II. PAPiEn d'écorce
Les diplomatislcs anciens ont beaucoup di«culé sur l'existence d'un papier d'écorce. Maffei prétendait que l'on n'a peut-être jamais écrit d'actes sur l'écorce; en tout cas. qoe ces actes ne se sont pas conservés, et nue très-certainement si l'écorce brute a pu être employée à cet usage, on ne s'en est jamais servi pour fabriquer du papier. Les Bénédictins, qui n'admettent aucune de res propositions, citrnt un ancien manuscrit do Siiul-Gcrmain-d< s-Prés , dans lequel se trouvent cinq feuillets composés, à leur avis, de papier d'écorce. Monlfaucon partage relie opinion. Mabillnn au contraire a jugé quo ces feuillets étaient en papyrus. On peut, dit M. de Wailly, voir ce manuscrit a la I bibliothèque du roi, où il est aujourd'hui déposé; mais la question qu'il soulève est p'n'ôl du ressort de la botanique que de la paléographie. Toutefois, ajoute le même auteur, comme In couche supérieure de certains feuillets laisse apercevoir sous quelques lacunes les traces de plusieurs écritures d'un caractère différent, il parait probable que ce sont des fragments, d'anciens papyrus qu'on aura grossièrement collés les uns sur les autres pour les employer de nouveau. t
Ou a souvent donné au p.ipicr d'Egypte le nom de papier d'écorce, ce qui a pu faire croire à des personnes qui n'avaient pas approfondi la matière, que ces deux termes é .iienl synonymes.
Quoiqu'il soit à peu près certain qu'il n'existe plus de manuscrits en papier d'écorce, les Bénédictins n'en étaient pas moins convaincus, appeyés en cela de l'autorité de plusieurs savants, qu'on en avait fait grand usajjc autrefois, el qoe la destruction de celle
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espèce de monuments était duc à la frapililé de la substance dont ils étaient formés.