COP
pourvue de tonte marque de sceau, est souscrite de différentes mains, soit par des croix, soit par les noms même des signataires réellement apposés au bas. Mais la différence entre Icscopieselles originaux devient plus d fficile à établir depuis KO jusqu'à IloO environ, parce qu'alors l'usagedcs signatures réelles et des sceaux cessequelquefois et qu'on ne trouve nulle trace de ces moyens d'authenticité. Il est donc plus facile alors de discerner qu'une nièce est originale lorsque le sceau mauqun (n'étant pas annoncé), mais à l'aide de souscriptions réelles, qu'il ne l'est de prononcer que c'est une copie, quoique la pièce soit destituée de souscriptions vraies ou faites par le notaire.
Lorsqu'une pièce bien conservée annonce le sceau dont elle a dû être scellée et qu'on n'y en trouve aucune trace, il est évident qu'elle n'est qu'une copie, quand même elle paraîtrait signée dans toutes les formes. S'il s'agit de choses importantes, dans une charte antérieure au x* siècle ou postérieure au milieu du xi% et que les signatures n'y soient qu'apparentes ou y manquent tout à fait , ou bien s'il n'y a pas trace ni mention de sceau : la pièce doit passer pour une copie, ou, co qui est assez rare, pour un projet dediplome, à moins qu'on y dislingue une aitncbe faite avec des lacs noués. Mais s'il n'est question que de donations peu considérables, jusqu'au xur siècle environ, il ne faut pas exiger à la rigueur, dans les originaux, des sceaux ou des signatures, principalement eu Normandie. {Voy. Originaux).
Les plus anciennes copies que l'on connaisse furent écrites par des notaires. Hélait aussi d'usage que la même main qui dressait l'original tr.mscrivtl les copies. Et, à l'exception de l'empreinte de l'anneau royal que ces anciens copistes n'imitaient jamais, et des différentes écritures de chaque souscripteur dont ils ne représentaient qUe \PS croix, les noms et les qualités sans en imiter la forme, tout le reste d'une charte était parfaitement conforme à l'original. El même avant le milieu du xr siècle, les notaires se dispensaient d'énoncer, dans les pièces qu'ils transcrivaient, que ce n'étaient que des copies.
Les précautions que la chicane inventa dans les temps postérieurs, étaient alors inconnues. Ces copies étaient produites eu justice et l'on avait coutume de s'en contenter, hors les cas extraordinaires où la représentation de l'original était iudispensable.
On doit se rappeler aussi que l'on peut rencontrer beaucoup plus souvent des fautes dans les copies que dans les originaux, bien que ces derniers n'eu soient pas toujours exempts.
La première espèce de copies, étant com-
[>osée de celles qui sont revêtues de toutes es marques employées aux différents siècles pour caractériser celle nature de pièces, no présentera aucun obstacle; il est donc inutile de s'y arrêter, non plus qu'aux copies plus récentes que les originaux.