‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 30 sur 455 · Î7 A PO · texte numérisé non relu

Î7 A PO

des-Prés, 197, annouré île mille ans au cotniw nccmenl de ce siècle , dislingue les citations de l'Ecriture par des virgules à chaque ligue; cl souicnl il n'y en a qu'une à la première ». Enfin les Bénédictins font remarquer que les points disposés en triangle et les obèlos ont servi au mémo usage.

ANTI-SIGMA. L'anli-sigma peut ôlre envisagé comme Ici Ire ou comme, signe. S jus le premier point de vue il a la Ggure de deux c adossés ac, cl représentant le deuxième caractère alphabétique introduit par l'empereur Claude ( Voyez Alphabet).

Considéré comme signe, il a la forme d'un c contourné, et >e place avant les vers dont il faut changer l'ordre. Lorsqu'on ajoute un point au milieu, il désigne les endroits où il y a deux vers, dont le sens est le même, mais dont on ignore auquel ou doit donner la préférence.

AP0CRISIA1RE. Nom donné aux chapelains des rois de France de la première race, à raison des fonctions de notaires et de chanceliers qu'ils remplissaient auprès d'eux. J. de Janua dit en parlant d'eux: Apocri- •ùîrïus, secrelnrius , consiliarius , vel etiani dicitur cancellariuf, quia ipse est secrelaruis régit et ejus sécréta scit.

APOSTILLES. — I. On rencontre dans les manuscrits des corrections, des ratures et des interlignes. Ces écritures ajoutées au texte primitif méritent un examen approfondi.

Quand elles sont de la même main que le tcxl,\ elles indiquent une correction faite par l'auteur lui-même. Quand il en est autrement , cela désigne les remarques d'un correcteur. Les premières corrections se distinguent dis suivantes par le caractère, li ponctuation et les abréviations. Souvent le* manuscrits ont eu prcsqu'aulanl de corrcr leurs que de lecteurs. Antérieurement au vu* siècle, ils ont presque toujours eu des correcteurs d'office qui exprimaient leurs noms et leurs qualités , ou du moins le mot de contuli cl quelquefois ememiuvi. Les plus grands seigneurs de l'empire romain se donnaient la peine de collalionncr cl de corriger les manuscrits. Saint Augustin et saint Jérôme se livrèrent avec soin au même travail (I).

An ix* siècle, le zèle pour la correction des manuscrits se renouvela avec la renaissance des éludes; et l'on vérifia scrupuleusement les travaux des deux siècles précédents (2). Mais les correcteurs n'y mirent ni leur nom ni la note contuli. Us rétablirent l'orthographe et la ponctuation à peu près comme elle subsiste aujourd'hui. On voit encore, aux xi* et xir siècles, plusieurs grands personnages corriger les manuscrits. Lanfranc, abbé du Bec, s'en occupait sans rel&che avec *e» disciples. Les Bénédictins citent un manuscrit de Sainl-licrinuin-dcs-Prés à la Un

(1) Nouveau Traité de Diplom , l. IV.

(2) Ou attachait une grande imuoriauce a la transcription ta matiUKriUi, car on punissait les ntitiriM qui avaient cwmis quelques buvuiif dans leur» copias. { Toi/, le Traité <K tu pénitence comn .tu *U satin TliôodoM Sù inc.)

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