CANONIQUES
LlTTERjE COMMUNES. Au XIII* ? n le On
appelait litterœ communes celles qui autorisaient un relizicux à changer de monastère.
LiTTBRf coMMUNic&TORif. Les lettres de communion (communicotoriœ) s'accordaient par l'évéque à toute personne de son diocèse qui avait besoin, par un voyage, de passer dans d'autres diocèses. Elles servaient à ceux qui en étaient porteurs au même usage que ces signes que les premiers chrétiens employaient pour se reconnaître, et que Terlullien appelle contesseratio hospitalitatis.
LlTTBRJi CONPBSSORiJt OU CONFES5I0NIS. On
appelait ainsi les lettres qu'on délivrait à ceux qui avaient accompli la pénitence qui leur avait été imposée. Elles furent d'abord laissées à la disposition des confesseurs de Jésus-Christ, d'oùleur nom ; m lis l'abus qu'un en fil obligea les évéques à se réserver le droit de les accorder.
LlTTERA DIMISSORIALES OU DIMTS^OIU*. Let
démissoires étaient nécessaires à ceux qui se présentaient pour être promus aux ordres sacrés. Comme on les produisait en signe de soumission et de respect envers le supérieur, on les appelait aussi apostoli reterenliales oa reversndœ. Le concile de Trente défendit aoi chapitres des cathédrales de donner des démissoires, la première année de la vacance du siège.
On nommait aussi litterœ dimissoriœ, apo> sio/i, libelli dimissorii, des lettres d'appel, « matière civile ou ecclésiastique.
Il ne faut pas oublier que les actes pat lesquels les maîtres émancipaient leurs serf pour les rendre aptes à recevoir les saint; ordres, s'appelaient aussi démissoires.
Litter v emancipatoria. Ces lettres dé chargeaient de leurs engagements antérieur un abbé promu à l'épiscopat ou un religieu: élevé à la charge d'abbé.
Lettres formelles (formates). Ces pièce ne diffèrent en rien des lellres circulaire
Îencyclicœ), et se rapprochent beaucoup de ettres appelées tractoriœ. {Voyez Litterj tractorls.)
lltterie pagenses, p*ganic£, paoensali ou parbnsales. Ces sortes de pièces élaiei ainsi appelées parce qu'elles étaient rédigée dans les pagi ou bourgs. Elles s'appliquaici aux actes de donation, de vente, etc. (Voyt Chartes)
(t) Yoy. Formules de Marculfc, dans Ha lui*, t. II, JOt. UO.
•13 LET
LiTTCT* patentes, a pert je. 4*es lettre s paenies sont dites ouvertes, parce qu'elles 'éiaient en effet et qu'on pouvait les lire sans flrc obligé, comme pour les letlres closes, le briser le cachet ou conlre-scel, ou sceau secret qui les fermait, afin d'en prendre lecure. Les lettres qualifiées patentes doivent lire suspectes avant le xir siècle. Les lettres le cachet, qui reviennent aux lettres closes, •ni éié depuis le xvr siècle, signées du nom !u roi et de l'un des secrétaires d'Etat, el allées de son simple caehet.
Loties de placet. Les lettres de placet, daerti, soûl des requêtes; elles tirent leur 10m du mot placet, qu'on y apposait en signe l'approbation. Elles ont beaucoup d'auame avec les lettres Rattache.
L!Tteb£poe!«itb5tules. Ces lettres étaient le&iiuéesà ceux qui accomplissaient un pèeriiuge; ils y étaient recommandés à la chane des fidèles.
Lettbbs preceptoriales. {Vcyex Littera uruoxitoria.)
Lettres de rémission ci rémhsorialbs.
Le* lettres de rémission ou de grâce sont lislincles des lettres dites rétnissoriales, par ««quelles on renvoyait devant un juge l'cxanen ou la décision d'une affaire.
Litterjj eefusorijî.. C'est le nom que loune Sidoine Apollinaire à un acte de resilution.
Lettres rbvbrsales. On désignait par le *al reversale, ou ane réponse, ou une lettre tar laquelle on s'engageait a l'accomplisse- ■ent de certaines obligations imposées à une i.irge ou à une terre. Les lettres r et er sales Slaicnt encore en usage en Allemagne et tortout dans l'Alsace an dernier siècle.
Littbrjs rbvbrendji. (Voyez Litterje di-
ïiiioWALBS.)
Lettres db sang. C'étaient des actes do pâce accordés aux meurtriers. Elles liaient lisiiuctes des charta de sanguinolente. ( Yoy.
Î8A1TBS.)
Lettres sacrées. (Voyez Jugement).
Lettres synodiques et synodales. Lorslo uo concile était fini , il était d'usage d'a- Iresser des lettres synodiques au pape, aux Nques, anx empereurs ou aux rois el aux Relises considérables on intéressées aux ju- ;eaients qui avaient été rendus dans l'as- •emblée. On y rendait compte des décisions H'*es, et on y invitait à leur exécution. La taire du concile de Jérusalem , de l'an 3ï0, >dre5$ée anx Alexandrins, porte en litre le »°m de synodique, et celle du concile d'A- !<H„drie, à l'empereur Jovien , le nom de
Les évéqnes écrivaient des letlres synodipes inx prêtres de leurs diocèses. Elles n'é- Kienipas le résultat d'un concile, mais d'un ijoode diocésain, où l'on dressait des réglerais sur la discipline ecclésiastique. On lunna, dès le v siècle, le nom de letlres sy- Joliques à celles qui traitaient de la foi. Les ^ques, et principalement ceux des grands
K^'t s'écrivaient les uns aux autres des
il} lionreatt TratU de DiptcnuXltjue, 1. 1, p. 243.
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lettres synodiques après leur promotion.
Le Journal des pontifes romains p;irle d'une antre espèce de lettres synodales. Elle prenait, en latin, pour litre Synodale; soit, disent les Bénédictins, parce qu'elle était l'œuvre d'un concile , soit parce qu'elle était adressée à l'assemblée du cierge et du peuple de l'Eglise pour laquelle le pape avait sacré un évéque. Les points les plus essentiels de la discipline ecclésiastique, dont le papo venait de prescrire Observation au nouveau prélat, y étaient nettement exprimés. C'était comme un monument contre le pasleur consigné entre les mains du Iroupenu , en cas que le premier vint à violer Us promesses par lesquelles il s'était lie, en présence de son consécratcur. Celle soric de lettres était encore en usage quand, pour gouverner une Eglise varante, on envoyait quclqu'évêquc chassé de son siège, ou qui s'en trouvait exclu par des calamités publiques (1).
LlTTER« TR ACTûRI JS el TR ACTATORIJÎ. Les
lettres appelées tractoriœ avaient du rapport avec les lettres de recommandation. C'étaient des espèces de passeports; on y engageait les fidèles à donner aide el protection à ceux qui en étaient porteurs. Elles étaient dressées sur le modèle des lettres données par les empereurs romains el par nos premiers rois , à leurs envoyés et fonctionnaires publics, en vertu desquelles ils avaient droit sur leur route aux voitures, au logement el aux autres choses nécessaires à leur subsistance. Les lettres tractoriœ, accordées par les rois à ceux qui voyageaient aux dépens du public, en ont emprunté quelquefois le nom àesupplementum publicum. Les Formules de Marculfc donnent la dessus d'amples détails.
On confondait avec les lettres circulaires celles qu'on nommait tractoriœ. Marins appelle ainsi la lettre du pape Zozi me contre les erreurs de Pé'agc et de Célcstius. Ce nom s'appliquait encore aux lettres d'invitation ou de citation pour assister à un concile.
Tractoriœ, suivant du Cange, désignait encore toute sorte de diplômes royaux. On étendait celle signification aux lettres d'excuse on plutôt aux pleins pouvoirs dont les députés des évéques absents étaient chargés pour eux auprès des conciles (2). Ces sortes de lettres, el particulièrement celles des rois, étaient tonjours munies du sceau de celui qui les adressait.
En générât, on n'a pas établi de différence entre les lettres tractoriœ et celles appelée» tractatoriœ ; cependant, comme un concile était désigné par le nom de traclatus , les letlres tractatoriœ s'entendent de toutes celles écrites à un concile ou par un concile, el so confondent avec les lettres synodiques.
On qualifiait encore de ce nom i'épttre qu'un évéque nouvellement éln adressait à ceux des principaox sièges, comme un lémoi* gnage non équivoque de la poreté de sa foi.
À celte nomenclature déjà fort longue ou
(?)Bjluxf, Capitut. t II, eol. 615.
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! i<.TK).\.NA!!lF, DE DIPLOMATIQUE CHRETIr.NNE,
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pourrait ajouter encore dos termes nombreux; mais comme ils se définissent d'euvmémes, nous ne nous j arrêterons pa*.
Ti lles sont les lettres d'abolition, d'appel, do créance, d'excommunication, do grâce, du pardon, de rescision pour annuler un acle entache de fraude, de saute-garde ; et en latin, les lettres citatoriœ, excusatoriœ . consolaioriœ, invitatoriœ, requisitoriœ, scabinales, délivrées par les échevins, etc. (Voyez en outre Chartes, EpItres, Indjculks, Rescrit-).
Lettres domixicalbs. On appelle lettres dominicales les sept lettres A, B, C, D, E, F, G, qui servent à marquer les sept jours de la semaine. A désigne le premier jour de l'année, B le second, C le troisième , et ainsi de suite jusqu'au G, qui est le septième ; puis on recommence par A pour désigner le huitième, en continuant ainsi jusqu'au trois centsoixante-cinquièuic,qui est toujours désigné par A. Comme l'année commune finit toujours par le même jour qu'elle commence, les lettres dominicales qui marquent le premier jour de la seaiaine changent en rétrogradant chaque année; de sorte que, si la lettre C marque le dimanche dans une annéi commune, la lettre B le marquera l'année d'après, si eile est commune; mais si elle est bissextile, la lettre B ne désignera le dimanche que jusqu'au 2i février, et la lettre A servira au même usage qu'à la fin de l'année. On doit se rappeler que, pour que l'ordre des lettres ne soit pas dérangé, malgré l'addition d'un jour au mois de février, on répèle au 23 la lettre du 2i. Toute année bissextile a donc deux lettres dominicales, l'une qui sert du 1er janvier au 2V février inclusivement, et l'autre jusqu'à la fin de l'année (I).
Le nom de dominicales, qu'on donne à ces lettres, vient de ce que, dans le cours des vingt-huit années du cycle solaire, le dimanche, dies Dominica, le jour qu'on cherche surtout, est successivement désigné par chacune d'elles. Dans une année commune qui commence par un dimanche, c'est la lettre A qui le désigne, mais l'année suivante commençant par un lundi, le premier dimanche de l'année tombera le 7 janvier , auquel correspond la lettre G. Pour appliquer à une année donnée un caleudrier ainsi disposé, il suffit de savoir quel jour tombe lu premier dimanche de janvier, ou, en d'autres termes, de connaître la lettre dominicale de celle année.
Dans les chartes la lettre dominicale de l'année est souvent employée parmi les notes chronologiques ; mais quelquefois, au lieu de la nommer, on se coulcntede la désigner par le rang qu'elle tient dans l'alphabet : ainsi on dit littera 1 pour A , littera 2 pour B, et ainsi de suite (Voyez le Tableau de concordait e du cycle solaire).
LIBELLES. Le mol libelle, en latin libellas, a eu une signification très-étendue. Dès les
Oi Aujourd'hui ou Tail ncrvlr la première lettre domini- (3) Ibtd. l. Il, col. 461, dans evlf jirsuit'i la lin du l'année
premiers siècle^ du clu islioiiisme , le île :! l'employait dans une infinité d'actes religieux et civils. On voit, dans les conciles et Jaiu les Père*, dos libelles d'accusation d'héros, de réconciliation , de protestation contre <i • faits, de pr*)fe>siun de foi, d'anallième, dt coufession , d'excommunication , de pénitence ou plutôt d'absolution, de profe^i u monastique, de fidélité ou serment de ï\ K-lw. d'abdication pour les actes de renomia.io ; àl'épiscopatouàquelque autre dignité ecclcsiastique.
En matière civile, libelle signifie quelquefois une requête, mais alors on ajoute ik/jplexà libellus. Le libellus tout court, ou av : l'épithète d'emphyteuliau, s'entendait en l ,ilie, au vu* siècle , pour un bail emphytéotique. Cette espèce de contrat s'appelait encore libcllarius, libellarium, precaria, etc.
En matière de procédure, le libelle contenait l'exposé de la demande. Les obligation? étaient appelées libelli et quelquefois /ifcr.u prœceptorii ou prœcatorii. L'assignation ei justice était quelquefois, au xtv* siècle, assignée sous le nom de libelli oblijaiio. h } avait les libelles d'accusation, de proclamation, de réclamation, de protestatiou et ds comparution.
Depuis le xiu* siècle, quand le juge ecclésiastique voulait faire le procès à un excommunié contumace, il envoyait au juee laïque un libelle appelé comparimini, afin qu'il le fit arrêter.
Les Formules de Marculfe ont conservé le protocole d'un libelle de répudiation (2), libellum repudii. Du consentement réciproque du mari et de la femme, il en était dre^é deux exemplaires. Par cet acte, il leur était permis, ou de se consacrer à Dieu, ou de contracter un nouveau mariage. Le libelle de dot d'un mari en faveur de sa femme « trouve aussi dans Marculfe, sous le nom «te libellus do fis, aussi bien dans le titre que dans le texte. Le père de l'époux règle celle dot; tandis que , dans l'appendice de cei mêmes Formules, c'est le mari lui-même. S'il n'était pas eu étal de faire un pareil présent constaté par une charte de libelle de dot (3), charlola libelli dotis, les enfants qoi naissaient de ce mariage n'étaient pasrépu* lés légitimes, et son épouse n'était regarJc« par les lois barbares que comme une concubine.
La charte de fondation d'une église M nommait aussi libellum dolis , ou dotù scripturato\i testamentum, et même sponsalilium.
I*) lUculfe, formules, lib. II, c 5.
LIBER DIURNUS ou pontificalis. On appelle liber diurnus un recueil des formule! propres à tous les actes de la chancellent des papes du vi* au ix' siècle. C'est un monument précieux, analogue aux recueils qui nous ont laissés Marculfe et ses imitalcufl pour la pratique civile. L'époque de la composition du liber diurnus a été de tout tc«u^
diéatftt»»
controversée. Les auteurs gallicans la font descendre au nu- siècle, tandis que les écrivains ultramontains lui donnent une «laie bien plus ancienne. Les nouveaux Bénédictins de Solêmes, discutant l'opinion des premiers, qui l'attribuent au bibliothécaire Anastase, eu parlent de la manière suivante : « Le liber ponlificalis continué successivement par les bibliothécaires du siège apostolique jusqu'au pontifical d'Etienne VI, qu'il laisse inachevé, fut composé, à ce qu'il parait, vers le vu* siècle, partie sur des litres originaux et sur des traditious monumentales, partie sur une chronique que nous avons encore, composée dans le but de recueillir une foule de détails d'une incontestable certitude, cl renfermant presqu'en entier la chronique primitive des papes, rédigée sous le pontificat de Libère, au îv* siècle, laquelle se trouve elle-même reproduire la suite des pontifes romains, déjà ébauchée par Eusèbe, l'anonyme du m* siècle, Hégésippe, et enfin saint lrénée (1).» Il était connu des anciens auteurs qui oui écrit sur le droit canonique : Ives de Chartres, Gratien, Anselme de Lucques et d'autres en font mention. En léte se trouvent les formules des professions de foi que le pontife nouvel élu d-v.iit souscrire avant ou après son intronisation,ainsi que celles des evêques suburbicaires. Ce* actes contiennent l'exposition détaillée des doctrines catholiques.
Au xi* siècle les formules usitées dans le liber diurnalis tombèrent en désuétude pour différentes causes qu'il est inutile de déduire ici; et les manuscrits en devinrent par la suite extrêmement rares. Au xvii* siècle on n'en connaissait plu* que quatre dont un à Rome et trois en France. On voulut alors le mettre au jour par la voie de la presse, mais ce projet fut mal accueilli; car on s'attendait bien que ce témoin d'un âge ancien, où les droits des papes étaient si peu déterminés encore vis a vis du pouvoir temporel, ne servirait qu'à exciter davantage les discussions religieuses; les adversaires de l'Eglise ne devant pas manquer d'y puiser des arguments contre le présent. Cependant il a fini par être imprimé par le Père (i n nier, jésuite, et par D. Mabillon. Les Bénédictins de Solémes se proposent de le publier de nouveau.
LIÈVES. Les lièves étaient des registres destinés à Contenir les mémoires des droits seigneuriaux, les titres constatant les cens, Miles, etc. Ils avaient la plus grande analogie avec les pouillés (Voy. ce root). Ou les appelait aussi cueillerets.
LIGNES [Manière de les tracer dant les chartes et les manuscrits). Des observations multipliées faites par les savants du dernier siècle ont amené à reconnaître dans la manière différente d'espacer les lignes d'écriture, les usages qui étaient particuliers à chaque siècle et, par conséquent, un moyen de discerner l'âge des manuscrits qui n'est pas à dédaigner.
Il) Origme* d* r Eglise Humaine, X. f.
Depuis les Romains et jusqu'à la moitié dn vu* siècle, la distance des lignes était à peu près d'un demi-pouce; depuis elle fut souvent réduilc à un quart. C'était la disposition ordinaire dan> les chartes privées. Dans les diplômes deCharlemagnc on mit souvent plus de trois quarts de pouce entre chaque ligne, cl encore davantage dans ceux de Louis le Débonnaire; enfin la distance alla quelquefois jusqu'à deux pouces sous Charles le Chauve. On diminua ensuite successivement cet intervalle pendant trois siècles, jusqu'à le réduire à un quart de pouce sous Philipi e Auguste.
Lorsqu'à la fin d'une ligne d'un manuscrit il restait encore quelque portion de mol à écrire, on la reportait au commencement do la ligne suivante, ou bien on l'écrivait à la suite dans la marge, en plus petits caractères , et par abréviation el conjonction de lettres. 11 est difficile de dire laquelle des deux pratiques était le plus en usage, car on les rencontre indifféremment dans les anciens manuscrits. Cependant, dans l'écriture onciale, depuis le vi* siècle jusqu'au x«, 1rs conjonctions se montrent non-seulcmeni daus les fins de mois, mais encore de plu* en plus dans le corps même des lignes. Les lirels placés au bout des lignes pour marquer la disjonction d'une portion do mot portée à la ligne suivante, n'ont commencé qu'au xii' siècle: celle règle n'est pourtant pas sans exception, surtout relativement à l'Il ilic ; ils furent tracés d'abord obliquement, el non horizontalement comme cela a lieu è présent.
Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit en parlant des Instruments de /Vcrivain (Voyez ce mot), ce qui concerne la manière de tracer les lignes à la pointe sèche du style, au crayon ou à la mine de plomb, ou à l'encre rouge. Ajoutons seulement que la plupart des diplômes depuis le vr jusqu'au xiv siècle, offrent leurs lignes horizontales tracée* avec le st>le ou avec le cravon.
LIT DE JUSTICE. Lorsque le roi se rendait .ui parlrm nt, on y élevait un siège particulier destiné à le rerevoir, cl qu'on appelait lit de justice. Du Tillel rappor'e a qu'anciennement on appelait lit de ju>li<:c le trône du roi. Sa Majesté était assi-e dans ce Irène, pour rendre la jusiic dans des affaires majeures, ou pour faire enregistrer des édils délibérés dans ses conseils. »
Nos rois tenaient encore leur lit de justice pour la déclaration de leur majorité <>u (mur déférer la régence, pendant leur minorité, aux reines leurs mères ou au premier prince du sang.
LIVRES. L'origine de ce mot vient du mol liber des Latins, qui signifiait la partie de récurée qui louche immédiatement au bois. Or, comme on employa cette écorce pour écrire, on donna d'abord le nom de liber aux manuscrits, dont les feuilles étaient d 'écorce, et, par la suite, le nom devint générique el s'étendit à toutes sortes de livres de quelque
DICTIONNAIRE DE DU LOM V IIQL'E CHRETlfc.NNE.
matière qu'ils fussent composés. On peut voir aux substmces destinées à recevoir l'écriture (Voy. l'article Écriture ), les livres de plomb, d'ivoire, elc.
LOGOTH ETE. C'était un officier de l'Eglise de Consiantinople dont les fonctions consistaient à sceller les actes du patriarche.
LOIS. Les loiset autres pièces législativesont reçu des noms très-variés et qui s'employaient dans un sens plus ou moins restreint. Voici les principaux d'après du Cange et les Bénédictins : Adnotatio,articuli,autoritas, capilulare,capitalalio,compositio, constitutum,edic/um, emunitas ou munitas, forma, immunilas, jussio, jutsoriamen, jussorium, Itx, saercelitterœ, pragmatica sanctio, ordinatio, prœcepii'K prœceptwn, privilcgiuin , rescrxptumy stubiliinentum, stabilitum, statulio, statut a i.
Les Bénédictins rapportent, d'après Lindeuliroge, qu'il ? avait eu Italie et en Allemagne une loi, d'après laquelle la vérité des
rh.-irtes suspectées passait pour constante, lorsqu'elle avait été attestée par serment, sur les saints Evangiles et par le duel. Les graves inconvénients de cette loi amenèrent sa cassation par l'empereur Oilon 1" ; mais ce ne fut que sous Otton III que, sur les instantes réclamations des seigneurs d'Italie, qui exposaient qu'elle était devenue la source de beaucoup de faux titres et de faux serments, qu'on examina a fond la question. Le concile de Ravenne en fut saisi, puis la conférence de Vérone , à laquelle assista l'empereur avec Conrad , roi de Bourgogne. C'est dans cette assemblée que l'empereur essaya enfin de résoudre la difficulté. Il ordonna que l'on pourrait s'inscrire en faux contre une charte, mais qu'il faudrait prouver son inscription en faux par le duel. Le remède est digne des mœurs du temps (1). LUNE, Cycle de. (Voyez Crcu).
M AIUH.
Le terme de maire, major, a reçu plusieurs acceptions quo nous allons successivement examiner.