui ne manque pas d'une certaine vogue, celui publié sous ce titre : Traité d'équitation à Vusage des gens du monde.
BAUC. DICT. 1
2 ACCUliKB;
« On porte le cheval en avant, en baissant les » poignets et fermaat progressivement }es jaipHes. » Lies jatwed et les |)bigttets revUnD^t obucêii^nt » à leur place. »
Il est clair cependant cpi' au lieu de laisser tomber ainsi les poignets pour porter un cheval en avant, il £aut, au, contraire , les soutenir pour empêcher le cheval de prendjre iles positiqpfi ^ricieuses qui le rendraient indocile. Si Ton néglige de Taider ainsi , comment s'enlèvera-t-il ? Son instinct lui servira, sans doute ; mais alors où est Fécuyer?
Ce quil faut, c*est, par Taccord des mains et des jambes, donner au cheval une bonne position, l'impulsion une fois communiquée, diminuer imperceptiblement la tension des rênes, mais sans baisser les poignets.
L*écuyer doit savoir disposer des forces de son cheval , comme ce diernier s*en sert lui-même dans rétat de nature. Étudiez donc sa marche naturelle , et vous aurez des prindpes certains.
* L*esprit cultivé n'intervertit point les lois de la nature.
ACCULER (s'), c'est le mouvement d'un cheval qui, après avoir reculé contre un mur, y reste opiniâtrement attaché. C'est aussi l'action de celui qui rétrécit le cercle sur lequel il doit marcher, malgré les efforts du cavalier.
Ce défaut peut venir d'une mauvaise habitude d'éducation, mais le plus souvent il tient à la faiblesse du cheval; dan^ ce dernier cas, la douceur et les exercices modérés $6nt le meilleur remède; dans le premier, il faut d'abord, par de vigoureuses atta-
ACHfi:MINER. S
qnes, Vaccautumer à craindre les jdtiibes; et si ce moyen est insuffisant, il en est un autre d'un succès infaillible. Choisissez un endroit assez vaste pour que votre cheval poisse y reculer sans danger, et, après avoir donné tout le liant possible à son encolure, faites- le reculer lentement; il s'y prêtera volontiers les premières fois, ayaiit acquis le sentiment que c'est tin nïx)yeri de résistance : mais bientôt la cotïtinutté de ce reculé, obtenu par les douloureuses pressions du mots , lui fera comprendre qu'il y est assujetti; cette connaissance et les fatigues de ce mouvement rétrograde te feront vous résister ; c'est alors qu'il faudra le contraindre à reculer encore quelques minutes, et bientôt vous le verrez éviter d'employer comme défense ce dont vous lui aurez fait une sujétion.
Quant au cavalier dont le cheval s'accule en rétrécissant le cercle qu'il veut lui faire parcourir, c'est à lui-même à s'exercer, à étudier le mécanisme de ses mouvements, jusqu'à ce qu'il en §oit assez naattre pont tenir son cheval sur les lignes qui lui conviennent.
* ACCULER UN CHCVAL. Les caractères les plus flegmatiques ont leurs moments d'exaspération, quand ils sont poussés à bout.
Quelque calme que soit un cheval, si le cavalier le comprime trop péniblement, il V acculera et pourra même le renverser, surtout alors que le cheval a peu die force dans son arrière-main.
* Les mauvais préceptes paralysent souvent les bonnes intentions.
ACHEMINER UN CHEVAL^ vieux mot qui