IV. PAPIER DB CniFPE
Le papier de chiffe, fabriqué sans doute à l'imit.ition du papier de colon, ne remonte pas plus haut que le xnr Siècle. Le p'us ancien acle cité par les Bénédictins écrit sur ce papier est une charte d'Adolphe, comte de Srhaumbourg, daléc de l'an 1239. D. Mabillon connaissait une lettre de Joinville à Louis IX sur la même matière. Mais quoiqu'il fût connu au xnr siècle, le papier de chiffe ne fut d'un usage ordinaire que dans le siècle suivant.
Dès celle époque on avail reconnu de l'inconvénient à confier les acles puhlirs à du papier de chilTe. C'est pourquoi, dans les privilèges donnés par les empereurs aux nouveaux comtes, par lesquels ceux-ci avaient le pouvoir de créer des notaires, on insérail celte clause : A condition que ces notaires écriront les actes publics sur du parchemin et non sur des caries raclées ou sur do papier : In membrani* et non in cartisnbra*i> nec papyro, ou bien non in papyro nec capta veteri et abrata, sed in membrani nunda et nova.
Malgré la découverte du papier, on continua donc pendant longtemps encore à écrire sur parchemin les actes de quelque importance et dont on voulait assurer la durée. Cerliincs comaïunaulés religieuses persistèrent même jusque dans les derniers