PON
d'an on de deux points inférieurs, on mil une virgule. Dans le même cas, on se borna souvent à deux points, oo à un on dcai points arec une virgule. Ce fut aux approches du x* siècle, ou après ses commencements, que la ponctuation régna dans le corps des pièces. Dans une charte d'Espagne de l'an 931 , qu'on peut voir dans la bibliothèque universelle delà polygraphie espagnole, le sens est distingué par un, deux ou trois points , placés indifféremment pour un point, deux points, un point et une virgule. On met seulement des points aux en» droit* où nous mettons des virgules, pour séparer les phrases , et marquer la fin des périodes, dans un diplôme original do roi Robert daté de l'an 1025. il n'y a que des points dans une bulle de Pascal II datée de l'an 1004. Mais ce qui dislingue le point parfait des points qui marquent les suspensions , ce sont les lettres majuscules. On ne connaissait donc pas encore à la chancellerie romaine notre usage des deux points, de la virgule, ou du point et de la virgule. Le seul point servait à tous les usages auxquels nous appliquons notre ponctuation.
« S'il est question de la ponctuation des diplômes impériaux et des autres chartes d'Allemagne, voici le résultat des observations* que nous avons faites sur les modèles publiés dans la chronique de Godwir. Au x* siècle on voit des points dans les diplômes, tant pour marquer que le sens est fini que pour avertir qu il est pins ou moins suspendu. L'usage des deux points, du point, et de la virgule seule, était alors inconnu et continua de l'être pendant plusieurs siècles. Celui de placer le point en haut, au milieu et au bas de la ligne n'était pas observé; mais on employait quelquefois trois points perpendiculaires lorsque le sens était absolument fini. Ensuite au lieu du troisième point, on mit une virgule surmontée de deux points placés l'un sur l'autre; ou bien , au lieu du point du milieu, on marqua une figure semblable à l'accent circonflexe des Grecs. Du reste , la ponctuation était peu exactement observée sur la fin de ce siècle. Mais l'usage des trois points perpendiculaires fut bien plus fréquent. Il semblait répondre à celui de nos alinéa. On fil aussi quelque usage des deux points et du point au-dessous de la virgule, quoique rarement. Leur application oe cadrait nullement avec celle que nous en faisons. Pendant le xr siècle, au lieu des trois points perpendiculaires, dont on* ne cessa pas absolument de se servir, on mettait tantôt un point et une virgule, tantôt deux points qu'on plaçait horizontalement avec une virgule au-dessous, ce qui fut pratiqué encore au xir siècle; ou bien au lieu des deux points, on formait des figures un peu approchantes do la virgule. Vers le milieu du xi* siècle, toujours dans le même cas, on voyait paraître toor à tour trois accents circouflexes entre autant de fois deux points, le tout perpendiculairement dispose, au lieu qu'il le fui horizontalement au siècle suivant. Quelquefois on mettait quatre virgules ren-
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versées avec un point ao-dossns. dans li même situation perpendiculaire. Ou n'était point du tout constant sur l'article. Au xa* siècle , dans la signature de l'empereur ou du roi des Romains en lettres majuscules, chaque mot se trouve suivi d'un point. Quoi qu'en dise Gudénus, pendant ce siècle la ponctuation fut pins exactement marquée qu'elle ne l'avait été dans les deux précédents. Mais cette exactitude ne s'étendait pas à placer différemment les points, selon que le sens était plus ou moins suspendu. EnOn au xme siècle on substitua des accents plutôt que des virgules à tous les points ; mais on ne tarda pas à revenir aux points, en conservant néanmoins les accents, ou les virgules, couchés dans les endroits où le sens n'était qu'un peu suspendu. »
On peut s'assurer; par les fac-timilt des diplômes que nous avons donnés à l'article Ecriture, de l'exactitude des principales remarques des Bénédictins.