II. m (oui. IV, pag. 895 D: Sed caro carnem riiifbat
ik» Aug. tom. IX, pag. 318 D: «Sic re- « spondcal quisquain houiinum, sic respon- «dral, nisi qui vrrilati advcrsatur, contra «quam non invcoit quid rcspondeatur? »
Les copistes n'ont rien entendu à la leçon des manuscrits : Sir. respondeat quis quis nam hominum sic respondeat, nisi, etc. Il fallait la ponctuer et l'écrire de cette sorte : Sic respondeat quis? Quisnam hominum sic respondeat, nisi, etc. Confer tom. X, pag. 690 E. Sic inlcllignt quis, nisi, etc. Ibid. pag. 1111 E: Sic sapiant qui, nisi hœrelici Pelagianif
15° Le texte que je rais transcrire prêtera, par snn rétablissement, de la lumière à celui qui précède, ei il en recevra à son tour, il se trouve dans le traité 33, num. 8, in Joan. Kvang. tom. III. h p., pag. 533 D:«5pe- « r>mdo decipitur , qui decipitur, qui dicit, ■ Bonus est Deus, misericors est Deus, faciam «tjtiod mihi plac' t. quod iibcl, etc.»
Il fallait ponclnër : Sperando decipitur, qui? Decipitur, qui dicit. Bonus est.
16* Aug. tom. X, .pas. 836 F: «Ellamcn «uniim horiim leneo. foi quoque a me salis « evidenler expressum, quod non sit ista na- « lora inslituli hominis, sed pœna damnati. »
Pouclucz : « Kl tamen unum horum teneo, « ibi quoque a me sa'.is evidenler expressum :
• quod non sit ista natura. »
17* Aug. tom. X, pag. 1375 B : « Amor, «inqoit, peccatorum diffidere vos suadet de
* futuris putatur non esse iudicjum, ul majore peccetor audacia. » Il faut ponctuer: « Amor, inqoit. peccatorum diffidere vos sua- « (tel de futuris : putatur non esse judicium, « ut. »
18* Aug. tom. X, pag. 1026 B : «Nihil di- «cis, et tamen dieis; et dicis, quoniam re- «clum non potes invenirc quod dicas. »
Pouctucz : «Nihil dicis, et tamen dicis et dicis; quoniam...»
19' Hieron. in Mallh. cap. xi, Ibm. IV, pag. 42 : «Cur divilias cupiat ut affluât da- « pi bus? Locuslis vescitur et melle sitvestri.» Concluez : «Cur divilias cupiat? Ul affluât «dapibus? I.ocustis vescitur et melle silvea- « tri. »
20* Hieron. in Ezcchiclis cap. xxiu. lom.
III, pag. 8>i : « Unde et Jéroboam, qui scidit *i eas (tribus), adomo David fuisse legimus. » Cette ponctuation forme un contre-sens : Il faut : « Unde et Jéroboam, qui scidit eas a '« domo David, fuisse legimus. »
21" Hieron. tom. 111, pag. 181V, initio : « El quomodo legi Evangelium, sic rursuni a Evangelio ea qwe non sunt futura succe - « dent. » On voit par la leçon rapportée au has do la page que les copistes ont trouvé ici de la difficulté. L'éditeur aurait pu la faire disparaître en ponctuant : Sic rursum Evangelio ea quee non~sunt, futura succèdent.
22* Epist. 3 Pasch. Theophili Alexandr. in fine, tom. IV u p. Hieron., pag. 726 , lin. ultima : « Et hoc nossc debetis : pro defun- « ctis episcopis in locis singulorum consti-
VIATIQUE CHRETIENNE. itflO
« tutis. In urbe Nichiom pro Heopemlo, « Theodosium : in Terenuthide Arsinlhium: « -in oppido Géras Pcrotum : in, etc. *
Il est visible que le défaut dans la ponctualion a occasionné la leçon , consti tutis, et qu'il faut mettre constitutos, suivi d'une virgule ou de deuv points.
23* Dans la Vie de saint Honorât, cap. k , num. 21, lom. 1 Léon., pag. 762 edil. Quesnrlliana) : « Et vfere quantum fides sua suppeditabat dispensare sua, tantum manu non occurrit. » Ponctuez : « Et yere quantum fides sua suppedilabat , dispensare sua tantum manu non oeewrit. ( « Il ne pouvait suffire à distribuer par ses propres mains tous les fonds que sa foi lui procurait. » )
2V* Aug. in Joao.*Evang. tract. 38, num. 6, tom. 111, u p., pag. 557 D : « Tota ergo « infelicîtas Judssorum ipsa erat, nonpecca- « tum habere, sed in peccalis mori. » Il fallait ponctuer, ipsa erat, non, peccatum habere.
C'est sans doute le vice de la ponctuation qui a fait traduire dans le Bréviaire de Paris, troisième leçon du lundi de la seconde semaine de carême : Lt malheur des Juifs consistait, non à n'avoir point de péché, mais à mourir dans leurs péchés. Ce n esi pas un malheur de n'avoir point de péché ; et il fallait traduire , non à n'être pas sans péché, mais...
25* Aug. in psalm. lxii, num. 7, lom. IV, pag. 607 D : « Quando audimus vocem ipsius, « cl ex capile debemus audire , et ex cor- « pore : quia quidquid passus est in illo, et « nos passi sumus : quia et nos quod pati- • mur in nobis, et ipse patitor. >
Ponctuez : a Quia quidquid passus est , in « illo et nos passi sumos : quia et nos quod « patimur, in nobis et ipse patitur. »
26* Ibid. in psalm. en, 12, pag. 1126 B : « Non undecumque pussunt siniilitudines « duci ad perfectum, possunt collineari ipsœ « res rebus ad quas adhiboulur. »
Ponctuez : • Non, undecumque possunt « simililudines duci, ad perfectum possunt « collineari ipsa) res rebus....» («Les objets dont on peut tirer des comparaisons ne sauraient convenir dans tous leurs points aux choses mêmes pour lesquelles on les fait servir de comparaison. »)
27* Lactantii Enitom, cap. 35, t. Il, pag. 25, nova) edil. : « Quod si el phjsica superva- « cuaest, el hreclogica; in clhica vero que « sola necessaria est, philosophi errarcruni, a qui summum bonum nullo modo invenirc a poluerunt. Inanis igitur et inutilis omnis « philosopbia reperitur, qu» nec, etc. »
Un peu d'attention suffit pour faire voir qu'il fallait ponctuer : Potuerunt; Inanis iyitur, etc.
28° Appcnd. lom. Il Ambr., pag. 66. B. « Ul ea qu» ante legem malc gesta sunt, per « iltecebram cupidinis probarentur esse pec- « cata, data csi lex, etc. » Pour taire disparaître le sens faux que cela présente, transposez la virgule de celte sorte : « Ut ea qua « ante legcm maie gcsla sunt per illccc-
ELEMENTS DE CRITIQUE
« bram capidinis, probarenturcssc peccala, « dala csl les, etc. »
29° Ibid., pag. 123 E, la ponctuation n'est pas moins fautive : « Quando enim non ver- « borum slrepilu neque humana sapientia « nitebaiur inttlligi ; dtbuit sacramentum « Chrisli dispensare. » 11 faut ponctuer : « Quando enim non verborum slrepilu, ne- « que humana sapientia nitebaiur, intelligi « debuit, etc. » ( « En voyant que saint Paul ue s'appuyait ni sur l'éloquence ni sur la sagesse humaine, on devait comprendre qu'il était le dispensateur du mystère de Jésus- Christ. » )
30° Aug. in psal. cxxiu, nom. 9, loin. IV, pag. U08 C : « Quod adquisisti aurum vo- « catur, quod perdidisli Odes vocalur : com- « para fidem anro : si venalis esset in nun- « dinis Odes, haberet pretium. »
M. Dubois traduit d'une manière confirmative : Si la foi était une chose gue Von pût vendre au marché comme les autres choses, on y pourrait mettre le prix. Mais il suffit, ce semble, d'avertir qu'il faudrait un point d'interrogation après pretium, pour en faire sentir la nécessité [pourrait-on y mettre un prix î). Et si l'on avait là-dessus quoique doute, il serait aisé de le dissiper par les textes suivants. Saint Augustin dit dans ce même tome, pag. 223 B : Si fidtm invenires venalem, quantum pro itla dares î Et tom. V, pag. 178 U : « Quomolo laudat eliam avarus « domious servum fidelcm ? Nibil illo dicit « esse pretiosius : immo eum ouinino pretium « non habere testatur.
Cassiodorc parle de même, in psal. cxx.iv, 25: a Magno pretio redempti eslis. Hoc enim « fuit preiium, quod pretium non haberet. »
Là même expression se trouve dans l'auteur du traité Advenus quinque hareset , Append. tom. YUl Aug., pag. 10 G.
Au reste, en lisant haberet pretium , avec le ton conOrmatif, rien ne serait, ce semble, plus froid que cette pensée, pour ne pas dire qu'elle manquerait même de justesse.
31* Operis Imperf. Uum. 53, tom. X Aug. p. 1164 D : « Nihil ergo me pudet in Domino « meo, in quas propter sululem meam venit : « teneo verilatem membrorum, ut exempli « ejus soliditatem arcemque suscipiam. »
On rendra cet endroit «t latin et intelligible en ponctuant : « Nihil ergo me pudet « in Domino meo : in quœ propter sululem « meam venit , leneo verilatem membro- « rum, etc. »
(Teneo verilatem membrorum, in quœ...
venit.)
32* Aug. epist. 230, alias 175, tom. II, pag. 863 F : « Ulquid dicerem, quod quem- « admodum velles me disisse narrares, et « ego non haberem unde ostenderem quid c vel quemadmodum dixerim. »
Un point d'interrogation après dixerim suffit pour rétablir cet endroit en effaçant l'accent du monosyllabe quod, qui est là un pronom relatif. M. Dubois supprime quod, trompé, soit par l'accent qu'on trouve sur ce mot, soit par le vice de la ponctuation ; cl il a été suivi par L'ancien possesseur de
mon exemplaire, qui a fait disparaître ce mot par une ralure.
33* Ambr. in psal. cxvm, 18, tom. I, pag. 1002C :« Quis poterat intclligere, si non « haberet î Quis offerre, verbi gratia, arielem, . « quia non solvebalur ejus peccalum ? »
Pour rendre cela intelligible et avoir la pensée de saint Ambroise, il fallait ponctuer : « Quis poterat inlelligere, «inon haberet quis « offerre verbi gratia arietem, quia non *ol- « vebatur ejus peccatum ? » ( « Comment comprendre qu'un homme qui n'avait par exemple point de bélier à offrir, n'obtenait pas à cause de cela la rémission de son péché ?» )
34* Ambr. in Luc. lib. X, num. 38, tom. I, pag. 1512 A : « Qoœ opnrtct fieri, donec « Ërclebiœ in omnibus virlutum, in singtdis
• pleniludo cumulelur. »
Ponctuez : < Donec Ecclcsios in omnibus , virtutum in singulis pleniludo cumule- Uir. »
35* Ibid. de Tobia, cap. 12, p. C0V C. Echidna { vipera femina } tamen fecunda pœnis viscera trahens , partu suo rumpilur. Et morte materna docel sobolcm non esse degenerem in matrem. Igitur incipiunl
* esse serpentes, illam morsibus suis sein- « dunt. » II fallait mettre un point après degenerem, et supprimer le monosyllabe, in, qui a été ajouté soit en conséquence du vice de la ponctuation, soit parce que rien n'était plus ordinaire aux copistes que d'ajouter ou de supprimer celte syllabe après la lettre m, dont elle ne se distinguait aucunement : et l'addition en a été d'autant plus facile ici, qu'il s'y trouvait deux m de suite. Une ponctuation régulière ra rendre à ce texte si embrouillé et inintelligible, sa beauté et sa clarté primitives : « Echidna tamen fccund i « pœnis viscera trahens, partu suo rumpitur; « et morte materna docel sobolem non essu « degenerem. Matrem igitur incipiunl esse < serpentes : illam morsibus suis scindunt. »
Il pourrait bien aussi élrc arrivé que le mot esse, non compris par les copistes, eût contribué pour sa part a l'altération de cet endroit. Il à ici la signification du verbe edere.
36*. Lactanlii Divin, instil. lib. II, cap. 1, tom/ I, pag. 115 novœ edit. : « Est aulem « pravissimum, eu m ratio corporis recta sit, « quod est temporale, ipsum vero animom, « qui sit œlcrnus, humilem fieri ; cum figura « cl status nihil aliud significent, ni si men- « lem hominis eo spectare oporlere, quo a vultum et animum tam rectum ef se debere, « quam corpus, ut id , cui dominari débet , « imiletur. » Ce texte est inintelligible, et il m'a longtemps arrêté, parce que je ne m'étais pns avisé d en suspecter la ponctuation. Il fallait un point avec virgule après vultum: et voici d'ailleurs comment il faudrait, ce mo semble, le ponctuer dans sa totalité pour lo rendre cl plus net et plus clair : « Est autent « pravissimum, cum ratio corporis recta sil « quod est temporale, ipsum vero animum « qui sit œternus, humilem fieri : cum figura « et slalus nihil aliud significent, nisi men-
1 103 DICTIONNAIRE HE DIPU
« tem homints eo spcctarc oporlcre, qno •• vullum; et auimom tam nx'nm esse df- « bcre quam corpus, ut id, cui dominari de- « bel, imitelur. »