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TRàNSCMPTlOfl.
Quitl Ihus designet, quid adnmbrcl mirra, quid aurum
Exprimai, inquirc ; pagina sacra docet.
iMorluus in mirra Christ us signatur, in auro
Rex, in thure Deus : sont tria forma Iriutn.
Hiuc offers mirram, credatur morluus; aurum.
Si regem credas ; liais, venerando Deum.
Quod laid in donis alia racione nolato
Déclarant aliud regia dona michi.
Per mirram macerata caro, doctrina per aurum,
Per Ihus signatur vox lacrimosa prcciun.
Dal mirram qui se macérât, tlius quilibet orans,
Cum lacrimis aurum qui sapienler agit.
Première ligne. L'abréviation du mot quid représentés par les lellres xpe, la dernière est répétée deux fois par un t placé au-dessus syllabe du mol signatur est indiquée par un-» du q. L'accent qui surmonte l'i du mot mirra abréviation Ires-ordinaire.— Quatrième ligne. est bien nécessaire pour ne pas le confondre Le d cl \'e du mol Deus sont réunis par 1rs n*rc les jambages d'un m. On voit cet usage panses; les mots tria et trium sont abrégés se répandre de plus en plus à mesure qu'on par un t supérieur. — La cinquième ligne m av.ince d ins la période gothique. — Deuxième présente pas de difficultés nouvelles. — Sixùligne. L'i supérieur abrévialif se trouve en- me ligne. Les lettres er dans le mol cenerando core dans les deux premiers mots de celte sonl remplacées par le trait vertical qui surligne. — Troisième ligne. Le mot Christm monte la première n, — Septième ligne. l.e est exprimé par les trois signes grecs xr«, mot quod est abrégé par le d, auquel »e
5M ECR FXR 370
rattache un signe abrévialif. — La huitième manuscrits de l'époque dont nous nous occu-
ligne se lit sans obstacle. — Neuvième ligne, pons. Le mol per est abrégé à l'ordinaire
Le même trait vertical que nous avons déjà j>ar un trait horizontal qui coupe la qu«Mie
va sur le mut vrnerando de la sixième ligne, du p. — Dixième ligne. L'observation précé-
remplil la même fonction abréviative sur le dente s'applique au premier mot ; le dernier
mut macerala; on remarque que le c affecte est abrégé par deux traits horizontaux : l'un
une forme qui diffère très-peu de celle du t. surmontant le p équivaut aux lettres ref
{Voy. les mots thus et thure, première, qua- l'autre placé sur l'u est l'équivalent d'une m.
trièmeet sixième ligne.) H est important de — Onzième ligne. Le mot quilibet est abrégé
faire cette distinction, car la ressemblance dans sa dernière syllabe par un signe scui-
du t et du c est très-prononcée dans certains blable à un 3 ou à un point-virgule.
N* 33. Ecriture minuscule gothique de la fin du xiir siècle. Bibliothèque d'Auxerre , manuscrit n* 36, f i".
*c rof qyÛMtfmotu? àciunio \i5 , »v*i y^rin firOtfvrcit^tri rV^N.
TRAltSCRl*TI0!f.
Alexnndcr episcopus servus servorum Dci, dilecto filio Ira tri Guiberto ordinis Fratrum m i -
- norum Parisius commoranli, salutem et apostolicam benedictionem. Accepimus salis g.iudcn-
- ter quod quandam sermonum de novo non modicum utilem compilacionem fecisti.
Cujus experienliam cupientes ad no-
- strum perfectum et ediGcalionem Gdelium animaram, volumus et devolionem tuam te- -nore presentium rogamus, attente quatinus compilationem eandem dilecto Glio fratri roan-
- suelo, cui super hoc scribimus, inde gratam
et bene eorrectam tradere nostro noinine et ass'gnnre mittendam nobis, sue di-
- ligentie studio, non postponas. Datum Ananie, vur idus augusli, poptiGcatus nostri anno primo.
La première ligne de ce fac-similé commence par un A capital de couleur bleue sur le manuscrit et encadré de Glcts rouges. Les abréviations y abondent comme dans tout lo reste du modèle. Elles sont tracées ici en forme de virgule, quelles que soient les lettres ou les syllabes qu'elles remplacent. Remarquez l'r finale de servorum; elle ressemble à un 2 dont la queue est tranchée par un trait vertical qui supplée à la syllabe um. Ce signe est fréquent dans les manuscrits. — Le mot commoranti (troisième ligne) commence par un 9 qui remplace la syllabe corn ; le t final se confondrait presque avec un c par le défaut de saillie de la barre du côté gauche. La conjonction et est figurée par un >igne abréviatif qui se joint a l'a du mot suivant. — Qualrièm* ligne. Deux traits
abréviatifs placés l'un sur \'n, l'autre sur l'o du mot benedictionem tiennent lieu des nombreuses lettres qui y manquent ; il faut faire un grand effort pour voir là les syllabes absentes. L'« initiale du mot salis ressemble à un t par la forme de sa courbe supérieure, et le t dii même mot se confond avec l't suivant. — Cinquième ligne. La première syllabe du mot quandam (pour quamdam) e»l abrégée par un trait en forme d'u cursif. Remarquez IV du mot sermonum, qui prend la forme d'une r. — Sixième ligne. Le 9 qui remplace la première syllabe du mot compilationem est séparé du reste du mot et y semble étranger ; les deux demfères syllabes sont abrégées comme dans benedictionem (quatrième ligne). Les lignes septième et huitième n'offrent que des difficultés déjà
87» DICTIONNAIRE DE DIPLOMATIQUE CHRETIENNE. Stt
examinées. — Neuvième ligne. Le signe nbré- vent élre rayées : rn effet nous voyons le mot
vialif placé sur l'm de voiumuê est un peu scribimut mieux écrit à la suile. Le d du mot
différent de sa figure ordinaire ; celui du inde est tellement joint à l'e par sa panse
mot devotionem semble sortir de la lélc de droite, et sa haste est si recourbée, qu'il re*.
l'o ; le / du même mol ressemble à un c. — semble à un t. Le mot gratam est contracté
Dixième lùjne. L'abréviation finale du mot de manière qu'il n'en reste que les lettres
presentium se ratlache tout à fait à l'u, mais initiale et finale surmontées d'un signe en
elle esl bien du même genre que les autres. forme d'u cursif. — Treizième ligne. Le mol
— Onzième ligne. L'e du mot eandem se lie correctam a deux r de furme différenlc ; le t
à l'a mirant, qui est figuré comme un acur- cl le c se ressemblent et sont confondus par
sif, ainsi que beaucoup d'autres de ce fuc- la môme barre. — Quinzième ligne. Remar-
simife. — Douzième ligne. Le mot eni est quez l'abréviation du mol posiponas ; elle est
abrégé par un signe vertical qui surmonte employée iei pour la syllabe os , tandis que
le c. Le mol super esl représenté par la pic- dans le mol roanmus , par exemple , elle esl
mière syllabe dont l'u a une forme singu- mise pour la syllabe us. — bix-seplième ligne.
lière et auquel se rattache un signe abrévia- Le mot primo esl exprimé oar un p surmonté
lif. Les trois lettres suivantes sep, sonl sou- d'un o. lignées de points pour indiquer qu'elles doi-
N" 34. £"cn7ure minuscule gothique d'environ l'an 1290. Bibliothèque d'Auxerre , manuscrit
jlamqttoamCttîi74iuitiôfconfïrieffttor
TtUNSCRIPTlOλ.
Nam quoeiense cunque inter aliquos confines suos discordiam exorlam cognovcral loto nisu ad pacis reformationem inlendens labore interpo- - ncre non ccssabal dunec discordes si posset ad concordiam revocasset. Mater ejus de prosapia
Le fac-similé qui précède ne fournira pas d'une r , à aucune écrilure. Remarquez le t le sujet de beaucoup d'observations , car il du mol exorlam ^deuxième ligne), dont la ne s'y rencontre aucune difficulté. L'N qui barre est à peine saillante du roté droil, lancoinnuMice la première ligne esl employée dis que la haste ne în dépasse pas. Dans ce comme capitale, et l'intérieur est colorié sur fac-similé, les lettres à panse lendcnt à s'ule manuscrit ; mais il serait difficile de rat- nir les unes aux autres, lâcher le second jambage, qui prend la forme
N'35. Ecriture minuscule gothique peu caractérisée, de Van 13V2. Bibliothèque du Roi, ancien
fonds latin, n* 1595.
<fJÈiuo
^m^- JtasastÉSfL
TBANSCMPTI >N.
Si vero
Infons a layco b^plizatus mor-
!W3 ECR ECU * S7*
- tuas fueril anlequam presbitero presentetur, el pretbiter dubilarerit an fueril in babtismo débita forma «errata, sed hoc certificari non potest, in laN dubio Infans In cymiterio eeclesiastico débet sepeliri.
Johannes de Maieleyras, presbiler, propria manu sua scripsit anno w ccc xur\ et in vesperis Pentecosles perfescit. Deo gralias.
Les abrériations sont nombreuses dans ce d'autre irrégularité que la mauvaise orlhofac-similé, qui est emprunté à l'ouvrage de graphe du mot. — Cinquième ligne. L'osu- M. de Wailly. — Troisième ligne. La syllabe perposé au-dessus des lettres or du mot «finale du molatUequam est surabondamment forma indique la suppression de l'm. La preabrégée : un trait so rattache au q et un a mière syllabe du mol servata est exprimée de forme régulière le surmonte. Le mot par une * tranchée. Le mot hoc est indiqué presbitero renferme une liaison de lettres par une abréviation qui doit plus ordinairepeu ordinaire , celle de Vs et du b. — Qua- ment se traduire par hœc. L> finale de rertitrième ligne. Nous trouvons encore ici la liai- ficari a son crochet lié à la léte de i'i. Le d son dont nous venons de parler ; il s'agit du du mot débet dans la septième ligne ressemm>t pretbiter. L/du mot fueril se rattache ble plutôtàun (suivi d'un t, tant sa léte prend .iu premier jambage de Vu suivant. La con- la forme horizontale et sa panse droite la fusion du premier o du mot babtismo arec la forme verticale.
hastc du second ferait croire d'abord que Il n'y a d'autres abréviations embarrassan* Von doit lire Ibmo ; mais le sens suffit pour tes dans la deuxième colonne que celles du lever tous les doutes que l'on pourrait avoir : mol pentecottes (troisième ligne). On remarrien de plus ordinaire d'aillears dans la mi- que aussi que dans ce fac-similé le* y sont nuscule gothique, dit M. de Wailly, que ces accentués comme les i , au lieu d'être rapprochements de lettres ; il u'y a doue ici ponctués.
N 36. Ecriture minuscule gothique de la première moitié du xiv* siècle. Biblioth. d'Auxcrrt,
manuscrit n* 133.
jO> lîfatîcmîefifîctomto
uf6}mïôTttat$\tfc> oleo mar tSatLobUta pûiçuclas^rr^
Xxbutsi ûnpyxçum tnwara ilbata oecifrtare tota me te
thahscriptioi».
Spiritus sancti gratia humi litatis noslre officio in te copiosa descendat, ut sicut ma-
- nibus nostris iodignis oleo materiali oblita pinguescis exteriu»
ita ejus inrisibili unguine de-
- libuta, îinpinguari merearis interius, ejus spirituali onctiono perfectissime semper imbuta et illicita declinare tota mente
el spernero discas, scu valcas.
Ce fac-similé, dont l'écriture est très-pure, attribue à Hugues d'Arcy , évéque de Laon , eit tiré d'un pontifical que l'abbé Lcbeuf au xiv siècle. On n'y remarque aucune
*75 DICTtONNAir.E DE DIPLOMATIQUE CHRETIENNE 5?1
|lifflcullé; et il n'y a qu'un petit nombre dans 1rs mois ungnine et un <•/«,«<• (sixième et (i abréviations, qui s*> sont deja rencontrées, huitième ligne). La lettre v est employée deux fois pour lu
N* 37. Ecriture minu$cule gothique de Van U36. Bibliothèque royale, manuscrit tr 1222 on.
eien fonds latin. (Elément* de paléographie. )
JjtapiCflt <p fattit*r^ta> angiOo optait /up^abetu
' ê pOtopus antiûôv^tKxs 020 mis ftatmm
TRANSCRIPTION
Im ipicnsque similiter a dextro anguto orientali alphabclum latine scribat uaque m simstrum angulum ocridcolal m Istud pontiOcale fecit scribi dominus Laurentius E piscopos Antisidyorensis ordinis fratrum predicalorum, anno Domini m'cccc* xxxvi, et fuit complelum quinta die junii.
Ce modèle no présente aucune difficulté. M» 38. Ecriture minuscule dont les formes gothiques sont mu caramdri^» , a
tm 1453. «Wfertfr» du Roi. ancien fiJL ,Jin »• ISOC^'S T^r^Z'.') *
TRANSCRIPTION
1» I» Of9 CATtOHB CCCLB<1I 1D 3.
H„ Uudibas. Psalmos : Duii Dominai cun. reliais. In Z i I, «m ) î n l"n
F. m. Psauiot : Lauda Iberouteai, Dounnum. *** etal dlfe*, 0lrc,"u
esl hic aliud tmi Domus Dei * / n" ,?om'"' nyeçetw
cl porta cdi. Puuius : Quam dHecu. 1S.ÏJÏÛ.
il y a trois lettre» en rouge : l'A qui orécédê Jl'l; *urinonle l enl lieu des lettres
te mol domum (deuxième ligne! . mSlhl ïiï^TÎliT • r?*** km?U Mais OD
•leux P oui sont nlarés Vmf «»ini li ? P™l ^ demander si la lettre h n est pas em-
(Iroîsièm ligS 'i' u ^e avant le ™ 5 ÏL" '^îf^ "T V«**™il°» <u ™l
W« ( quah-.èmeVne ). La deuxième ™o H " ^ UZifnîf Z re /'^T "«fW»»
lonne reproduit les lignes 5-8 de la première hlru^L 1 ,P ™a 7""so/"" ■» l'eu
colonne du folio 3of verso. L'A de Va nre! nom é iL é^ 9Ba**lï«» Peut él,re f*'!e
r^lJZ Z&iï£ttz*r. sert T^fïr. "iTS
k °! ,ér , , par ,un ?. 8U.rmont« «1 un signe m.,l secundo, présente l'amecl d une n et
idlres /à M <fn niifÏM ilu o j • i noffurne. — Troisième colonne, deuxième
57î ECR ECR 3^8
ligne. Le Irait qui est placé un peu au dessus —Quatrième colonne, troisième ligne. Le siguo de la ligne, entre l'A el Vo du mol Jeronimi , placé au-dessus de Vo du mol nouas est un a lient lieu des lettres er; les quatre derniers superposé dont la forme est peu régulière, jambages sembleraient devoir te traduire par el qui iodique la suppression de l'n de la ni, et cependant il faut lire nii : \'m est rein- seconde syllabe. » placée par le trait qui surmonte le dernier t.
.V 39. Ecriture gothique minuscule de la fin du xv* siècle. Bibliothèque d'Auxerre manuscrit
n* 133t dernier folio.
Q ma ntàt tud tmpA cft fufrt me:ttttui<frani mata mCam etmïçmo y
(faaMML ^tcittut^ac/
tut atam maint* et ito
THAÎISCRIPTIOfl.
Quia miscricordia tua magna est super me, et eruis'i ani- -mam meam ex inferno iufrriori. Deus iniqui insur- -rexcrunt super me et in synagoga polcncium quesic- -runl animam meam et non proposuerunl te in conspeclu suo. Kl tu domine Deus miserator et misericors
Ce modèle ne présente aucune difficulté. iniqui (i* Ugne), qui porte sur deux t. eu for Age de l'écriture r»inu«cule gntlii nie.
« On se rappelle, dit M. de W.iilly, que la minuscule gothique diffère de celle de la première période par les formes anguleuses ^u'afFeclcnt la plupart des lellres , et par remploi de certains caractères qui, tantôt coiji-ourenl avec les caractères correspondants de l'ancienne minuscule, tantôt les excluent entièrement. Le d minuscule peut être ronsidéré comme entièrement étranger aux écritures de la période gothique ; on a vu d'ailleurs que, dès la fin de la première période, il était souvent remplacé par le d onrial dans un grand nombre de manuscrits. Mais il est d'autres lellres qni ne se sont pas introduites anssi promplemcnt dans la minuscule gothique ; les a à double panse cl à double montant; le c dont le crochet supérieur est remplacé par une barre horizontale; les / qui se rapprochent de celte forme muvelle du c„ ou ceux qui se prolongent audessus de lu ligne de leur batte, dont le côté gauche n'est plus que faiblement dépassé par la barre ; enfin l'S capitale qui remplace Vs minuscule à la fin des mots. En s'altachant a étudier la forme de ces quatre lettres et à >eiuarquer-daiis quelle proportion elle» sont
Ou remarque seulement l'abréviation du mol me d'n.
employées, on reconnaît que plus on avance dans la période gothique, plus il est rare de rencontrer \'s finale et les lettres a, c, t sous la forme qu'elles avaient dans l'ancienne minuscule. Il faut en outre, comme on l'a déjà dit, étudier l'aspect général des manuscrits, les jambages plus ou moins brisés, les traits qui se rattachent à l'extrémité des lettres, el d'autres détails qui, sans modifier la forme de (el ou tel caractère en particulier, changent cependant l'ensemble de l'écriture, et permettent d'en fixer l'âge avec plus de certitude { I). *
Avant de faire quelques applications de ces rèples générales à nos fnesimil^ il convient de faire une remarque importante sur les physionomies distinctes qu'affeclent certaines minuscu'cs de l'époque qui nous occupe. L'auteur des Eléments de paléographie définit ainsi celle différence capitale : « Deux sortes de minuscules ont été employées simultanément pendant la période gothique.
Dans l'une on voit dominer les formes massives el anguleuses; l'autre est en général plus courte, et souvent plus fine; ses traits sont moins anguleux, et ne présentent pas le (I) Eléments de palcogr*\>hk, t I, p 008.
même contraste entre le» pleins et les délié* : au-dessus de la barre et où les <Jéliés conta première emploie de préférence tontes les trasient avec l'épaisseur des lettres, formes de lettres qui caractérisent la période Après le premier quart du xiv siècle, suigothique; la seconde les emprunte plus tard et Tant M. de Wailly, la forme des écriturei moins exclusivement.» On reconnaît en effet gothiques est complètement fixée, et les que les fac-similé n** 33, 34,36, 37 et 39, qui nuances qui peuvent les distinguer dans la sont du xur, du xiv cl du xv* siècle, ont une suite sont difficiles à reconnaître. Le mélange grande analogie entre eux, et n'en ont pas ou de qoelques-unes des lettres appartenant à peu avec la fac-similé n** 32, 35 et 38, bien l'ancienne minuscule ne pourrait plus servir que ceux ci soient également du même temps, depuis ce temps à fixer l'âge de ces écritures.
Jetons maintenant un coup d'œil sur les Les fac-similé 37 et 39 possèdent tous les
fac-similé de la première espèce. caractères du genre gothique. Dans beau-
On ne voit pas encore d'à à double panse conp de mots la panse supérieure de l'a est dans le fac-similé n" 33; les anciens a minus* indiquée par une liaison fine et arrondir, ce cules sont mêlés à des a de forme cursive, qui n'est devenu ordinaire qu'au xv siècle, fréquents à la fin du xur siècle. Les lettres Les traits superflus, encore en petit nombre à hastes, surtout les /. sont brisée* à leur dans le fac-similé n* 37, hérissent la plupart fomniel par un trait incliné vers la gauche; des lettres du n* 39. L'exagération s'est fait le haut des t et des u affecte souvent la même sentir à la fin du xv siècle aussi bien dans disposition. Le* / sont tous de forme go- l'écriture que dans l'architecture. La h.is'e Inique et leur barre s'étend vers la droite, de plusieurs t du dernier modèle se termine Toutefois, ou pourrait rattacher ce modèle à par une pointe fine et arrondie vers la droite; la minuscule gothique peu caractérisée, car ce caractère est généralement propre aux ou n'y voit point d'i capitale à la fin des écritures de la seconde moitié du xv siècle mots, une partie d'entre eux ont leurs Ici- Pius le nombre de ces t, dont la hasle s'effile Ires tracées comme dans l'ancienne écriture, en pointe, l'emporte sur ceux qui se termicl les a n'y sont pas de forme gothique, comme . nenl par un trait émoussé, plus on devra renoua l'avons fait remarquer tout à l'heure, garder l'écriture comme récente. Celte nègle
Nous trouvons dans le fac-similé n* 34 tous posée par M. de Wailly est tout à fait exacte, h s caractères fondamentaux de la minuscule Nous allons examiner maintenant la migothique, bien qu'ils ne soient souvent qu'en nusculc gothique de la seconde espèce : celle petit nombre. La forme anguleuse et les li- qui a conservé le plus longtemps les formes gnes brisées sont la physionomie généra'e d • l'ancienne minuscule, de l'écriture; ensuite on y rencontre quel- On a déjà vu que les fnc-simileSS et 3G se ques a à double panse et à double montant rattachaient plus ou moins â l'ancienne mille nombre en s< rail bien plus grand si lu nusculc. Mais dans le fuc simile n" 32, ce cafu- simile était plus étendu). Le l est tou- ractère est tout à fait prononcé : il est vrai jours de forme gothique; mais le c, tout en que la date de celte écriture expliquerait uti étant anguleux, a conservé encore son an- jeu comment l'ancienne manière a pu se tienne forme. Les S capitales à la fin des conserver; elle n'est en effet que du premier mots ne paraissent pas dans le fac-similé et tiers du xur siècle. Les s finales y sool touilles sont rares dans l'original. jours minuscules; le t porte généralement sa
Le fac-similé n* 3G, tout en présentant barre du coté gauche de la hasle, et le c ne l'aspect gothique par ses lettres générale- pourrait guère se confondre avec lui parce ment brisées, par ses S capitales à la fin des que son crochet est plus court et plus incliné mots cl ses t dont la hasle s'élève toujours vers le bas de la lettre, au dessus de la barre, offre d'un aulre côté Le fac-similé n* 35 contient encore bon des a de l'ancienne minuscule, et certaines nombre de lettres à montants et à hastes verlettres telles que les s minuscules, les r, dont licales sans mélange de formes aiguës. Les a la haste est carrée à la base sans aucune minuscules s'y rencontrent avec les a à trace de gothique. Ce mélange de formes double panse. Mais les s finales sont de appartenant a deux écritures différentes dé- forme majuscule; la haste du t dépasse (oumontre l'influence persistante de l'ancienne jours la barre : ce dernier signe est regardé méthode, et je crois qu'on peut facilement par M. de Wailly comme caractéristique des faire remonter ce fac-similé au commence- manuscrits postérieurs à la fin du xm* siècle, ment du xiv* siècle. Toutefois, il est possible Si l'on compare en effet ce modèle avec le de voir , môme d'après le petit nombre fac-similé n* 33, on verra que, bien que ced'exemples que nous avons donnés, que les lui-ci ait quelques analogies avec celui-là, lettres distinclives de l'ancienne minuscule il ne renferme presque pas do t À haste suont disparu successivement de la minuscule périeurc à la barre.
gothique de la première espèce, au premier Le fac-similé n* 38 a conservé, malgré sa
^uait du xiv siècle. Si le développement de date avancée, quelques traits de l'ancienne,
nos fac-similé l'avait permis, nous aurions minuscule. L'aspect en est anguleux, mais
reproduit des écritures purement gothiques modérément; les a minuscules s'y rencon-
du milieu du même siècle, où l'on i.e ren- trcnl; il y a même une s du même g**nro
contre plus que des a a doublo panse ou à col. 2* ligne). Mais les pointes qui lermi-
doubie montant, des c dont le crochet forme nent les hastes des l et des A. la pointe de U
une barre horuon'ale, des s majuscules à la haste des t, la forme d.-s s fiuales, tous ces
fiu des mois, où la hasle du t s'élève toujours signes dénotent l'influence sensible de l'é-
sst
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