MANUSCRITS
La décou>erte des papyrus dans les tombeaux égyptiens fail remonter à plus de dixhuit siècles avant Jésus-Christ l'existence de manuscrits. Mais nous n^vons pas à nous occuperde ceux-là : l'élude des manuscrits latins offre un assez large champ à noire examen.
On a vu aux articles Encre, Ecriture, lus-
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de reconnaître les différents caractères matériels des manuscrits, d'en discerner l'âge et d'en qualifier l'écriture. Nous ne ferons ici que compléter ces notions par une liste de quelques-uns des plus anciens manuscrits conservés notamment à la bibliothèque royale, en y joignant, d'après les Bénédictins, la description de quelques-uns d'entre eux.
Les anciens manuscrits sonl en lettres capitales ou onciales ; cependant il y ou avait aussi en minuscule et en eu rsive. Sainl Jérôme, parlant de ces manuscrits, dit qu'il les préfère à ceux eu onciales quoiqu'ils n'eussent d'autre mérite que l'exactitude; d'où l'on peut inférer que l'onciale n'élail employée que pour les ouvrages de luxe cl pour les livres qui devaient servir aux églises.
Au iv» et au v siècle, on écrivait encore beaucoup en caractères mixtes et en cursi ve ; mais depuis le milieu du vr, ces écritures furent tout à fait négligées, soit à cause de la difficulté d'y réussir, soil pour un autre motif. Alors les moines elles clercs n'écrivirent plus guère qu'en onciale jusqu'au vnr siècle, au renouvellement des éludes, sous Charlemagne, où la minuscule pril faveur. — Cette observation ne s'applique qu'aux manuscrits, car les diplômes furent toujours en cursive.
Les manuscrits entièrement en capitales élégantes ou rustiques sont rares, et dès le vir siècle il est douteux qu'on en rencontre : il n'y en a plus après le vm*. Cependant cette écriture se voit encore dans des pages eulières jusqu'à la fin du x* siècle.