‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 69 sur 455 · CHAPITRE. ( Voy. Chanoine · texte numérisé non relu

CHAPITRE. ( Voy. Chanoine

CHAPITRES DES EVANGILES. La divivion des Evangiles en chapitres ou copUulet

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rsl un moyen do reconnaître l'âge d'un manuscrit. Les bénédictins ont fait a ce sujet de< observations que je crois devoir rapporter. «'Au commencement du Jv mcc e, «lisent-ils, les Evangiles avaient leurs divisions et subdivisions; mais leurs chapitres ne s'ac contaient pas toujours avec les nôtres. Rien de plus célèbre en ce genre que le canon d Eusèbe. Les EpU:es «le saint Paul fur. ut ans i divisées en chapitres sur la fin du même siècle. Ce fait est constaté dans la prélace d'Eutii.ilius, rapportée par M. Z'iccn* gui. Alors on appelait hs premiers, ch ipt- Ires, ou capitules majeurs, cl les se< o::ds mineurs. Ceux-ci n'étaient quelquefois p is plus longs que nos versets ; quelquefois ils en valaient sept ou huit. Aussi «es petites «luisions ne s'elendent-clles en saint Matthieu qu'à Util ; mais quoique le nombre d<« grands chapitres y soit te même que celui des nôtres, icur distribution est plus d'une fois différente. L s « h ipilrcs des autres évangéiisies ne s'accordent pas avec les nôtres, même quant au nombre. Les anciens ne pouvaient manquer d'en a> oir moins, puisqu'ils les fus aient plus grands. Au rapport «l'Eusèbe de Cesarée, Origène distingua les livres sacres par membres ou p !r vetse's. Av nl lui les livres poétiques Pelaient déjà. Ci M mêiue ainsi qu'on écrivait les orateurs profanes; au moins saint Jérôme nous le d.til de Démoslhènes et de Cuéron. Mais jus- «|u'au temps des divisions modernes, si l'on ou exeep'e 1 s Evangiles, le nombre des caj;i:u!es, litres ou bref* de chacun des livres sacré- et même des versets, n'eut rien de lixe. Presque ch.'tjut* « t»pi>le les diminuait < u les augmentait a son gré. Ce qu'on | eut a\ ailier de plus certain relativement à notre objet, c'est «jue plus les manuscrits sont anciens, plus le nombre des versets s'y trouve multiplié. Ceux qui ne se bornent pas à diviser les périodes par membres, mais qui les partagent encore en sous-membres, remontent à l'antiquité la plus reculée. La totalité des capitules s'appelait capilulatio, breviarium. » Il résulte de ce passage que l'âge des Bibles manuscrites peut être fixé, jusqu'à un certain point, par la nature de leurs divisions. La slichomélrie de saint Jérôme ne peut guère avoir éié répandue avant le commencement du v* siècle, el, suivant les Bénédictins, elle a cessé d'être employée dans l'Ancien Testament au commencement du treizième. Alors s'établit la divi>iou qui subsiste encore aujourd'hui, cl que les uns attribuent à Etienne Langthon, les autres à Jacquet Hugues.

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