I. OMGINB DE Là POMCTUATIOIf
La connaissance des signes de la ponctuation et de leur emploi est un des éléments de la paléographie ; il est donc indispensable de rapporter avec un certain détail ce qu'en ont dit les principaux auteurs sur les inscriptions proprement dites, les manuscrits, les diplômes et les sceaux.
Plusieurs écrivains ont donné à la ponctuation une origine assez récente, en ne la faisant remonter tout au plus qu'au vnr siècle. Mais les Bénédictins, qui ont fait sur cet objet des recherches considérables , pensaiènt bien différemment. L'inspection des anciens monuments , disent-ils , donne une tout autre opinion. Dès les premiers temps on y voit les points servir à distinguer les mots. Dans les fameuses tables eugubines , en lettres étrusques , chaque mol est suivi de deux poinls, et dans celles qui sont en caractères latins , un seul point suit chaque mot. Us citent aussi , comme un des exemples les plus anciens des signes de ponctuation, une inscription trouvée à Athènes qui fut faite l'an de la mort de Cimon, V50 ans avant l'ère chrétienne : les mots de cette inscription sont séparés par trois points disposés verlicalemcnt. L'emploi des signes de ponctuation ne doit donc pas être regardé comme une invention récente. 11 est vrai de dire que les siècles anciens fournissent un graud nombre de monuments gravés ou écrits dans lesquels ces signes n'ont jamais existé ou n'ont été ajoutés qu'après coup , el c'est là ce qui explique l'erreur commise oar cer- , tains auteurs.