III. DIVISION DES ECRITURE*. — DEUX PERIODES. — DIFFERENTES ESPECES
On distingue les écritures en deux périodes : l'une qui commence au v" siècle et fiait au xii', et qu'on peut appe'cr romaine; l'antrequi part du xm'sièi le.qui vajusqu*auxvi*, cl qu'on peut nommer gothique. Pendant la première, les formes de l'alphabet romaio m conservent plus régulièrement que pendant la seconde, où, sans y renoncer, les écrivains en dénaturent l'aspect, soit en modifiant les contours des lclln s, soit en y ajoutant des traits superflus.
la division des écritures, dans le grand ouvrage des Bénédictins , est différente de celle-là, sans y être néanmoins opposée. Partant de la grando unité romaine, ils ont suivi les écritures de chacune des nations qui ont formé l'Europe occidentale, et sont entrés dans des détails infinis sur chaque genre, chaque espèce de caractères employés par tous ces peuples. Nous ne pouvions lis suivre dans de tels développements qui rem* plissent le plus gros de leurs volumes. Noos avons donc dû nous borner à présenter les caractères généraux des écritures de chaque siècle, suivant eu cela l'exemple que nous en avait donné M. de Wailly ; car, en «léfmitive, comme nous l'avous vu p'.us haut<t comme cela résulte des démonstrations faites par les Bénédictins, il n'existe que des nuances plus ou moins tranchées entre tes écritures des peuples modernes. La connaissance des caractères usités dans notre patrie préparera donc suffisamment a la lecture drs documents des pays étrangers. Nous ne renonçons pas pour cela à employer les classifications que font les Bénédictins des écritures de France en mérovingienne», carolintt et capétiennes, quand il nous le paraîtra nécessaire, et nous jetterons, à la fin de ce travail, un coup d'œil sur les différentes écritures nationales.
On divise généralement les différentes écritures en trois classes : la majuscule, la minuscule et la cursive. La première a été employée principalement dans les inscriptions lapid.ires et métalliques, la seconde dans les manuscrits proprement dits, et la troisième dans les chartes. Cet usage ne peut cependant servir à établir une classification systématique, parce qu'on rencontre les différentes espèces de caractères dans les trois sortes de monuments. C'est donc en étudiant exclusivement la forme des signes qu'on peut arriver à déterminer à quelle classe d'écriture la pièce qu'on examine appartient.