‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 16 sur 67 · AO CARACOLER · texte numérisé non relu

AO CARACOLER

ternent la gradation des principes que j'ai formulés.

CABRIOLE ou CAPWOLE (la), se dit da mouvement que fait le cheval lorsqu'il est en Fair, également élevé do devant et du derrière, et qu il détache la ruade.

La capriole n'est d'aneune ntilitéen équitation. On a rbabitude, dans beaucoup d'écoles, de s'en servir entre les piliers, pour consolider la tenue des élèves.

CADENCE (la) est la précision des mouvements d'un cheval lorsqu'il marche, trotte ou galope«

Le cheval est cadencé quand ses temps sont justes, assez égaux pour laisser distinguer aisément la motion de chaque jambe et quand cellesci restent un moment comme suspendues en l'air.

Pour obtenir et conserver cette brillante régularité, il faut que le cavalier, à 1 aide de Tassiette, sente bien le mouvement des jambes et la disposition du corps de son cheval; il faut, de plus, que ses jambes et sa main soient prêtes h rétablir celte harmonie, si quelque incertitude du cheval venait à la déranger.

CARACOLER , c'est traTailler le cheval dans

un manège, sans assujettissement de terrain. U

caBomLi M

faut, pour faire caracoler uu cheval avec précitton et saDS l'énenrer, le tenir bien rassemblé et ne pas abuser de ses moyens en prolougeaat trop ce geore d'exercice.

On ne tarderait pas i fatiguer et .même ruiner un cheval en cherchant k le taire caracoler, si Ton n'avait égard aux positions qui amènent œ mouvement; aussi ue faut-il arriver là ijue lentement et par degrés.

CARRIERE (la) est un carré long» borde de tertres de gazon, dans lequel on exerce les chevaux. Il n'existe plus de ces sortes de manèges découverts que dans les haras et dans les écoles de cavalerie; il serait cependant utile et agréable que toutes les écoles en possédassent pour la belle saison; outre qu'ils sont plus vastes, le cheval en plein air conserve plus de vigueur, travaille aveo plus de plaisir, et se porte beaucoup mieux.

: CARROUSEL (le) est une image de combats représentée par un certain nombre de cavaliers divisés en plusieurs quadrilles.

Sans doute cet exercice est utile aux militaires, parce qu'ils apprennent à manier le sabre et à conduire leurs chevaux avec plus de dextérité; mais il Test peut-être plus encore pour les cavaliers civils, dont il faut stimuler Tardeur.

^1 GAIMMÔV.

Or, rien ne douue d'émulation comme les évolutions &ite6 au son des instramenta, el si ïqb ajoute le jeu de bagnos, qui prête de l'aisaneeiit de la grâce, les manœuvres de cavalerie, les con? tredtnses, et*!.* etc., on fiiit des études équestres un véritable divertissement. Aussi j'engage beau-' coup les professeurs k adopter ces petites fêtes; elles inspirent un degré d amour- propre utile aux progrès de lart,

CASS£~COU. On appelle ainsi dans les manèges et chez les maquignons les gens employés à monter les chevaux vicieux et à débourrer les jeunes.

Si l'on entend par un casse-cou un homme doué de vigueur physique et morale» un homme intelligent et doui qui, sans être versé dans les secrets de Vequiuiùon, en sache assez pour réprimor si^ns brutalité les capri<ies ou les fougues des jeunes chevaux, je suis dès lors tout disposé à l'admettre et à les lui faire monter, mais en ma présence, toutefoif>* cair je tiens à ce que les premières leçons données au cheval le soient d'une manière assez intelligente pour qu'elles lui pro^ fitentpar la suite. On conçoit qu'avec cette manière de procéder dans le choix de l'homme et avec les soins que je mettrais à donner une direction juste à ses mouvements instinctiis, je ne pourrais que bien m'en trouTer« Mais où espérer

CASSE cou. i!l3

le renoontrer? Voilà la diffîoultéi aassi» siii8«j6

peu partisaa des hoinmet»appel^ casse-cou. Com« bi^a la plupart de oeiu qui ^eroeîit oellé pro* feosion né sont-ils pas h ctaindre I Brusques et emportés pour l'ordinaire, ils frappent sans mé« nagemeiïts Tanimal ipiorant on &ible qui, fanfe de coropreudre, refuse de répondre à leurs stupidea et machinales intorpeilaliona* Aussi que de

lares et de défenses sont les suites de leurs mau- ' vais traitements, et eombieu de bons obevaux ont été mÎB hors de seryioe I En &nt*tl dayantage ' pour réveiller 1 atteulion de quiconque les aime, et rengage!* à être aerupulenx dans Je choix dn casse-cou auquel il fera monter ses chevaux? Oui, certes, il vandrait mieux le« laisser dans leur ignorance que de les instruire en prenant sur leurs qualités, ou bien que d'augmenter leura défenses par dee mauvais traiteroenta continuels. Voilà, cependant) où peut conduire le peu de diaœrnement que Ton apporte dans le choix des cassé -cou. Je sais bien qu ils sont indispensables chez les marohanda de chevaux ; mais là ils sont peu à craindre, d'abord parce que les chevau* restent peu de temps chez le même propriétaire, ensuite parœ qu'il n'entre pas dans son esprit de les faire dresser, mais seulement (ie les iaire monter, pour qu'ils marchent droit devant eux. Le casse-cou peut donc être de quelque utilité, et c'est ail marchand à choisir un homme qui ne

paralyse pas les moyens du cheval. Je me résume» et dis que le casse-cou demaude à^étre bien choisi pour être yratment utile, et que dans le cas contraire^ on doit s'attendre à des inconvénients de toutes sortes.

CAVEÇONt bande de fer, tournée en arc,

ayant un anneau au milieu, montée de têtière et de sous-gorge.

On se figurait jadis dresser merveilleusement un cheval, développer ses épaules et abréger son inslrnction, en le faisant trotter è toute extension, à Taide d'une longe attachée à l'anneau du caveçon.

M. de la Guërinière, par exemple, nous apprend k quel degré de faveur était encore de son temps le caveçon. A la page 68, édition in-folio, l'auteur nous indique les instruments avec lesquels il dresse les chevaux. Il rapporte la haute opinion de deux grands écuyers, MM. Delabroue et Newcastle, sur les ressources que le cavalier peut tirer d'un caveçon è deux longes attachées à la selle, et dont il saura se servir alternativement avec la bride. Il est possible qu'à cette époque, ces ruojuns, faute de mieux» fussent de quelque secours; les planches qui se trouvent

dans rin-foiiû de M. de la Guérinière, en mon- • trant quelle était la dimension des branches du mors, fait concevoir qu'avec de tels leviers il

C4VJBCCUL &5

fallait des uioyea^ proportioaaels pour ea modérer l'action ; mais, certes, le caveçon ne remplaçait que bien imparfaitement notre tilet.

Parmi les écuyers plus moderpas, l'avantage est controversé; il règne, par exemple, du désaccord entre M. C et M. R , qui est, je

crois, son élève, sur F usage de la plate-looge. Le premier explique les inconvénienls qu'il y a à se servir d un auxiliaire pour y exercer le cheval; et le second prétend qu'il en faut indispensable^ meut un. Je ne relate ce fait, au resle de peu d'importance et d'utilicé, que pour moatrer combien les sentimenls sont divisés sur les choses les plus simples ; tel ouvragé défend ce qu'un autre prescrit. Les hommes et les chevaux sontils d'une nature dillerenle ? INon, mais c'est qu'on veut réduire en principe des choses tout k fait insiguiiianles.

Du reste , il &ut espérer que l'expérience fera, abandonner peu à peu les vieilles pratiques; le caveçon tombera en défaveur; on comprendra que la position que les chevaux prennent pendant ce genre d'exercice n est pas du tout celle qu'il faut leur donner pour les diriger, et que leur instruction s'en trouve naturellejuent retardée ; on découvrira de plus une foule d'inconvénients qui peuvent en résulter, par les efforts violents que font certains.clievaux ; et on arrivera à conclure que le moyen n'est vraiment utile que

h% CBNTBE.

pour assujettir ua cheval trop fougueux et le rendre sage au montoir; encore ne £iut-ii s'en servir qu'avec une grande modératien.

CENTRE DE GRAVITÉ. Le centre de gravité est le ])oint où viennent s-e réunir les forces du cheval et qui ienr sert en même temps de foyer; sa vérihHi)!^ place est au milieu du corps.

Cette disposition se rencontre rat émeut chez les chevaui avant leur édocalion , les belles constructions ont seules cet ayantage.

Il est iiicile de comprendre maintenant le point de départ des défenses: soit que le cheval rue, se cabre on s'emporte, la mauvaise place occopée par le centre de gravité en est toujours la cause. Cette cause tient elle-même À une construction défectueuse qu'on ne peut changer, il est vrai, mais dont on peut toujours modifier les ellets. Si le cheval rue, le centre de gravité est sar les épaules ; il est sur la croupe lorsque l'aninMil se c ibre; et trop en avant du milieu du corps, lorsqu'il s'emporte. L'unique préoccupation dn cavalier doit donc être de conserver toujours au milieu du corps du cheval le centre de gravité, puisqu'il évitera par là les défenses, et qu'il ramènera les forces du cheval mal conformé à la véritable place qu'elles occupent dans les belles organisations. C'est ce qui me £ait dire qu'un cheval bien OQwtrait ne peul se livrer h ces défenses, ni è des

GHAMBftlÈBfi. h1

mouvements désordonnés, car il lui faudrait des efforts sarnaturels poar détruire l'harmonie de 868 resBorls et donner un aussi grand déplaœment au centre de gravité. Ainsi, quand je parle de la néceflsité de donner au cheval un nouvel équilibre pour prévenir ses défenses et remédier an disgracieux de ses formes , j entends désigner la combinaison de forces dont je viens de m occuper, ou pour mieux dire, la transposition du cenire de gravité d'une place k une autre. Toute l'éducation du cheval est dans ce résultat.

CHAMBRIERE, c'est une bande de cuir, de deux mètres de long« attadiiée au bout d'une canne en jonc, longue d'environ un mètre trente cent.

Il n'y a pas vingt ans encore, c'eût été, pour un éQuyer, an crime de Ihe^équitatim de paraître dans un uianége sans avoir une chambrière h la main. Le profi«senr s'en servait pour corriger le cheval que le cavalier ne maîtrisait pas assez, et quelquefois même pour corriger l'élève.

On conçoit qu'il n'y a^ait rien dans ce procédé brutal qui pùt accélérer les progrès de l'art. Maintenant beancoup d'écuyers parlent , rtdsonnent, définissent chaque principe, et répondent aux questions par des dissertations instructives. Car aujourd'hui les professeurs sont devenus plus que des hommes de cheval, et savent aussi parler le langage des gens Men nés»

GBANGEMBNT.

CHÂNGËDAêMT DE DiKECTlON. L'action de changer de direction ou de tourner est synonyme. Comiue nous parlons toujours d'une éducation à faire, nous dirons qu'on ne doit changer de direction qu'après avoir rendu le cbeval léger en ligne droite; puisque la difficulté qu'il présen* ter ait pour se porter à droite ou à gauche aurait pour point de départ la résistance première qu'il opposerait. La bride n'ayant pas d'abord d'effet déterminant réel dans 1 un ou 1 aulre de ces deux sens, et que ce n'est que par l'éducation que le cheval y répond, il la ut donc se servir de la rêne du filet du côté où Ton veut le diriger, et peu à peu conlinuer le mouvement avec la bride. A part celte petite déliai tion, le moyen est le même que celui dont on se servait précédemment; il n'en est pas ainsi pour les Jambes, leur eûet est diamétralement opposé à celui qu'on leur attribuait dans l'ancienne équitation ; c'est encore une innovation si naturelle, que j'ai peine à concevoir qu'on n'ait pas appliqué ce moyen avant moi.

C'est le seul ratio nneli puisque dans la conversion à droite, par exemple, c'est la jambe droite de derrière qui servira de pivot el supportera tout le poids de la masse, pendant que la jambe gauche de derrière et les jambes de devant décriront un cercle plus ou moins étendu; c'est donc la jambe gauche du cavalier qui contiendra la croupe, pour que le poids de Tavant-main ait

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la &ci]i(é de se reporter sor le derrière, reflux de poids indispensable pour que les jambes de devant exécutent une rotation plus grande autour des jambes de derrière, puisqu elles ont un plus grand cercle à parcourir.^ '

GHâISGëMENT de main. On appelle chm^ gemmt de main le passage du cheyal par une ligne diagonale » prenant à la sortie du coin qui mène au grand côté du man^e et finissant k

l'autre extrémité, à pareille distance du coin opposé*

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