PAR D K P A RTE M FN TS
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On n'a pas cru devoir adopter, d m» 1>* classement de ces notices, t'ontre alp?i îliClin'if dos ■té;iarteineiiis. qui. t>iei
rnii'om éiin'iit M'i'.iri'r 1 1 ' s. unis tlt's :iun rs it 's r r [i"N%è h'iil leur«i litres anaons il.uis l^s iih'viu's .irrli
g il l'égard «les arrimes |'ii»ieri^ures a 178', a in jil uir.Tt, p-nir lis aritiVrs aniôfienrf& à celle et »i "',
' 'nu;, .ml, ayani :aii i> irue des mè ne» i ir« o i>i 1 1, it.ms [HinUujji s,
i r I r t • m'' 'i^raplinpu- ilin^e du nuiU ai) mi I, m i i-i U : ' : i < I " ) i m id: l:i tiL'^; *[pj c\t4r rnlri' U-s l.lt :i ruts ■>'»>. d plusieurs départements, pins a la suite celles qui n'oit-enTrl
m j 1 T w T»'iu Tmi t ' ■ ; . ' l'Miirina lui;, 111 ^ ' ii'u iTii|"i'wi.^ p"i
■s arelnves. On a préfé é un M-Mf-mi» mule fond.j | i ■iiieipali m n aïs «J j m ^ l''.|iicl un a p i-, miiu i|'nl^.'r>er, aii'aut ipi" p /ssitjii", 1 1
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Dans d» départeincnt, ou les intérêts sont
vent manquer d'ôtre précieuses. Toutefois , (elles qui sont antérieures .i I7'.>0 n'ont p 'i nue moindre importance comme dornim ni-
au>si ronsidér ihles q i » multipliés, les ar- lii<loriqucs et potniqnes. Ce sont en effet l~" ilu-u': d - l'a'iuiui liMli »:i nriV ".)■.' ne peu- arcbnv» \W 1 a r.c et ne cita mire d/s ro-n-rlt-s
□ by VjOO$*IC
«la ns tes deux derniers siècles, a opale n lie xtir siècle, cl quajoze au siècle suivant,
des dépô!s les plus importants de l'Europe, cuiiliennenl environ G.COO pièces qui nmon-
La chambre de s comptes de Lille, instituée lent à l'année 819, el se In minent à la lin
vers 13£0, à I instar de celles de Paris < l de du xv siècle: En t>uire, les registres dis
Dijon, par le duc de Bourgogne Philippe le chartes, en quatre -vingt-deux gros volumes
Hardi, lorsqu'il fui devenu comte de Flan- in- folio, comprennent tous Ips actes émanes
di e, el qui n'a cessé d'exister qu'à la prise des souverains du pavs depuis 1358 jusqu < u
de 'a ville de Lille par Louis XIV, en KG7, 1(87, savoir: traités, édits cl lettres patenh s,
il cul d'almrd de juridiction que sur les litres de fondations, d'acquisitions, de pro-
comtés de Flandre et d'Artois et la s» igneu- prictés seigneuriales, anoblissements Ugi-
rie de Malincs ; mais, par l'accrcisst m< ni timalious, privilèges, ordonnanees sur les
des domaines des ducs de B-uigognc, elle a (Tairez de domaines, police, commerce,
réunil à son rcs«ort , en ikli , le comté finances, monnaies.
de Namur ; en 1436, le Hainault ; pois le La masse du dépôt comprend plus de
Tiuimésis et quelques autres portions de f>,C,CO poi l> feuilles, registres, fard es el liasses,
lerriloite. H fut aussi » nlonné de porter à qui «firent des documents eut ieux cl incon-
celte chambre les cou ples des r< rêveurs nus sur l'histoit e d France en général ; sur
généraux de lous les domaines et finances, celle des provinces de Flandre, Artois, H.ii-
lant de re pays que du Brabanl.de Guchln s, nault. Bourg* gue ; sur celle de toutes les
de Limbonrg, de Luxembourg, de B<-urgo- provinces de» Pays-B :s.
gne, de Frise, de UnCande, cl de la généra- Parmi les pièces originales, on remarque
Celle centralisation eut pour effet de ras- V et Chai les \ Il ; de René, roi de Sici'e ; sembler dans un même déjdl, indépendam- d Edouard IV, mi d'Angleici rc, cl de Jacment des pièces comptables en quantité que* III, roi d'Ecosse; de Chai les le Témépresque innombrable, les registres des dé- r.iire, duc de Bourgogne, et de sa fille Marie: l.béralions ci des affaires de la chambre ; de Fi rdinai d 1 r, roi de Sicile ; de Chiisceux des chai les de l'audience , des grâces tian 1". roi de D.iucmarck el de Suéde ; i'e el rémissions; les actes d'aliénation' il Louis XI ; de Charles VIII ; de Louis XII ; d'engagement des domaines royaux; lis des rois d'Angleterre Henri \ 11 el Henri Mil. aveux, dénombrements el reconnaissances Lue partie des chartes se rapportent aux de fiefs, terres el seigneuries; les procès- gr.uds faits de l'histoire de Fiance, dans verbaux pour Imites du royaume, par suite h squels les comtes de Flandre el les diics dis conférences et Imités ; enfin, des mé- de Bourgogne ont é é souvent les primi. moires, des rapports, il une foule de docu- paux ai buis, el particulièrement aux im nls n marquantes, guéries de Phiippe-Auguste, de Philippe le L'intérêt de ces collections précieuses fui Bel, et de Charles VI, avic la Fiaudic et rth,;ussé encore par la réunion des archives l'Angleterre, ainsi qu'aux alliances entre particulières des souverains du pays, comli s ces puissances; à la guerre de cenl ans, de Flandre, du» s de Bourgogne. Philippe II, entre la Flandre et l'Angleterre; aux d.sroi d'Espagne, les plaça, vers la fin du xvr seosions cuire les branches d Orléans cl du siècle, tous la garde d'olficiers de la chambre Bourgogne ; aux (roubles du royaume pendis comptes. Avant de tomber au pou» oir danl la mii.oi i é cl la deinem e de Charles V2; de la France, elles furent encore augmen- a la régence des di es de Bourgogne, do lécs tant par Max milieu, empereur d'Aut. i- Ibriy et d'Anjou; aux assassinats du duc che, auquel était échu, par alliance, l'heri- d'Or éans rl de Jean s u-. Pet.r ; à l'alliauco liige Tes ducs <'e Bourgogne, que par ses ce Philippe le Bon. lils de Jean sans Peur, successeurs. De là tient qu'oïl y Iroutc une ai ce Heuiï V, roi d'Angleterre î à la prise foule de documents du plus haut inléiél sur de Paris, apiès c- lie coalition; enfin, au les affaires de i'Antïiche el de 1 Espagne, li ai-é d'Aï ras, dans Icqu I Chaiii s VII cl le pendaul le temps que ces puissances possé- duc de Bourgogne signèrent, eu ikio, une dèrenl la Flandie el les Pays Bas. Là sont réconciliation.
les traités de paix cl d'alliance, de mariage Entre autres pièces de l'éj oque suivante,
cl de commerce ; es testaments des c mies on remarque la ratification originale, signée
ci comtesses de Flandre; les lois cl piiu- par Louis XII et le roi d Espagne, du li ailé
lég< s donnés par le souverain aux pi o\ mecs conclu entre eux relalivi ment au partage du
«M aux villes; les donations aux établisse- royaume de Naplcs (loti) ; la confii maiion
niciits religieux cl de bienfaisance ; enfin, et ratification faite par le roi d'Angleterre;
1«* originaux de la majeure partie des ai les le traité de mariage entre Charles d'Aulii-
cinancs des souverains du pays, cl des pnn- che depuis Charles-Quiul, et Marie, fille do
c< s avec lesquels ils ont été eu relation. Henri VII. roi d'Angleterre ; enfin, le mé-
Le nombre des litres en parchemin, lanl moire original que Catherine d'Aragon fit
° ijiinaux que copies anciennes el au li' iili- piéscnlcr au commissaiie du pape pour
1*»s, est, en résumé, de près de U»,0 0;la soulcnr la validité de son mariage auc
&éiie commence à t'an 706. La charte ori- Henri Vlll (1531).
K nalc la plus ancienne r( m »nle à 1008; bon Une collection fort précieuse cre re, et
nombre appaclieunçnlau xr cl au xirsictlc. qui forme en quelque s u e le complément
liié des Pay-B s.
di s chartes et tni'és, se compose de 12 à i ,050 lettres autographes, mémoires historiques cl instructions a,ux ambassadeurs.
C«is lettres, retiré»*, vers la fin du dernier siècle, d'un ré luil où elles gisaient ignorée*, f>rm»nt un ensemble «le pièces du plus haut ivlérôl à consulter pour 1 histoire de France, sous les règnes «le Louis XII, François I", H.-nri II. Charles IX. Henri III cl Henri IV; pour eelie d'Allemagne sous M iximilicn I" ; pour celle d'Espagne sous Charles-Quint cl Philippe II ; pour celle d'Angleterre sous H« nri VII et Henri \ III ; enfin, pour celle de> Pays-Bjs sous la régence de Marguerite d'Autr che.
Une autre partie d'un grand prix est relative à l'élection de Cb n ies Quint à l'empire d'Allemagne , aux ca-ipagncs d Italie et de Milan sous François 1', et à la captivité de ce prinee.
Le règne de Charles IX, les guerres religieuses qui 'e remplirent, et la m se à exécution desedils de pacification des irouhb-s, ont donné n.iiss mee à une correspondance composée de lettres autographe* du duc d'Alençon. du prince de C«»n«lé, du duc de Montpeirster, du cardinal d'Armagnae, de Montmorency, du président de Thou, «Je Villars, de Cossét de Sirozzi, etc.
Parmi les pièces originales cl inédites sur les temps de la Ligue et le commencement du règne de Henti IV, on remarque d. s lettres autographes de ce prince, de C «t benne de Mciiicis. dos dues de Guise et de Ma j < une.
Quoique les autres documents ne pui-sent avoir, en regard de tant de rit liesses historiques , qu'une importance seeoudairc, il en est rependant encore d'une haute valeur.
Quand la chambre des comptes, après le traité «l'Aix-la-Chapelle, eut cessé «l'exister, ou, du moins, eut transféré sou siège à Bruges, sous l'autorité espagnole, l'administration du pays appartint aux imendances de Flandre cl du H miaut. aux états de C imbrésis et au loireau des finances établi a Lille en 1690. Six à sept cents liasses proviennent spéi ialeiiu ni de ce bureau; les autres d >cuu enis. parmi lesquels se trouvent des nié i oires d'un grand intérêt, composent environ 660 registres et plus de 6( 0 li.is>cs Ceux qui se rapportent au Hainanli en rorment une grande partie ; mais ils ne remontent qu'à 1668 : il y en a de plus anci< n«, en assez grande quantité, qui son» relatifs aux états du Cambrais sous la domination espagnole : le plus faible nombre concerne les Flandres française, wallouac et maritime.
A ces archives des anciennes administrations la révolution a réuni, en outre, celles des communauté* religieuses, qui se composent de 900 liasses. 809 registres, 173 layettes et plusieurs earlulaires. L<>s plus impo tante s sont celles «les collégiales de Saml- Pierrc de Lille, de Saint-Ame de Douai et des abbayes «te Cyvung, l.oos, Aucbin. Flines, De uai ii et Siinl-J an «le ValeiH-ieue.es. I\l!cs c>nc< rnenl , dans leur ensctnh'e, vingt abbayes, sept cul:ëgi.;!cs ou chipiir.V, et vingt-
neuf couvents on communautés secondait r»; ce sont des litres de propriélé, lc ln s fondations et donations, contrais de vent et d échange, btux et transactions; les plus anc iens remontent au xr sièc'e.
Ou trouve encore, dans b s archives «îu département, une collection de plans, caries et laiileaux géeéalogiques. au nombre de plu» de 7(0 articles ; quelques tahelliouages, de» aveux cl dénombrements de Gefs et seigneuries.
Mais les anciens titres des communautés religieuses n'ont pas été exclusivement concentrés an chef-lieu du département ; il eu existe à Cambrai une ass< z grande m.i>s\ qui forme une sorte de succursale du dé} ôl central. Ils concernent l'archevêché do Cambrai cl le chapitre métropolitain , cm \ abbayes, quatre chapitres et quelques coiu munautés.
Cet aperçu succinct des ri-hesseg historiques contenues dans les archives du Nord doit être complété par l'exposé de« 'soi un et des travaux «|ui y ont été cons C"« s. Les archives de la chambre des comptes et d s souverains de Flandre furent de tout temps l'objet d'une vive sollicitude ; mais, en particulier, depuis 166S jusqu'en 1791, quatre archivistes du nom de Godefroy, dont plusieurs se sont «fut connaître honorablement par leurs travaux dans la diplomatique* eurent, successivement et comme parhéri age, la garde du dépôt de Lille. Le dernier des quatre, invité à participer £ l'exécution d< s grandes recherches littéraires entrepri-es par ordre du roi Louis XVI, sous la direction du garde des s«caux, avait commencé, en 1"82, dans ce but, un inventaire analytique qu'il rédigea pour les pièces comprises eutre les années 706 et 1307.
Les archives de la chambre des comptes ne purent échapper entièrement aux dévastations de la révolution : la partie la plus précieuse fui même un instant menacé** par des ordres de d. struction ; on en dut la conservation h la courageuse résistance d'un anbîvislo; mais trois cents voilures dejvipiers furent envoyées à l'arsenal. Dans tes années subséquentes, diverses parties des archives furent bouleversées par des déplacements. Kufin, en 1819, l'état de désordre et de dépérissement de cet immense et précicM dépôt fixa la sollicitude du conseil génénl qui, pendant plusieurs années consécutives vola avec une honorable persistance au budget départemental des allocations toujours réduites par l'autorité ministérielle, el qui n'assurèrent que d'une manière imparfaite (a simple conservation du dépôt ; il a été reconnu depuis que des litres précieux en ont disparu. Kufin, depuis la mort tin savant Godefroy. le classement était rcs'.C d peu près ««.(alionnaire, lorsqu'on 18J5 le conseil général a pourvu à une organisation complète aux frais de laquelle le ministre de l'instruction publique a consenti à s'associer, en considération «le l'intérêt natioe.il qui s'attache à ces archives el des lrav..ni q«n s'y exécutent, pour concourir ,»»»x pu-
bliralions historiques auxquelles 1rs chambres consacrent des allocations annuelles. 7,500 francs sorti imputés annuellement sur le budget dcp.irlcmeiU.il pour l'en' relien de quatre employés cl d'un conservateur. Ce dernier, correspondant de l'Institut, rcçoil sur ci lle adoration 3,PO0 franco, et pareille somme est allouée sur les fonds du minis ère de l'instruction publique. Aux (onctions d'archiviste en chef il joint celle* d'inspecteur des archive* communales. Déjà des résultat* fort remarquables ont été obtenus : le* inventaires de Godcfroy se poursuivent ; des litres déposés depuis 17*93 dans le magasin militaire en ont éié extraits. D'un autre côté, le g «uvernemeut de Belgique, faisant recueillir de toutes part* des documents sur Histoire naïonale aV ce royaume, a fixe naturellement son attention sur le dépôt < e Lille, qu'il regarde comme le plu* précieux qu'il puisse faire ex|lorcr à l'étranger. Au mois de décembre 1877, les archives du Nord ayant cédé aux archives du royaume de Il Igiquc divers documents en langue fl.tin.inde, qui ne peuvent a* oir d'intérêt speci il que pour re pays, ont obtenu en échange 07 registres forl importants sur le Hainault français, le Cambrésis, l'Artois cl la Ch. mpigue. Enfin, un grand nombr<> de copies de rharies cl pièces ont été extraites des archives du Nord pour servir au grand re- «Ui-ildcs document:! inédits sur le tiers élal.
A lanl de n iiscigncnu uts satisfaisants il reste à ajouter que le conseil général, de ini-'ux en mieux pénétré de la nécessité d'organiser convenablement ce riche dépô , a décidé qu'un édilice, réunissant toutes les conditions désirables, serait construit sur un nnplaccmenl isolé, voisin de la préfectur e Les travaux, donMa dépense totale a été évaluée à 170,000 francs, se trouvent mainle uant en cours d'exécution.
Pas-de-Calais.
Les archives de ce département se composent de plusieurs colleciions considérables.
Les anciens comtes d'Artois avaient, eu 1102, formé à Arras !c dépôt de leur* Charles, qui fut continué jusqu'en 1357, époque où l'Artois ayant été teuiii à la Flandre, la suite de celte collection dut faire partie des archives de la chambre des comptes Uo Lille. En 1785, le garde des sceaux de France avait . par une mission spéciale , chargé le savant Gudefroy , archiviste de Lille, d'inventorier le dépôt d'Arras. Ce travail, interrompu par la révolution, n'a élé Içrminé qu'en 1838 par l'archiviste actuel du Nord. La plupart de* actes qui composent ce trésor de chartes sont des donations, ratifications d'actes, concessions de privilège*, icntcs , érections de communes , fondations, etc.
Le* archive» d.s états d'Artois, dont la première convocation remonte au mili. u du xi»e siècle, comprennent les registres d«î leurs assemblée* générales de 1578 à 1783 cl )• » divers papiers relatifs a leurs opérations, tels tjue comptes dp- iiiip><>uioii.s de la proniuc de IOjJ à 17«.8, c.iipiuuls, levées do
troupes, fournitures militaires, travaux de* chemins, ponts, rivières, usines, canaux, navigation, administration des marais communaux, et de nombreux documents relatifs lanl aux limilcs qu'à la jouissance de ces marais. On doit mentionner, au nombre des papiers qui concernent les anciennes i i po sitions, 800 rôles de vingtièmes ou vain pâturage et 775 de ccnliè oes. Ce* rôles, dont lespren L rs remoule il à 1760 et I. s aude* à 1780. se composent de déclarations de propriété. Souvent les propriétaires fonciers viennent y rechercher des renseignements sur les contenances ou le* limites des corps de terres.
La province d'Artois avait dépendu jusquVn 175'* de l'intendance d'Amiens; plus tard elle fut léunic à celle de Lille. Les litre s cl papiers roucern inl celte province, que possédaient les dftix intendances, ont été remis en 1790 cl 1791 au déparlement du Pas-de-Calais. On y n joint Us archives des subdélégations d'Arras. Le as, S tinl-Omer. Aire, Saint-Venant, Hesdin, etc. Tous ce.* papiers, qui embrassent l'intervalle de 1700 a 178J, forment environ 820 liasses : il s'y trouve une certaine quantité de plan* des chemins, rivière*, canaux et marais.
Les notaires de l'Artois étaient soumis à des obligations particulières pour la conservation des minutes de leurs actes. Ou avait établi dans les villes d'Arras, Saint O.ncr, fiéthune, Aire, Sainl-l'ol et Hesd u, des dépôts connus sous le* noirn de greffes du t/ros, tabellion ou labJlionaye, ou les notaires étaient tenu9 de renie: tre leurs actes après un délai qui leur était accoidé pour eu faire 1 1 transcription sur leurs registres diis protocoles. Le g relie du gros d'Arras ayant élé pi.céeu l'an ix aux archives de la préfecture forme, dans ces archiva, 1500 liasses de minutes d'actes prives, reçus par des notai; es d'Arras, Douai, Rapaumc, etc., depuis le milieu du xvr siècle jusqu'en 1792.
Les archives de* anciens établissements religieux seraient forls considérable», si eiles n'avaient élé pendant la révolution brûlées sur les places publiques ou appropries au service de* arsenaux. Les litres incomplets qui ont été conservés concernent les chapitres de Leus, Lillers, S ainl-li n thelemy île Bélhunc, Aloiitreuil; Douri-z et Saint-Sauveur de ^aiul-l'ol, les ahuaye* d Ave-ncs près Arras, d'Anchin de D .mai, d Eirun, d llénin-L cl rd, de La Thiculoye, de M.irœui, de Saiul-Eioi, de Sainl-l' ei re de Garni, du Vivier d Arras, de Saint Vaast, du\ erger, d'Arrouaisect d E ineouii,de il no, d Annoy et de Choques, de T)o nmarlm, da Siiol Ai.dré-aux-Bois, d'Anchy, de Bl itigv, de S linle-Auslreberlhe, de Samt-BVi lui, do H iisseauville , de Cercamps cl de C au inar.i*.
Vingt-huit autres corporations diverses, six prieurés, un collège, un séminaire, fin hô/ilal, une commauderie, ont concouru à h.rmer cette partie des archives.
Pendant longtemps l'autorité dépat t mentale a néglige de po.uV iir d'une tuauioie
AriT.Nr>ir.F..-nAPrortT suit l s -rcmivks départementales.
DICTIONNMUR 4>K DIPLOMATIQUE CîlRhTIENNR.
suffisante à l'ordre et mémo à la conservation des archives. Le dépôt des chartes, qui possédait trois carlulaires, n'en a plus qu'un seul. En outre, la partie de crtlc collection postérieure à 1287 resta longtemps au palais de justice, et il a été constaté que les chartes ou confirmations de communes, franchises et privilèges en ont disparu. On ne s'est occupé sérieusement que depuis 183G du tnvail do classement. Le local des archives est dès- favorable à leur conservation ; mais on craint que, malgré sa vaste étendue, il ne devienne insuffisant pour recevoir les dépôts successifs des papiers administratifs.