‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 356 sur 455 · r, DICTIONXA'.irf. DK H PU · texte numérisé non relu

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serments ont conlinuô d'élre en u?agc jusqu'aux dernier1» siècles.

SERVUS SERVORUM UEI. La célèbre formule de tervus servorum hei, donl les p.-ip* s ont rail un si grand usage, se rencontre peut-être pour la première fuis dans les lettres Je saint Augustin. Saint Paul avait pris, avant lui, le litre de servus Jegu Citristi. Les litres de tervus ou famulus Dei se donnaient jmcicnnammt aux clercs et aux moines, comme une qualification honorable.

Gontran, roi de Bourgogne, prit le litre de serviteur des serviteurs du Seigneur dans le diplôme qu'il donna, en 584, pour la fondalion du monas'èie de Saint-Marcel de Châlons-sur-Saône. Des évéques se sont intitulés serviteurs des serviteurs de Dieu.

Le premier pape qui se soil servi de la formule episcupus servus servorum Dei est Grégoire au \r siècle; il ne l'employait cependant pas ordinairement. Elle devint déjà fréquente au vu* siècle, cl à peu près uniforme pendant le cours du siècle suivant, surtout dans les privilèges. Depuis cette époque, dit M. de Wailly, le nombre des actes pontificaux qui ne renferment pas celte formule devient de moins en moins considérable. Au xi' siècle elie fut d'un usage à peu près ordinaire. Alexandre II commence toutes ses bulles par les mots Episcopus servus servorum Dei; cependant il en retranche ef-iscopus dans quelques épltres , comme, l'avaient fait plusieurs de ses prédécesseurs, tels qu'Agalhon, Grégoire 11, Etienne II, Jean III et Sergius IV. A partir du xiu* siècle on trouve celle formule partout, excepté dans quelques bulles d'où les brefs proprement dits oui tiré leur origine, et dont la suscriplion consistait dans le nom du souverain pontife, suivi du mot papa et du chiffre qui marquait son rang parmi les papes du môme nom. Elle fut ré criée pour les bulles à l'exclusion des brefs depuis Nicolas V, vers le milieu du xv* siècle.

En résumé, dit D. de Vaines (1), on peut dire que les bulles ou lettres apostoliques des six premiers siècles, dans lesquelles un prédécesseur de saint Grégoire s'inliluiail serviteur des serviteurs de Dieu, paraîtraient pour le moins suspectes. II ne s'ensuit pas toutefois que, depuis celle époque jusqu'au xiie siècle, l'omission de cette qualification puisse élrc un moyen légitime de suspicion, puisque les papes n'employaient pas toujours celle formule dans tous les cas. Il n'eu est pas do même au xir et au xlu" siècle : pour que cette omission ne rende pas la bulle suspecte, il faul qu'il y soit suppléé par le mol pape suivi du chiffre qui le dislingue.

La formule dont nous nous occupons a été employée dans l'intitulé des diplômes de quelques princes d'Allemagne, avec ou sans variantes. Henri III le Noir, roi des Romains, en 1039, s'intitulait quelquefois rex servus

(t) Dict. raisonné de Diplomatique, art. Sfrviteck tî) Le nombre dos calnrrs est marqué ordinairement, au lia* rte la première «m de ln iWi.iere pai»e d*'. vliaque rainer, vus la formi» suivante : O. I r» Il , \ t • , (>m-udirc, Qu-.ticrmo primtu, (Jwiiemr> a\-i<nduv D.un l.-s l.i-

\l ÎTIQUK f.HIlETIENNE.

servorum Otton III, empereur depuis 9îr», prenait alternativement les épilhètes de servus pttpulorum, aliorum, apostolorum ou Jesu Cftristi.

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