‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 199 sur 455 · MIN · texte numérisé non relu

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tlon d'une restitution de terres, à acquitter (rois cents messes et cent psautiers (Voy. Prières).

MÉTROPOLITAIN. Le litre de métropolitain, donné pour distinguer les sièges' épiscopaux supérieurs, parait en Orieut au iv* siècle. Au siècle suivant ce nom est reçu en Occident. Au vi* les simples métropolitains étaient souvent qualifiés du titre de patriarche* ou é'archevéques en Italie et en France. Dans ce dernier pays les métropolitains ne prirent eux-mêmes celte qualification qu'aux. vur et ix' siècles, tout eo préférant cependant celle d'archevêques.

11 n'y aurait donc rien d'étonnant de rencontrer le litre de métropolitain dans le corps d'an acte du v* siècle ; mais une charle épiscopale dans la suscriplion de laquelle il paraîtrait serait fausse ( Voy. Archevêques).

MILES. (Voy. Cdbvalier.)

Ml LU A IRE. Le miliaire ou iniliare était la date du millésime de l'ère chrétienne ; on l'employait souvent au xin' siècle dans les actes en longue vulgaire. Ou disait ainsi t l'an que (i miliaire coi roi t par mil doua cens soixante et douze ans ; l'an que li mi» liares coroit par mil e dous cens o quatre vinx e neuf s.

MINUSCULE. (Voy. Ecriture.)

MILLIÈME et CENTIÈME omis dan» te* dates. [Voy. Dates, | V1I.)

MINUTE. Le nom de minute a été donné aux originaux des actes rédigés par ks notaires.* cause de leur écriture menue [minuta ; de méiue que les grosses, qui sout des actes mis au net, prirent leur nom de ce que les caractères en sont plus gros et mieux formés. Le pape Innocent III a fait usage de grossa, dans celte signification.

On doit faire une distinction importante dans les minutes des autiens notaires. Il y a le projet ou brouillon de l'acte qu'on qualt- Qail du nom de minute aussi bien quet'ortgioal régulier lui-même.

Le projet était la rédaction pure et simple des articles proposés, au lieu que dans la véritable minute les articles étaient arrêtés avec les formalités requises. Ensuite le notaire signait l'acte, que le tabellion avait eu soin de lire aux parties auparavant; puis les parties le siguaieul aussi, ce qui s'appelait abtofoere, el la signature du notaire tompiere. Le tabellion devenait alors dépositaire de l'acte, et en délivrait aux parties des co~ piesauthenliques appelées grosses. L'absence de ces formalités dans un acte notarié du temps où elles étaient mises en pratique doit le faire regarder plutôt comme un brouillon que comme une véritable minute. ( Voy.

Notaires, Signatures).

Dans les lois romaines les minutes ou copies aru net sont appelées instrumenta in mundum retrpta, et les projets de ces actes instrumente m schoda xonscripta, Les actes

(t) Ils le faisaient quelquefois avant cette époque, ou «Ktisient seulement leur paraphe au bas de Pacte avant de cuntuuur U «amui. Ou peine Ucti qu'il en cuit aJurs

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