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seaux el des animaux fantastiques, et qu'en conséquence ils ont composé la fleur de lis qu'on connaît depuis Philippe Auguste, et dont les formes étaient même, à celte époque, très-variées , comme je l'ai reconnu par le srean d'un prieur de Châlcau-Lnndon. en 1220 (*2), qui présente une fleur de lis à la hampe grosse et longue, munie de ch iquccôtéd'unappendicequi sort d'entre les aisselles des feuilles ; et sur celles-ci deux oiseaux tenant des fleurs dans leur bec. La tigft de la fleur est droite cl fourchue par le pied. Un nuire sceau, du même fonds el de la même date, appartenant à Nicolas de Hautvillars, bailli du roi, présente également trois fleurs de lis du genre de celle du contre-sceau de Philippe Auguste. Mais ce qu'il y a de particulier et qui prouverait qu'on a voulu Caire une fleur, c'est que la figure de celle qui occupe le bas du sceau
riorte deux rangs de feuilles recourbées ealre esquelles s'élancent les étamines.
Un fait constaté par D. Mabillon pourrait être invoqué à l'appui de celte hypothèse : on lit en effet dans son discours sur les anciennes sépultures de nos rois, que la couronne de la reine Frédégonde était terminée par des fleurs de lis el son sceptre par an Ut champétrt. Ce fait, constaté par un tombeau en marqueterie découvert à l'abbaye Saint- Germai n-dcs-Prés, prouve que, dès la première race, le lis a été employé comme ornement du sceptre. M est donc probable que les fleurs de lis qui surmontent les couronnes de plusieurs rois carloringiens n'étaient pas de simple» fleurons, mais de véritable» lis qui, au su* siècle, sont devenus les armoiries héréditaires do nos
« Quoique en usage sous les Carlovrngiens, et mémo sous la première race, il est reconnu que cet ornement n'a pas été particulièrement adopié par les rois de Franco avant Loni» le Jeune. En effet les Bénédictins rapportent que Zyllesius, dans sa dé* feuse de l'abbaye impériale d* Saiwt-Maximin, près de TrèveSi Heineccim et Keltner citent des sceaux des premiers (Xlons ave* des fleurs de lis ta«v au bout du sceptre qu'à la couronne. Les seeaux de Conrad III et de Frédéric l*r, contemporains de Louis teJeune; Jacques H, roi de Majorque; quelques rois d'Angleterre des plus ancien*, et en particulier le roi saint Edouard le Co*fcs*etjrf ont aussi à leurs couronnes, el quelquefois au bout de leur sceptre, de semblables fleurs. Plusieurs comtes, comtesses et familles nobles d'Allemagne, d'Italie, de Savoie et de France des xn* el xnr siècles en garnirent le champ de leurs sceaux (3). » (Voyez L'article SCEAUX.)