‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 68 sur 73 · SCIER · texte numérisé non relu

SCIER

Ouelques mînjites^e pUte-ljpnse ivodéreront cette fou^uç; Le tr^^viiil en pUce et Vailure du pas feront Iç reste pour îjjîterçepler les forces de l'animal et les soumettre à Teffet de$ nôtres.

* Tout nç serait que confusion si Tordre n*arrivait pour mettre chaque chose à sa place.

SAUT Ô£ TfV^f ^'^^ u" P^^^^ mouvement du cheval qui imite le saut d^une pie.

Rien ne dénote le cheval malmonlé comme de le voir, tous les cinq ou six temps de pas, se contracter^ tendre se§ jambes de devant, et faire ce petit saut.

Ce défaut ^ car c'en est un, est pour l'ordinaire up signe de faiblesse che^ le cheval , et d'une irrécusable maladresse chez îe cavalier, qui recherche mal à propos SOT) coursier ,.$90S consulter ses moyens.

L'ensçmble de nion ouvrage n'a pas d'autre but que de faire comprendre comment on évite de détruire ainsi rharmonie des forces d'un cheval ; une fois ce défaut contracté , le remède est le même que pour tous ceux qui tiennent à des vices d'éducation. C'est encore et toujours par l'assouplissement en place et les allures lentes qu'on rend aux chevaux , ainsi viciés, l'équilibre et l'obéi^ance. {Voyez éducation BAISOXNÉE.)

* C'est eo détournant les mauvaises pensées qu'on les combat.

SCIEB nu BRIHOIf ou DU FIUT , c'est faire aller et venir l'embouchure de ce frein , en tirant alteriî^itivçmont sur l'une et l'autre rêne,

A l'aide de ce mouvement, on enlève la tête du cheval qui s'encapudionnc ou de celui dont Tenco-

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lure s'affaisse, et on Farrête lorsqu'il s'emporte en prenant lune de ces deux positions.

L'action de scier du filet doit être Tive, augmentée graduellement , et diminuée de même quand le cheval vient à céder. [Voyez ramener.)

* On ne connaît les amis qu'aprè^ les avoir mis à répreuve.

. SELLE. Cette partie du harnachement du cheval est trop généralement connue pour qu*il soit besoin de la définir. J'expliquerai seulement les avantages des différentes selles.

]}*abord nous mettrons de côté la selle à piqué dans laquelle le cavalier se trouve, pour ainsi dire, emboîté, ce qui est loin de parler en faveur de son assiette. On ne s'en sert plus maintenant que pour les sauteurs dans les piliers. £t encore, en admettant que ce travail ait quelque utilité, n'est-ce pas avec la selle à piqué qu'on peut s'en apercevoir; il vaut mieux que le sauteur soit moins violent dans ses mouvements, et que le cavalier s'habitue à les supporter avec une selle ordinaire.

La selle rase, dite à la française, est préférable, parce qu'elle offre des difficultés qu'il faut apprendre à combattre. En effet, on ne parvient à se bien tenir dessus qu'après de fructueuses épreuves.

Cependant, en maintes occasions, il faut se conformer à la mode et adopter la selle à l'anglaise , qui a ses avantages; elle est plus légère et ne comporte pas une tenue de rigueur comme l'autre, qui nécessite presque les bottes à l'écuyère; aussi pour la promenade, la selle à l'anglaise e$t-e)|e plus comipjxîe et pins usitée.

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Le mouvement à Faide duquel on évite les réactions du cheval à Tallure du Irot , ce qu'on appelle trotter à V anglaise, se fait plus facilement sur cette dernière selle , et serait déplacé sur l'autre.

En deux mots, la selle anglaise est bonne pour les promenades, et la selle française pour le manège. Je ne prétends pas dire par là que sans cette vdernière selle on ne puisse pas dresser un cheval , surtout depuis qu'on a introduit une amélioration sensible dans la confection des selles anglaises; mais je crois, malgré tout, que Ton doit accorder la préférence à la selle française pour éviter Tincertilude dont le cheval abuserait bientôt contre nous.

Au surplus, quelle que soit la selle que Ton adopte , il faut , pour ne pas blesser le cheval , qu'elle touche également toutes les parties de son corps , à l'exception du garrot, de l'épine du dos et du rognon , dont elle devra être éloignée d'un pouce ou de dix-huit lignes. La croupière ne sera ni trop serrée ni trop lâche; les sangles doivent avoir un juste degré de tension qui empêche le vacillement de la selle , sans pour cela gêner en rien l'animal.

Bien des défenses , dont on ne se rend pas compte, tiennent à ce que les sangles ou la croupière ne sont pas disposées convenablement.

* Le tact ménage les susceptibilités et fait naître la sympathie.

SENTIR SON CHEVAL, c'est se rendre raison, avec Y assiette, de tous ses mouvements, et savoir en profiter pour obtenir ce qu'on exige de lui. Ce sentiment constitue le véritable homme de cheval.

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