‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 122 sur 455 · DEC Î7S · texte numérisé non relu

DEC Î7S

Tetrada, le quatrième jour de la semaine ou le mercredi.

Theophanii , la fêle de Noël et celle de l'Epiphanie , qui dans les premiers siècles « n Orient étaient célébrées l'une et l'autre In ti janvier. Du mot Theophnnia sont tenus les mots de Tiphagne, Tiphaine, Tliiephunie, etc.

Thore-Maneth , ou lune do Thor, nom donné par les Suédois au mois de janvier et par les Danois au mois de mars.

Traditions (Mercredi des). Voyei Mercredi des Traditions.

Transfigurationis Itominica, le second dimanche de r arôme, à cause de l'évangile du jour.

Iransfijurationis festum, la Transfiguration, le ti août.

Translationis Jesu festum, le 6 août, dite delà Tête de la Transfiguration d.-ins le testament de Rotberlgam, évéqne d'York. Il est probable que le mot translatio y a été mis par erreur au lieu de irausjijurulio.

Très seplimana Paschales, Pentecostes. Nativitatis, etc., les trois semaines commençant au jour de Pâques, de la Pentecôte, d.« Noël, etc. Celte date s'explique par l'usage où l'on était de célébrer jusqu'à trois octaves des grandes fêtes. Quand on n'en célébrait que deux , les deux semaines consacrées à ces deux octaves étaient désignées par le mol Quindena.

Trinitatis (S.) festum, le premier et le dernier dimanche après la Pentecôte, qui étaient également désignés par ce nom ; mais la première comme la principale de ces deux fêtes s'appelait Trinitat Msiivalis.

T/H»&tov, nom donné par les Grecs au dimanche qui précède la Sepluagésime ; on commençait a chanter ce jour-là l'bymno appelée TptMto*', qui durait jusqu'à Pâques.

t yepha'ine. Voyez t'piphania et Théophunia.

VaVetorum festum, la féte aux Variés, lo dimanche après la féte de Saint-Denis , laquelle est le 9 octobre.

Verdi aoré pour Vendredi adoré% c'est-àdire le vendredi saint.

l'eut* (La; de Soim, le jeudi de la quatrième semaine de carême.

• igitia Horemii, la veille de Saint Laurent, ou le 9 août.

Viyinti dies, les vingt jours depuis Noël jusqu'à l'octave des Rots.

Vignerons (Les), le vendredi de la seconde semaine de carém?.

l'iridium dies, le jeudi saint dans quelques anciens calendriers allemands.

V ocem jucunditatis, introït et nom du cinquième dimanche après Pâques.

Witave, ou Witive, octave. On trouve dans le testament d'Alix, femme de Jean, seigneur de Lille, au xiir siècle : Et vel que les devant

dites dix livres soient prises et payées ut

ici laves de cheste Chandeleur prochain à venir.

DÉCLARATION. Les déclarations étaient des ordonnances par lesquelles les rois in-

trrprcLiicnt ou réformaient, en lool ou eu partie, les édiis. Ces pièces no sont pas plus ancienne? que François I". Elles commença lient par ces mots : • A tous ceux qui ces présentes lettres verront » cl étaient scellées «lu grand sceau de cire jaune sur double queue d-> parchemin et d .il ces du jour, du mois et de l'année; à 1<> différence des édita qui n'étaient datés que du mois et de l'année. Ces règles n'ont pas toujours été observées régulièrement. (Voyez Constitution.)

DEMI-BULLES. Ce nom est donné au sceau de plomb employé par les papes entre l'éleclion et la consécration; les demi-bulles ne sont gravées que d'un côté et représentent les SS apôtres. Voyez (Bulles.)

DÉNOMBREMENT. {Voyez Aveu).

DEVISE DES PAPES. ( Voyez Cercle.)

DEVISES des familles et de» ordres de chevalerie. Les devises des familles servent quelquefois de légendes à des contre-sceaux du mu* siècle. Celles des ordres de chevalerie

• nmmcnçent à paraître sur les sceaux de la lin du xv* siècle comme ornements accessoires de l'écu. La devise de l'ordre de la Jarretière : « Honny soit qui mal y pense,» entoure l'écu écartel é aux armes de France et d'Angleterre sur le sceau de Henri MU.

DIADÈME. Sorte de bandeau qui était le symbole de la royauté chei les anciens et dont les rois se ceignaient le front. (Voyez les articles Sceaux, Ornements, etc., | V II.)

D1PLE. La diple , du grec îujrlo; double, est un signe formé d'une double ligne figurant un V couché vers la gauche ^ ou vers la droite <\ ce dernier s'appelle aussi anti- Inmb'in. La diple servait dans les manuscrits à distinguer les citations de l'Ecriture sainte <>u des auteurs. Les bénédictins disent qu'on employait la diple ponctuée, c'est-à-dire ac-

• ompagnée de trois points placés l'un audessus, l'autre au-dessous, cl le troisièmo dans l'intérieur des branches de ce signe pour marquer les endroits que Zénon d Ephè>e avait m:il à propos retranchés ou chantées dans Homère. El dans un autre endroit ils disent : Léagoras, syracusain, fut le premier qui se servit de la diple sans point pour distinguer dans Homère l'Olympe ciel de l'Olympe montagne.

DIPLOMATIQUE. La diplomatique est la scicmc par laquelle on juge saiuemenl des chartes cl des diplômes par la connaissance des écritures, des formules et des pratiques employées dans le cours d>-s siècles pour rédiger ces documents et leur donner l'au- Ihenlirité.

D. Mabilton est le créateur de cette science f\ importante pour préparer l< s éléments de l'histoire. S»n ouvrage de Re diplomatica, publié en 1081 , est un chef-d'œuvre d'érudition, de recherches el de sagacité. Les savants Bénédictins, auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique, ont développé et appliqué les principes de leur illustre prédécesseur et en ont lire toutes les conséquences possibles. Mais, comme ils le racontent trôs-séricuseinçtil, ce n'est pas sans de grandes guerres

diplomatiques que la science a pu triompher ; aussi leur immense ouvrage est-il rempli de discussions et de digressions contre tous ses ennemis. (Voyez Varlicle Archives.) Nous avons cru qu'il serait utile de donner la liste de* auteurs qui ont écrit sur la diplomatique. Elle est extraite en grande partie du VI* volume de l'ouvrage des Bénédictins el complétée par les publications plus récentes. (Voyez ta liste bibliographique à la fin du volume.)

DIPLOMES.

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