‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 197 sur 455 · M AN · texte numérisé non relu

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rfique est souvent remplacée par a ne minas* c ule rarolîne, dont la régularité ne saurait convenir au nu* siècle; et comme celle écriinrp occupe des feuillets entiers dans le corps de l'ouvrage , on ne peut supposer qu'ils ont é é intercalés. Nous avons d'ailleurs remarqué, nu moins dans un endroit, qu'un de ces feuillets est écrit d'un côté en lombardique, cl de l'autre en Caroline ; ce qni prouve que le travail de celle transcription immense avait été partagé entre deux écrivains , comme cela se pratiquait souvent pour les ouvrages de longue haleine Ou remarque dans ce manuscrit un grand nombre de lettres grises , non-sealemenl pour les initiales des mots, mais encore pour des mots entiers» auxquels l'auteur avait consacré dans son Dictionnaire un article de quelque importance. Les Bénédictins font remarquer la substitution assez fréquente de Te sans cédille à la diphtongue <r , et ils en concluent avec raison qu'on a tort de signaler la suppression de celte diphlhongue comme un ca- • r ictère dislinctif des écritures du xu* siècle et des siècles suivants. Voici ce qu'ils ajoutent dans un autre endroit sur cet ancien Dictionnaire, attribué à Ansileubus, évéque g>lh : D. Rivet ne dil rien autre chose de re manuscrit , sinon que saint Isidore est le dernier auteur qu'on y trouve cité, cl qu'il pirall plus ancien que ceux dont il venait de parler, quoique t'ius du ix' biô'-le cl mémo de la fin du viip rièclc.

Bible de Charles le Chauve. « Le manuscrit de la grande Bible de Charles le Chauve est , disent les Bénédictins, un des plus précieux monument* littéraires de nos rois du la seconde race , pour la religion. Depuis le lègne de cet empereur, il fut conservé dans l'abbaye Saint-Denis jusqu'en 1595, qu'il fut transféré à la bibliothèque du roi. Haimon en retrancha l'Epltre aux Romaius. Les Kj ttres canoniques et l'Apocalypse n'y paraissent pas. Le commencement de chaque livre de l'Ecriture sainte et même des prologues de saint Jérôme sont en or ; il y a mémo des pages entières en lettres d'or fort brillantes, relies sont les deux ou trois premières pages de la Genèse. On y remarque cinq sortes d'écritures. La première est la capitale rustique ou aiguë, pointue et oblique; c'est celle des vers écrits sur les colonnes de pourpre en lettres d'or; elle domine dans les petits litres. La seconde écriture capitale est furt nette. A proportion elle a plus de largeur que de hauteur. L'une et l'autre servent alternativement pour commencer les vers. La première est consacrée aux hexamètres , et la seconde aux pentamètres. La troisième écriture est l'onciale fort propre, et d'un lour hardi et tranchant. La quatrième, un peu carrée, a un coup d'œil saxon , et porte quelquefois des perles enchâssées dan» ses l' lires : elle ne se trouve qu'au premier mol d'un ouvrage ou d'un livre. La cinquième écriture n'est autre que la minuscule , et cette minuscule est très-ressemblante à la

<t) Nouveau TtmU de DipUmatiffne, 1. 111, p. 89.

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plus commune du ix* siècle, depuis l'an 850. Nous n'avons point remarqué dans ce manuscrit de signatures sur chaque qoateenion. ou cahier. Les litres sont marqués au haut des livres de l'Ecriture sainte. Les mots sont de temps en temps séparés, sans points (1).»

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