‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 78 sur 455 · CI 3 OU GO X X · texte numérisé non relu

CI 3 OU GO X X

(5 . 00:) + 1,000 = 6, or: 0)

- a.oo») 8,000

Sui v-au Ttuilctle Diptomut , l. III, p '.'Ai. KiÀ'untlt itt palwgruphu, par M. fie W^illy, t. I,

2 tv00 :s[00) 4.000 o. 00 t .000

cecrm (--1,000 j- 10,000 = 9,000) 0.000

rem 10,000

cernés MO. 000 L ' ,000 — 1 1 ,(00) 11.000

<:cmr.cm( 10,000+ 10 000-20/00) 20,000

CCI33 CCI33 CCID3 ' 1\000+ 1 0,000

-+iO.O'!0 = 30.000) 30,000 CCI33 I 333 (—10,000 + 50,000

= »0.000) frO.OOO

1333 cci33(: o.oao l îo.ooo =eo,ooo) 00,000

1333 CCI33 cem ^50.000+ 10,000 + 10,000-70,0 0} 70,000

1333 CCI33CCT33 CCI33 (50.0004- 10,000

+ 10/0) -i- 10,000-80/01) 80,000 CCI-jD CCCI333 (—10,000 + 100,000

CCCI333 100.OT0 13333 50)000 CCCCJ3333 1,000,000

Les écrivains ont souvent commis des erreurs graves dans la transcription de ces chiffres. Ainsi on a pris quelquefois le signo Ci3 pour CL3, parce que les deux demi-cercles étant souvent moins élevés que le Irait qui Ic9 sépare, on a regardé celte ligne verticale pour un L. Pour éviier d'autres erreurs, nous rappellerons que, dans un nombre formé de plusieurs I, le premier dépasse sou vent les a utres. Ainsi on écrivait h. In, lin. Quelquefois on prolongeait à la fois le premier et le dernier I, comme dans lui quartum-vir; Imil, sexlumvir ; etc. Pour ne pas confondre ces I allongés avec des I, il faut examiner surtout le bas de ces deux lettres; la première est presque toujours formée par un trait droit, tandis que la seconde présente à son extrémité inférieure une courbure assez prononcée. Lorsque le nombre cinq est exprimé par uo u dont le second jambage se prolonge au dessous de la ligne, ce caractère présente l'aspect d'un V et d'un 1 réunis. Un manuscrit palimpseste des lois des. Visigoths présente celte singularité de compter nin*i deux cent quatre-vingt-dix : cclxl au lieu de eexe; un manuscrit de S lint Germaiu-des-Prés, n* 9.50, contenant les canons du concile de Carlhage, est ainsi paginé depuis le n' 8J : lxl 00, lxli 91, lxlii 92, etc.

Les Bénédictins signalent quelques autres erreurs qui se rattachent à la lecture des chiffres romains : « Une lettre originale, qui «est dans les archives de la cathédrale de « Clerniont, porte cette date : Facta carta ipso « annu 111. X. régnante Henrico rege Francoa rum. Ou a fait sigjiifier à ces chiffres ro- / « mains trois fois dix, et eu conséquence on « a rapporté celte date à l'année MXXX do « Jésus-Christ, au lieu de la rapporter à la « XIII* année du règne de H nri I". Et, pour a qu'il n'y manquât rien, dit Battue, on a « ajouté le millième qui n'est pas dans l'ori- « ginal. C e*l ainsi que par de semblables « bévues une multitude de chartes sont dé- « elarees fautives dans leurs dates. Commn •» les deux jambages du V se rapprochent et « se confondent souvent avec le nombre i|,

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quatorze. On sait que 1rs éditions du x\y siècle négligeaient souvent les centaines.

Les chiffres romains d'Espagne offrent quelques exceptions qu'il est bon de signaler. (Voyez fac-similé 2). La lettre X, augmentée d'un trait courbe qui se prolonge à l'extrémité supérieure de droite, exprime le nombre quarante; l'emploi de ce signe est très-fréquenl. Outre emploi de PX poursignifier «li v , on trouve encore le T frrec pour le menuusage. Le nombre mille est désigné , nonseulement par PI surmonté d'un trait, mais encore par des signes semblables au T. Enfin, indépendamment du T et de l'I surmonté d'un trait , de PM qui affecte en général la forme onciale, on trouve le nombre mille exprimé par une figure semblable àPYgrcc.

Les nombres ordinaux d'Kspagne doivent aussi donner lieu à une observation particulière, e'i'si que les voyelles o et <?, qui indiquent à l'ablatif li s désinences du masculin et du féminin, étaient souvent placées à la suile de la lettre numérale cl représentées comme elles sous la forme majuscule : ainsi on trouve xo, xa, t», la, etc., pour decimo, décima y quinquugesimn , quinquagesima, etc. Eu France, au contraire, ces voycllcs<étnient plus petites et placées au-dessus des chiffres ; et l'usage de combiner les désinences de* nombres avec les chiffres romains remonte au moins au w siècle , selon M. de Waiily. Ces désinences étaient souvent exprimées par deux lettres : ainsi on trouve ecc •"*>, viiuuo, etc., pour trecentissimo, nono, etc. Le mot quinque s'écrivait souvent v.

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