SI AMI
vèquc de Rouen : dès 1128, son contre-sceau porlc un bœuf paissant, ce qui pcul être aussi bien un symbole de ses travaux épiscopaux comme de ses armes de famille. En 1181. le contre-sceau de Philippe de Dreux, évéque de Beauvais, représente une femme assise sur un animal paissant: en 1224, Guillaume, évéque de CtiAlons, porte uni' fleur de lis à son contre-sceau ; cet attribut parait assez souvent dans les contre-sceaux dus évéques de la première moitié du xiir siècle. Au xiv* siècle l'usage se répandit parmi les évéques de faire graver sur leurs sceaux ou sur leurs contresceaux, des écus armoriés; les armes de famille se combiuaienl souvent avec celles de lYpiscpat.
Quelques abbés suivie nt bientôt l'exemple des évéques, dès la Ou du xu* siècle; mais l'usage des armoiries ne devint fréqu -nt, dans le clergé régulier, que dans le milieu du siècle suivant.
Les évéques et les abbés des grandes maisons d'Allemagne commencèrent, vers 1320, à mettre sur leurs sceaux, même conjointement avec leurs images, l'écu des armes de leur église cl celui de leur famille; plaçant le premier à droite et le second à gauebe.
Les armoiries papales, qui sont deux clefs en sautoir, ne commencèrent à paraître sur les sceaux qu'au xiv sièele. Cément VI est le premier qui ail fait graver les armoiries de sa fam;lle sur son sce.iu.
Ce n'est guère qu'au xiv' siècle qu'on voil paraître sur les sceaux les ornements accessoires de l'écu, connus sous le nom de timbre et de supports. On nomme supports les figures d'hommes, d'animaux, etc., qui soutiennent l'écusson à droile et à gauebe; les ornements qui le surmontent sont appelés timbre.
Quand on arrive â la seconde moitié de ce siècle, les sceaux ne représentent en général que des écus armoriés accompagnés de timbres et de supports. H. de Waiily fait remarquer que c'est surtout l'usage de la no» blesse du second rang, mais que les sceaux équestres se sont plus longtemps conservés dans la haute noblesse. Les sceaux des justices royales représentaient les armes de France, et ceux des justices seigneuriales celles propres à chaque seigneur.
ANTIQUAIRES. On appelait antiquaires, *PZ*tojpufoi t dans le Bas-Empire, ceux qui écnvaienlcn lettres capitales antiques, pour les distinguer des notaires qui écrivaient en notes de Tiron. Saint Jérôme dit à- ce sujet qu'il avait des élèvesqui s'appliquaient à l'art antiquaire. Saint Augustin oppose les antiquaires à ceux qui écrivaient vite.
ARRÊTS. Le mol arrêt csl d'origine grecque et vient d'isiffTov qui veut dire placitum, plaids. — Il élan particulièrement consacré à désigner les jugements des parlements et autres cours souveraines qui jugeaient sans appel. Du Cange rapporte que, dans les registres du parlement, ces actes honl appelés Artsta, judicim, consilia, prœcepta ou mandata. 11 ne veut pas que ces termes soient synonymes. Selon lui, Artsla sont des juge-