‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 435 sur 455 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

INTItODUCTION.

Avant que d'entreprendre la recherche «les leçons que portaient dans leur origine les textes qui se liouvenl aujourd'hui corrompus, il esl naturel qu'on commence par examiner quelle a été la source dos leçons vicieuses qui en ont pris la place. C'est dans celle matière un préalable aus>i indispensable qu'il est essentiel dans la médecine de connaître les causes d'une maladie avant que d'appliquer des remèdes. Stns cela les succès ne peuvent élre que fortuits, et par conséquent extrêmement rares. Souvent même on esl exposé à rendre encore plus grandes, et quelquefois incurables, les plaies des endroits corrompus; et c'i si de quoi l'on rencontre bien des exempt* s dans les copiste! postérieurs qui oui entrepris de corriger les fautes des anciens.

Pour procéder avec quelque ordre dans la recherche des causes qui ont fait gât< r si fréquemment les ouvrages des anciens écrivains, remontons au moment où un écrit sortait des mains do son auteur ou de celles du scribe à qui il l'avait dicté. Les fautes ne pouvaient être encore ni en grand nombre, ni considérables. Ou peut mi juger par ce qui arrive aujourd faui à un homme qui écrit lui-même, ou qui dicte ses productions. Le

(t) Voyrx la demioine partie, col. 1021, 1059, sur les leur»» i, r.

(ij Ceux qui ne seraient pas assez au bit de celle stgni- Ocaliou peuvent coieuiller l»s endroits suivants : .Noies t'ir Miuucins Petit de l'édition d > L< yde, pag. 10 : CUrittianot appcUal profatiox, et impietalis êœeuli reos. Lu nu- M ut-en r*au*ip, toin. Vlll de S. Augustin, pag. 515 (Cmit. fatale, lit) xtx. cap. 6; Pulrol. il | : Qnnd in aurnmn itrv.it e 1,'x et ophttœ prœcipiwit, ttn i v mn s Julien. d*l>

DlCrijNXAlRK DE DIPLOMATIQUE.

même n ot devant être répété de sotie, ne Sf trouvera écrit qu'une fuis, ou bien il sera écrit deux fois tandis qu'il ne devrait l'ê're qu'une. La proximité des sons fera écrire un mot pour un autre : par exemple, ttfto impertinentes pour villes impénitente* , comme on le trouve dans le Nouveau Testament Imprimé A M ms en I6C7, Luc. X, | 1. Ou ne trouvera guère que'des fautes de celle nilure, et en petite quantité.

Mais ce même ouvrage, passant entre les mains d'un copiste qui le transcrit, peut recevoir bien des altération*. Outre les faute* dont nous venons de parler, il peut s'en glisser de nouvelles de la même espè-e. r| d'aulres encore dont les causes sont différentes.

Ces cause0, dans les anciens rmnuscii'5, sont :

i" La ressemblance qu'ont enlrc elles différentes lettres de l'alphabet, dont la plupart pouvaient être prises pour quelque autre.

2° Les abréviations.

3» L'ignorance des copistes.

4'Cerlaiues méprises ordinaires aux copistes.

5° L'identité ou la proximi é du sondo deux mots différents.

6* L'usage de n'employer aucune sorte do ponctuation.

rlane, ton». X Aug., plein d- mauvaise humear contre, les rescriixde l'emi-erenr Hnnirius au sujet n>s ptl.ii.inn-». emploie dms un endroit la même expression Piix imifirbitipu UMpQ*U hnpkulUi ce qw'fl exprime uil eurs |i*r tri termes : Cw reiiqiosi p inci >i$ lempura , per\ei'<iiiontan immetale maculatlnf Omis sont Cyerien. p g. 28*. ligna 7, do réunion i l'O x f«rd (£/"'*' lit. Pâlot IV I, >m roior impininema nllari ; et dans S. Lé»n, impiaVo e, vnu II. pag, ls3,de l'ttiliupda P Qursnel [Pairoi, I V),

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