CONCLUSION
J'ai lâché de remplir, dans les deux parties de l'ouvrage qu'on vient de lire, les engagements qui étaient une suite du ti:re que l'ai mis en (éle. C'est au public à décider si j'en suis venu à bout, c'est-à-dire, si le recueil que je présente des différentes causes d'altération des textes latins ne contient pas les principes qui doivent servir de fondement à toute opération de critique; si, en f.iisant usage de ces principes, une personne qui possède parfaitement la langue, soit dans elle-même, soit dans ses idiomes, n'est pas en état, généralement parlant, de lever une grande partie des difficultés qui peuvent l'arrêter dans ses lectures; si, dans un trèsgrand nombre d'occasions, le travail de rétablir des textes corrompus ne deviendrait pas une opération en quelque sorte mécanique, pour quiconque ayant bien présentes a l'esprit les différentes sources des mépri-
ses où tombaient les copistes, aurait d'ailleurs assez de sagacité pour apercevoir ces méprises , assez de patience pour en chercher les remèdes spécifiques, cl assez de dextérité pour les appliquer à propos ; si , enfin, pour parvenir a son but, la critique n'a pas ses éléments propres, comme les autres sciences ont les leurs : el si, quoiqu'a travers de plus de difficultés cl de peines, ces principes ne In conduisent pas aussi infailliblement à la fin qu'elle, se propose.
Je suis infiniment éloigné, en parlant de la sorte, de penser qu'avec l'aide seule de ces Eléments on puisse venir à bout de rétablir tous les textes sons exception, qui ont été altérés par les copistes. Quelque loin qu'o» puisse pousser les découvertes en ce genre, il restera toujours, selon ioutc apparence, desendroits si obscurs, si so nbres et si hérissés de difficultés, qu'un ne pourra peut-être-
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