‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 50 sur 73 · LEÇON · texte numérisé non relu

LEÇON

soumission, mais il court le danger de tomber, el de compromettre ainsi les jours de celui qui le monte.

* Le langage sans à-propos est un bavardage en pure perte.

LEÇON. Donner une leçon , c'est expliquer à ses élèves les principes à l'aide desquels on arrive à suivre d'abord et à diriger ensuite les mouvements du cheval.

II y a plusieurs manières de démontrer Téquitation , dit-on sans cesse; quelle est la meilleure? Voilà ce qu'il est difficile de résoudre , du moins pour les élèves , parce qu'ils attachent naturellement un peu de gloriole à rehausser le talent de leur professeur ; aussi conviennent-ils avec peine de son incapacité ; en admettant même qu'ils aient les connaissances requises pour en juger ; car il faut posséder au fond une science pour apprécier le savoir des hommes qui la cultivent.

Quant à moi , je crois que le premier mérite de l'écuyer qui enseigne, est d'observer dans sa leçon une marche non-seulement progressive , mais surtout rationnelle. Il en est ( qu'on nous passe celle comparaison) des mouvements de l'élève, par rapport à son aplomb, comme de ceux du cheval, relativement à sa position : l'assiette de l'un , comme l'équilibre de l'autre, doit précéder tout mouvement des extrémités ; sans ce soin , les progrès sont d'une désespérante lenteur.

Mes collègues ne m'en voudront sûrement pas, si, tout en laissant chacun agir à sa manière, je cherche à faire connaître la pratique qui m'a paru la plus

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