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Le nom générique de sertit après Avoir subi dans sa signification toutes les modifications apportées par le progrès du temps, resta seul, après le xir siècle, pour caractériser les personues engagées dans les liens de la serrilude.
IV. Affranchissement communes et des habitants des villages depuis le xi* siècle. Les bourgeois des villes du nord de la France, enrichis par le commerce et l'industrie, commencèrent au xt* siècle à réclamer leur indépendance vis-à-ris de leurs seigneurs. Les longues luttes qui s'élevèrent au xti* siècle, et dans lesquelles les mis prirent une part active, eurent pour résultat l'émancipation des communes et leur organisation sous des chartes quelquefois trèslibérales et où l'on parle du majeur, des scabim et des jurati. Les burgenses s'appellent cives, etc.
Le peuple des villages imita cet exemple et fit, peu à peu, et sans bruit, sa révolution. Ces événements remplirent surtout la fin du xir, le xiir et le xir siècle.
Les serfs étaient alors appelés homines de eorpore ou de potestate, termes qui précisaient leur élat de servitude ; mais il ne faut pas entendre par là autre chose que des redevances en argent ou en nature, telles que la capilalion, la taille ou la corvée. On les nommait aussi homines conditionis manus mortuœ, parce qu'il» n'avaient pas pouvoir de vendre leurs propriétés sans le consentement de leur seigneur (Voy. Gens db hautm ubtb pour la définition de ce mot), et que leur héritage lui revenait quand ils n'avaient pas d'enfants, à moins, par leurs parents, de payer le droit de mainmorte.
La mainmorte était l'état social des serfs, et mérite une définition que je vais donner, d'après une charte de l'an 12 i9 : « Huguc de Limenlon et sa femme vendent à l'abbaye de Crisenon deux hommes et une femme serfs, « homines suos de eorpore laillabilcs et explcclabiles alto et basso, conditionis manus inorluse, ubicumque sinl et quod res suas seu aliquid de eisdem dare, vendere, permulare, seu alio quoeumque modoatiennre non possint sine consensu et voluntate dirli Hugonis; et quod excasura eorumdem dehebat ad prasdiclos Hugonem et uxorcm ejus pust eorum decessum, uhirunque décédant, si decesserint absque beredo ex propriis corpnribus ipsoruni .... »
Plusieurs édits royaux vinrent exciter l'affranchissement des serfs et accélérer la révolution qui s'opérait. On a cru longtemps que c'était à Louis le Gros qu'on d vail celle émancipa:! jn, mais il n'a voulu que la faire tourner au profil de sun autorilé. Saint Louis <lisaitaussi:«Les serfs appartiennentà Jésus- Christ comme nous, et dans un royaume chrétien nous ne devons pas oublier qu'ils sont nos frères (1). » Bien que le clergé n'ait pas d'abord accueilli favorablement la formait) Micbaud, Histoire des Croisades, t. IV, p. HG