ACTION
signifie accoutumer un jeune cheval à marcher droit devant lui. Ordinairement on abandonne ce travail à ce qu'on appelle des casse-cou. Selon moi, c*est un tort, et cette première éducation devrait être, au contraire, réservée à des hommes d un certain savoir.
Pour acheminer convenablement un cheval , il ne suffit pas d*être solide en selle; il faut discerner et réprimer tout de suite ses mauvais penchants, sinon on prépare à l'écuyer des peines qu'il pouvait éviter.
Il en est du jeune cheval comme de l'enfant , toujours habile à profiter d'abord , à abuser ensuite de la négligence qu'on a mise dans ses premières leçons, c*est alors qu'il contracte le plus souvent des défauts et un esprit de révolte dont une main savante eût corrigé même le germe.
* Après Dieu, l'homme seul a un pouvoir magique sur tout ce qui l'entoure.
ACHEVER UN CHEVAL, c'est terminer la série de ses exercices de manège.
* Un bon naturel ne peut jamais dissimuler ses généreux élans.
ACTION y effet de la force qui met le cheval en mouvement. Cette force vient ou du cheval , ou du cavalier ; on dit : Avoir de V action, donner de l action.
Les chevaux qui ont naturellement de l'action primitive sont plus faciles à dresser, et moins sujets à se défendre que d'autres; leur tendance à se porter en avant leur permet de mieux apprécier les divers contacts du mors , de prendre plus vite une bonne position de tête, d'encolure , et de mieux rester dans la main.