ABR
I usage, on n'y voit guère que la ligne droite, ou courbée en forme d's couchée * , ou d'accent circonflexe grec, pour tenir lieu de l'M, ou de I N. Le point a été employé aussi dès la plus haute nntiquité comme signe d'abréviation* ainsi dans le Virgile d'Aspcr on trouve Q pour que; quelquefois les points sont placés avant et après la lettre, comme dans le mot est, qui est ainsi abrégé dans la première Bible de Charles le Chauve : .e.
En thèse générale, dit M. de Wailly, on peut regarder comme très-ancien un manuscrit qui ne renferme que les abréviations suivanles :
dmf pour Dominos.
don pour Dominum (1).
df pour Deus.
fpf pour S[>iritus.
(tf pour Sanclus.
IHS XPS pour Jésus Christus.
b. ou b; pour bus.
q. ou q; pour que.
.e. ou x pour est.
5 pour enim.
«Les abréviations devinrent moitis rares un peu après le vr* siècle, disent les Bénédictins : les modèles du vit* siècle, publiés par D. AJabillon en offrent un bon nombre. Aux vnr et ix* il y en a davantage; et dans le dernier , outre les anciennes abréviations , on en rencontre de nouvelles ,
comme qmo, direr, pour quomodo ,di Ter tint. Dans l'écriture capitale des Heures de Charles le Chauve, une petite $ sert de signe d'abréviation, et dans l'onciale, le 9 est mis pour us... Le x* siècle enchérit sur les précédents pour les abréviations, à en juger par le Sainl-Hilaire des PP. capucins de Tours, et plusieurs autres manuscrits du même siècle. Au suivant il n'y a point de lignes dans les manuscrits et les chartes où il n'y en ait plusieurs. On y voit souvent deux points à côté des mots abrégés , et toujours lorsqu'ils ne sont que d'une lettre. Les noms propres n'y sont écrits que par leur initiale. Nous avons compté six et dix abréviations par ligne dans un manuscrit de Saint-Martin de Ponloise, écrit au xir siècle. Les actes originaux du concile de La Iran , tenu sous Alexandre 111 l'an 1179, étaient farcis d'un si grand nombre d'abréviations insolites, que celui qui les a transcrites déclare qu'il était plus facile d'en deviner la signification que de les lire... Au xm* siècle et dans les deux suivants l'écriture est pleine d'abrégés qui rendent la lecture des manuscrits très-di (licite (2). »
Abréviations dans les chartes.
Si l'on trouve peu d'abréviations dans les manuscrits du v* siècle rl du vi\ il n'en est p is»lc même du petit nombre de diplômes qui remontent à ces temps reculés. Les Bénédictins ont publié des fragments des chartes rte Revenue qui son} remplis de mots abrégés, et, connue on suivait sans doute dans
( I ) Hn< pour DoinintK, H [ïîîin ou DiTum pour Dominum, ne sunt pjs d uu« éfejL' auUtjuilé.