‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 48 sur 67 · M MA · texte numérisé non relu

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qui résistent ou se défeodeut» oui une contraction continue de la mâchoire ; ce doit être, une raison bien puissante pour mettre toute l'attention possible k entretenir une flexible mobilité de la mâchoire. (Pour les moyens à employer^ voyez

FLKXUWS»)

MaHS LEGERE. On désigne ainsi la main du cavalier qui n oppose à son cfaeyal que peu de

forces, et lui laisse mémo les rênes presque flottantes; cette manière peut être bonne avec un > cheval bien dressé et dans la main ; mais, pris comme éloge gênerai, c'est un non- sens. Pour indiquer un cavalier qui conduit bien» et par des mouvements peu apparents, il laul dire qu'il a la main savante, et non pas qu'il a la main légère. En effet, si la légèreté eist utile dans les moments

* oii le cheval est bien ramené, la résistance, à ■on tour, est également indispensable quand il cherche à se déplacer, et c'est par un juste emploi de force qu'on donne an cheval la finesse

. qui constitue le draser ; cette condition remplie, on aura alors» non ce qu'on appelle, si impro* prement, me motn Ughre^ mais une mam tamnle.

Main igno&antë est celle qui ne saura pas saisir les temps et changer i propos Templot de sès

forces. Ld main qui abandonnerait le cheval, sans égard à la position, serait comprise dans cette dé* MminatiiMi.

MAKÉBI. fl07

MAITHE A DAjXSEH {avoir des pieds en), signifie les avoir en dehors*

Celte mauvaise position, disgraoieuse et contraire au boa usage des jambes, tient le plus sou* Vent à ce que les caisses du eavaiier ne sont pas tournées sur leur plat. Cest un deiauià rectifier en exerçant ces parties par de' fréquents mouye* ments de rolation de dehors eu dedans.

Une fois les cuisses bien placées, les jambes et les pieds le seront aussi, s'ils tombent naturelle-» meat> et ainsi toute la force de ces derniers sm réseryée pour l'usage des éperons.

Aiia de se donner uu air plus cavalier, il est des jeunes gens qui forcent en dedans la position des pieds; c'est une mode non-seulement ridicule ^ mais nuisible, puisqu'elle contracte la jambe, empêche sa liaison intima avec le cheval, et rend sa mobilité difficile.

MANÈGE. On entend par ce mot le lieu où Ton dresse les cbevaux et où l'on donne des leçons d'équitation. Il y en a de diverses grandeurs; les beaux manèges civils ont ordinairement quarante mètres de long sur dix mètres de large. Ceux de cavalerie sont beaucoup plus grands, mais toujours dans les mêmes proportions. Bien qu'il soit facile de dreâser les ehevaux M d'apprendre à les moater en plein air et sur des routes npn drcooscrites» je crois que rien n'est compa*

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rable à un manège couvert. Là, 1 élève n'est distrait par rien, et toujours en vue du professeur à .qui il est facile de suivre ses mouvements, et de profiter de toutes les circonstances qui peuvent accélérer ses progrès. AussilAt que le cheyal est aple à comprendre, et Télève arrivé à user par lui-même de ses moyens de répression» il est utile qu'ils sortent pour qu'ils acquièrent toute la hardiesse qui leur est nécessaire; mais il faut que le cheval conserve la bonne position qui lui a été donnée au manège, et que le cavalier (quoique je lui prescrive moi-même de trotter i langlaise) s'attache i ne déroger en rien aux principes qu'il a reçus* En effet, de ces principes dépendent sa grâce, sa solidité et les moyens de bien diriger ' son chevaL Pourquoi la mode actuelle, qui est le fruit de Tignorance, prévaodrait-elle sur lé sa* voir? C'est cependant ce qui arrive. L'élève qui se fiiisait remarquer au manège par sa position et. . la précision de ses mouvements, n'est plus recon-. naiasable quelque temps après ; son corps est ployé en deux, ses cuisses sont en avant des quartiers de la selle, et les jambes à soixante centimètres des flancs du cheval ; ses rênes flottent, et le cheval abaudouné na bientôt plus aucun rapport avec le cavalier, dont la science et la s&reté sont tout à sa disposition. Quelle puut être la cause de ce funeste changement ? La crainte, sans doute, d*élre ridicule en restant bel homme de chevaL

MAjQUlGJilON. 309

Ne compreodra-t-on jamais que la position grotesque de nos fashiottables tient à leur amonrpropre? Ils veulent savoir sans apprendre, 1 oj'i^njn t devant leur tenir lieu de tout, et pour cela il a &lltt créer une mode nouvelle de monter è cheval qui fàt tout à leur avantage; aussi, bientôt, le plus ridiculement placé dut-il avoir la palme. C'est ainsi que les arts dégénèrent et que Ton retombe dans l'ignorance et dans l'absurde.

Les professeurs doivent donc redoubler de zèle pour soutenir et rehausser cet art si sublime; art qu'on ne peut acquérir que dans un manège et en présence d'un maître expérimenté; c'est avec des principes puisés dans la nature et démontrés avec clarté qu'on peut espérer voir augmen- ' ter le nombre des hommes de cheval, et remettre à la mode le beau et le vrai, dont on ne devrait jamais s'éloigner.

MAQUIGNON. Jadis on nommait indistinctement maquignons tous les marchands de chevaux ; aujourd'hui ce mot ne s'applique guère qu'en mauvaise part. Les Dictionnaires nouveaux disent que l'on appelle ainsi, les marchands de chevaux' qui font métier de tromper les acheteurs. C'est un tort, sans doute, d'abuser ainsi de la confiance de quiconque paye largement les qualités qu'il croit rencontrer dans un cheval ; mais pourquoi les marchands de chevaux n'auiaienlrils pas le

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