‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 170 sur 455 · MATIQUE CHRETIENNE. M · texte numérisé non relu

MATIQUE CHRETIENNE. M

lettres qui se retrouvent dans les formules ordinaires. En résumé ils pensent, cl arec raison, que ces figures initiales, qui précèdent ordinairement lo texle des diplômes et souvent les signatures des huit premiers siècles, sans parler de celles des trois suivants, nesontpasdesimplestraitsarbitraires; mais que, bien qu'on ne puisse pas toujours les déchiffrer complètement, il est impossible de ne pas reconnaître une invocation cachée dans ces caractères qui présentent toujours entre eux une grande analogie (1).

Le C que Ton trouve à la (été des diplômes des empereurs d'Allemagne, cl qui précède l'invocation formelle, est un reste de l'invocation monogrammatique de Jésus-Christ.

Ce signe a exercé longtemps la sagacité des érudils.

Depuis que, sons Charlemagne, l'usage d'écrire l'invocation expresse à la téle des diplômes commença à se répandre, on vil tantôt les deux < spèces d'invocations en téle du même acte et tantôt une seule. L'invocation cachée devint ensuite de plus en plus inintelligible, et, sur la fin du xi* siècle, Papias n'y voyait plus que des figures de serpents. Aussi le plus souvent les notaires l'omettaient entièrement; cl ils cessèrent généralement de l'employer vers la fin du xir siècle, quoiqu'on en trouve encore quelques exemples jusqu'au xiv* siècle. Quant aux invocations expresses, elles se sont toujours maintenues dans un certain nombre d'actes ecclésiastiques et même dans plusieurs actes séculiers, tels que les serments solennels, les testaments, les actes de foi et hommage, etc.

Nous allons jeter un coup d'œil sur les diplômes et autres pièces, pour connaître plus en détail les usages de chique siècle relativement aux invocations.

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