‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 378 sur 455 · IV. s use ri mon s des diplômes boyaux et impériaux · texte numérisé non relu

IV. s use ri mon s des diplômes boyaux et impériaux

Les su<criptions qu'employaient les empereurs romains renfermaient une foule d'expressions marquées au coin de la flatterie et de l'adulation. Rien h 'est plus ordinaire dans les actes impériaux, dans les imet ipiions et les médailles, que les épithètes pius , felix, aurjustut, divut, deus , ùeatut, nobilts*imus, invictus, Victor, triumphatur , maxàuut, clément , mantuelut , etc. Bornons-nous à citer pour exemple de ces formules emphatiques le début de rédit(]ucMaxiniien-(ialùrereiidit en faveur des chrétiens, et dans lequel il commence par énumérer ses noms, ses litres et ceux des prjnces qui régnaient alors et qu'il était d'usage de faire figurer conjointement avec l'empereur dans les actes publics :

• Imperator Ce»ar Galerius Valcrius M.ixi- « mianus inviclns, atignstus, ponlifex maxi- « mus, Germanicus maximus, TBgypliacus « maximus, Thebaïcus maximus, Sannalicus « maximus. quinlum l'ersicus maximus, se- « cundo Carpicus maximus, sexto Armenia- « eus maximus, Medicus maximus, Adiabe- « nicus maximus, Tribunitie polestatis XX,

* imperator XIX, Consul VIII, pater patrie, « proconsul; et imperator Ce*ar Flavius Va-

* lerius Constantinus pius, felix, inviclus, « augustus , ponlifex maximus, tribunitia) « poteslalis V, imperator V , consul , pater « patrie, proconsul; et imperator César Va- « lerianus Licinianus, pius felix, inviclus, « augustus, ponlifex maximus, ttibunilis « polestatis IV , imperator III , consul , pater « patrie, proconsul : proviucialibus suis sait lutem (3). »

Aux vi', vu» et vin* siècles, les suscrip-

(5) Nouveau Traùi de Diplomatique, L V, p. 0«, d aprèiKuscb tib vm.

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lions des rois mérovingiens consistent en général dans la formule N. Francorum rex, tir inluster, qui fui encore en usage pendant uucparliedu règne de Charlemagne. Clovis !" reçut le tilre d Auguste de l'empereur Ana- >'ase,qui lui conféra en 507 la digniléde Consul honoraire cl de potrice. S. Rémi l'appelle très-chrétien dans non lestatnent , le concile d'Orléans, fils de r Eglise catholique.

Le titre inluster est légèrement modifié dans quelques diplômes : on lit illustris dans le diplôme de Covis à saint Jean de Réomé et dans celui <L- C'olairc 1" donné en 516 à la même nbbajc, etc. « Souvent encore, disent les Bénédictins, le* rois mérovingiens, dans leurs lettres se disent simplement rois ou rois des Français, et suppriment leur titre d'illustres. Dans le vi* si le vu* siècle Us mettent ordinairement leurs noms «près ceux des évéques cl avant ceux des abbés.»

Les empereurs portent , encore au vu* sièc'e , le nom de Flavius ; et les rois d'Espagne et de Lombardie le prennent à leur Imitation. Ces derniers souverains *e donnèrent toujours des qualifications pompeuses dans leurs susci iplions.

Les premiers CarloVingiens emploient encore, comme nous l'avons dit, la formule vir inluster; cependant Pépin y ajoute quelquefois les mots Dei gratia. D'autres foi» il supprime le tir inluster. Charlemagne n'étant que roi des Francs (depuis 768 à 774) s'intitule Carolus Dei gratia vir inluster. Depuis ses conquêtes en Italie il y ajoute ou il y substitue les épithètes de Patrice des Romains, roi des Lombards. Le titre d'homme illustre disparaît de ses diplômes à s*on avènement à l'empire.

Au ix* siècle , Charlemagne empereur prit les litres suivant» : Serenissimus Augustus a Deo coronatus, magnus et pacificus imperator, Romanorum gubernans imperium, gui rl per misericordiam Dei rex Francorum et Longobardorum. Il ne pril que rarement alors le titre de patrice. Souvent il se qualifia seulement roi, après avoir reçu la cuuronùe impériale, comme il avait pris avant cite époque le litre d'empereur. Les diplômes où il est qualifié roi d'Italie sonl rejeté* par les savants.

Louis le Débonnaire, étant roi d'Aquitaine, s'intitulait rex serenissimus Aquitaniœ , en succédant à son père il prit le titre suivant : llludovicus divina ordinanle ou propi liante proridentia ou clemenlia imperator augustus. Après son rétablissement en 83fc, il se servit 4lu mot repropiliante. Depuis son élévation à l'empire il ne prit jamais le litro de roi des Français. Les chancelleries des rois d'Aquitaine, de Bavière et de l'empereur Lolhairr, osèrent à peu près des mémos formules, quoiqu'avec des variantes.

Charles le Chauve, avant d'être empereur, employait f ou veut la formule : In nomme sanrtœ et inditiduœ Trinitatis, Karolus Dei gratia rex. Depuis son avènement il y substitua : in nomine, etc., Karolus ejusdem Dei omnipotrntis mbericordia ou gratia imperator cujHstas.

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