INTELLIGENCE
n*est pas le résultat d'une mauvaise répartition de forces , ou d'un travail prématuré.
* La bouffissure humaine est insatiable ; elle se repaît du bien d'autrui.
INSTINCT. N'accorder que de l'instinct au cheval , c'est de notre part une vanité que je ne relèverais pas, si elle ne devait pas nuire à son édpcation.
( Voyez INTELLIGENCE.)
* La fatuité méconnait les qualités qu'elle ne possède qu'imparfaitement.
INTELLIGENCE (de 1') du cheval.
J'ai toujours cru à l'intelligence du cheval, et c'est sur cette opinion que j'ai basé ma méthode et tous les principes énoncés dans cet ouvrage. Grâce à elle, en maîtrisant la volonté du cheval, je suis parvenu à n'exiger de lui que ce qui, préalablement, avait saisi son intelligence.
Je ne m'occuperais pas du développement de cette thèse, si elle n'était que curieuse ; mais cette intelligence du cheval est , selon moi , si utile et si précieuse, que j'ai cru indispensable de mettre au jour le fruit de mes études.
L'écuyer qui traite l'animal comme une machine soumise seulement à l'impression du moment, sans souvenir et sans conception , ne sera jamais qu'un mauvais écuyer. Comment , en effet, n'accorder que de l'instinct à l'être qui discerne le bien d'avec le mal, apprécie les circonstances, et juge même de la capacité du cavalier ! Sans doute il ne sait rien à l'avance; les enfants dont on commence l'éducation en savent-ils davantage? Disons-le donc, les idées innées sont le propre de V instinct; mais V intelligence