‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 36 sur 67 · UO PAIT · texte numérisé non relu

UO PAIT

quand, par un juste emploi de force, on aura plus de poids gur la selle. Alors les fesses y seront plus adhérentes , les genoux se porteront moins en ayant, et leur immobilité empêchera le pied de quitter l'étrier, qui ne doit être chaussé que jusqu'à la naissance des doigts. Le talon sera an peu plus bas, ce qui s'obtiendra aisément si la jambe tombe sâiis ibrce.

La plupart des élèves se figurent que les étriers attirent les jambes on avant ; c'est une erreur : les jambes descendent comme les étriers, perpendiculairement ; mais ce qui les porte en aypint, c'est la forte tension que i on donne aux muscles pour peser sur Tétrier.

FAÇONNER m CHEVAL, c'est le rendre régulier et gracieux dans ses exercices.

FAIRE LA RÉVÉRENCE, se dit d'un cheval qui. fait un faux pas.

Quand un cheval est sujet à ces génuflexions, c'est au cavalier h le placer et à le soutenir dans la main et les Jambes, pour que les Ilux et reflux de poids soient faciles et réguliers.

FAIT (le cheval) est celui dont Téducation est

terminée.

FAHTAISIB. IM

Les ch.evaux faits conviennent plus particulièrement aux dames ; il faut que ceux qui leur sont destinés soient familiarisés avec tous les objets qu'ils peuvent rencontrer. Il est surtout nécessaire qu'ils soient d'une bonne construction, cest-à-dire qu'ils aient d'excellents reins, des hanches larges et longues, de bons jarrets; si leur éducation est faite avec suite et gradation, il sera facile en peu de temps de les confier k une dame.

FALCADE (la) était un résumé, en quelques

petits sauts ou courbettes, des exercices d*un cheval; c'en était comme la cadence par&ite.

Alors que l'équit ition était cultivée avec zèle et ardeur, le travail des chevaux avait une sorte de nftétbode rigoureuse, une suite, comme un dis* cours oratoire ; un pas rassemblé servait à'exorde; puis on entrait en matière^par un trot cadencé, c'était la narration; quelques temps de galop faisaient les prew>e$ du cheval ; ensuite des airs bas et relevés présentaient la confirmation ; le tout se terminait par une blcade, féroraum digne de ces brillants exercices.

FANTAISIE, te cheval qui a des fantaisies est celui qui, de temps a autre, veut sauter, tourner ou reculer^ contre la volonté du cavalier.

ik2 PAROUGHS.

Pour qoe le ehev»! mire h ce point de mépriser les aides et le châtiment de celui qui le moDte, il &ut qu'il ait été bien mal mené ou

conduit par des cavaliers poltrons et pusillanimes.

Avec dn soin, on pent' rendre ces chevani-là

soumis; seuieaient il faudra un temps plus long pour lea ramener dans un juste équilibre, moyen

d'une efficacité certaine contre les fantaisies du cheval.

FANTASQUE. [Voyez fantaisie.)

FAROUCHE. Un cheval est farouche quiuid il craint la présence de l'homme; les poulains qu'on abandonne dans les herbages sans les ap^ procher» ou qu'on n approciie qu avec brutalité, deviennent fiirouches.

J'ajouterai, à pro[>oR de celte observation, que la majeure partie- dea défauts, d'un cheval sont une preuve même de sa m^noire et de son intelligence dont on s inquiète généralement trop peu ; on oubUeque l'acte de la veille produit son résultat le lendemain; qu il iaut ménager, pour le jeune cheval, les circonstances d'éducation, comme pour un enfiint, et de même qu'm ne doit entourer celui-ci que de gens capables de lui donner de bonnes habitudes, de mémo aussi, il esta souhaiter que les éleveurs aient des hummes

FUME. lAB.

d'un naturel doux et patient pour approcher les pûukiiu»! I^Q^ inspirer la confiance que les

mauvais traitements leurôtent,

FAUX, c'est quand le cbeval galope à main droite dans un manège, et que ses jambes gauches arriyent sur le sol en aTant des droites, et vice ver$â pour 1 autre main.

n n'ya pas de galop faux en ligne droite; mais, dans un manège, l'équilibre exige que les jambes les plus rapprochées du centre arrivent en avilnl des antres ; quand il en est autrement, te cheval perd son aplomb et court risque de tomber. (Voyiz oalop.)

Il est bon, pour changer le travail du cheval et éviter la routine, de le £ùre galoper sur Vun et sur Tautre pied à la même main ; cela devra se pratiquer surtout pour le cbeval que Ton voudra amener à changer de pied du tact au tact. C'est par la multiplicité des changements de pied avec temps d'arrêt qu'on arrivera, sans efforts, à obtenir les changements de pied du tact au tact.

FERME. On appelle traoaitter ferme à ferme,

manier le cbeval sans bouger de place, comme au piaffer.

Partir au gabp de pied fertne, c'est, de 1 état de repos, enle.ver le cheval au galop. Les jarrets ont besoin d'un ^rt considéiable pour donner

ilA FIER.

cet élan sponlHué; aussi le cavalier doit-il s assurer de la bonté de leur consIructioD, avant de les

comprimer aussi fortemenf, et n'essayer ce travail qu'après avoir obtenu sans peine le passage du pas au galop..

FËRMËR, c'est terminer entièrement une

ligure. Cela se dit surtout du travail de deux pistes. Si la croupe n arrive pas en même temps que les épaules sur la piste, le cheval a mal fermé son air de manège*

Tous les chevaux, mais surtout ceux abandonnés aux élèves, gagnent volontiers à la main, à Ja lin d'une figure de deux pistes. La propension qu'ils ont à revenir aux allures naturelles, exige de l'accord pour les empêcher de les reprendre avant d'avoir atteint le point voulu; aussi* dans ce genru de travail, les derniers pas sont souvent les plus difUciles, et c'est k les bien exécuter que l'élève doit s'exercer.

FIER, se dit d'un cheval ardent et gracieux

dans sa démarche. Les chevaux iiers sont agréables & monter et faciles à dresser; malheureusement pour l'espèce et pour beaucoup de négligents écuyers, ils sont rares.

Cette cause devrait bien engager ces derniers k redoubler d'efforts et d'études, afin qu'au moins l'art pùt établir une compensation.

PJLET. ik5

FiLET (le) esl» comme le Inridon» me sorte de mors brisé et dépourvu de branches. 11 est ordinairement de deux pièces, quelquefois de trois; mais la troisième est sans utilité spéciale.

Je n entends point parler ici du bridoii dont on se sert pour débourrer les chevaux tout k fait

ignorants, et que je regarde comme complètement inutile. Je ne traiterai, dans ce chapitre, que du filet qui doit accompagner le mors dans la bouche du cheval,

A voir le silence des auteurs, dont aucun ne s est occupé particulièrement du tilet, on devinerait difficilement le parti qu'on en peut tirer ; il présente cependant des avantages sans nombre.

£n effet, malgré toute la puissance que l'on prête au mors pour imprimer au cheval une direclioii de droite à gauche ou de gauche à droite, il est aisé de prouver qu'il n'a pas de sensation locale ; car les chevaux embouchés pour la première fois ne comprennent rien aux pressions des rênes, et au lieu de se porter à droite, k la suite du contact de la réne gauche, ils tournent h gaucfae ou restent en place, ce qui prouve évidemment qu'ils ne ressentent pas l'effet direct qui les invite à se porter de ce côté.

Je me suis assuré de ce fait sur un cheval

dressé» en attachant les rênes de la bride aux deux

cêtés de la muserolle ; par une simple pression

de la réne droite, par exemple, sur l'encolure,

j ai déterminé le cheval à gauclie, et vice vcnâ.

Si I0 oheval ignorant ne répond p«i au oootaot du mors^ et qu'une fois dressé il obéiase à la simple pMaaion des rénea, ôn doit en conclure que le mars n'a pas d'effet déterminant pour porter à droite et à gauche, maia que cet effet eat tout dans le savoir du cheval.

Durant l'éducation, c'est donc auliietqu il faut recourir, puisque, par aa conatraotion brisée et fcon action locale, il apprendra au cheval à repondre è des preaaions qu'on pourra eierœrd'un cAté sans que Tautre soit averti, pressions qui disposeront sa tète et aoa encolure du côté dé^ terminant.

Du reste, ce n'e^t pas seulement pour disposer la tète et l'eneolore qu'il faut user de ces prasioni

préparatoires : le filet doit encore précciier les rênes de la bride dans tous les changements de direction , pendant les commencements du dremrj c est-à-dire jusqu à ce que le ciieval réponde, sans la moindre opposition, à l-actionde ces dernières. Avec cette précaution, on évite les résistances et on amène ÎQsensiblement le dieval àae soumettre au contact des rênes. Un autre effet non moins avantageux du lilet est de fixer la tète dans sa juste position ; sans le filet la tendance du cheval k fuir Taction du mors, en prenant diverses poses d'encolqre , le soustrairait sans cesse au pouvoir du cavalier.

Mais, grâce nux eflels bien déterminés du idef., on peut aosaitAt obvier âo mauTais emploi de forces du cheval , ou à l'efTet qu amène le trop prompt usage de la bride, et en outre éviter les déAnisesi, et terminer plus vite l'éducation. Je recommande particulièrement un filet muni de deux montants auxquels viennent se fixer ceux< du bridon ; par sa construction il ne peut entrer dans h bouche du cheval, dans Temploi latéral que 1 on en fait.

FIN. Un cheval est fin quand il a la tête sèche, la taille dégagée et les jambes en rapport avec le corps. On appelle encore fin celui qui ré[)ond vivement aux aides du cavalier.

Tout cheval dont la pôsîttbn sera bien ei^ équilibre, aura cette dernière qualité. C'est donc à lui donner cet aplomb que le cavalier doit principa-^ lement s'attacher.

FINGART, vieux. mot qui signifie un cheval ramingue. (Foyejs RAHiNGUE.)

FINIR UN CHËVÂL, c'est terminer son éducation. (Foj/ez dresser.)

FLEXIONS. Les llexions ont puur but d'assouplir toutes les parties du cheval et de le rendre,

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