SEMENT DES PIEDS DU PAPE
PLAIDS. Plaid vient de placitumtplacitart, qui veut dire statuer , juger. Les plaiùs étaient des assemblées où se traitaient les affaires publiques et judiciaires, sous les deux premières races. Les plaids géuérauv ou maï/a, ou consilia, onl été nombreux sou* Pépin cl sous Charlemagne; sous ce dernier surtout ils prirent une importance et uue régularité jusque-là inconnues. Ce grand homme lâchait, à l'aide de ces assemblées, de rétablir l'ordre dans l'empire des Franc». Nous allons essayer de faire connaître le caractère de ces assemblées ," en donnant, d'àprès M. Guizot (1) la traduction d'uue lellie d'Hincinar , archevêque de Reims , qu'il adressait en 882 à quelques grauds du royaume qui lui avaient demandé des cou scils pour le gouvernement de Carloman, fi.» de Louis le Bègue. Le prélat y annonce qu'il reproduit un trailé de Ordine pulalii, écrl avant 826 par le célèbre Adalhard, abbe de Corbic, cl l'un des principaux conseillers de Charlemagne.
« C'était l'usage de ce temps, dil Hierruar, de tenir chaque année deux assemblée» (placila) , et pas davantage. La prem ère avait lieu au printemps: on y régl.iii les affaires générales de tout le royaume ; aucuu événement, si ce n'est une nécessité impérieuse et universelle, ne faisait changer ce qui y avait élé arrêté. Dans une assemblée se réunissaient tous les grands (majores), tant ecclésiastiques que laïques; les plu» considérables (seni ore s), pour prendre el arrêter les décisions; les moins considérables [minores), pour recevoir ces décisions, «t quelquefois en délibérer aussi et les confirmer, non par un consentement formel, mai* par leur opinion et l'adhésion de leur intelligence.
« L'autre assemblée, dans laquelle on re cevail les dons généraux du royaume, se tenait seulement avec les plus considérables